Ils ont dit…

«Seule la prière approche de cette concision et de cette pureté qui fondent la vérité de l’écriture. Écrire, c’est comme une prière, aller à l’ essentiel.»
– Elie Wiesel

«My books are water; those of the great geniuses are wine. Everybody drinks water.»
– Mark Twain

«J’ai accompli de délicieux voyages, embarqués sur un mot.»
– Balzac

«Je travaille beaucoup chacune de mes phrases. Après, avec les phrases, je travaille le paragraphe, puis, avec les paragraphes, je travaille la page, puis je travaille le chapitre tout entier; tous ces efforts visent à dire le maximum de choses dans une quantité minimale de mots et d’images.»
– Ryszard Kapuscinski

«Le journaliste est stimulé par l’échéance: il écrit plus mal quand il a le temps.»
– Karl Kraus

«Qui ne sut se borner ne sut jamais écrire»
– Nicolas Boileau

«Le lecteur se tue a abréger ce que l’auteur se tue à allonger»
– Montesquieu

In France, a new magazine uses toilets to look at the world

IN 2014, AUDE LALO STARTED A BLOG ABOUT TOILETS. She called it Les Pisseuses (French slang that literally means “pissers,” but is used in a variety of contexts). She used the blog, initially, to review public restrooms in her native France. A Lyon bakery’s—“Welcome to Versailles!”—was among the good ones. A municipal toilet near Vannes train station—“What’s this on the dirty floor? Please don’t tell me it’s a used condom”—was among the worst.

If the blog was initially tongue in cheek, Lalo soon saw the more serious side of the toilet beat. “I quickly came to understand that there were really crucial social challenges that you could find around toilets,” she says (CJR translated its interview with Lalo). Lalo realized that restrooms, and the act of going to them, could be a prism through which to address topics from health and sanitation to ecology, urbanism, and the social relations between different groups—in Swiss stations, for example, women have to pay a third more than men to use equivalent public facilities.

(Pour lire la suite: https://www.cjr.org/analysis/in-france-a-new-magazine-uses-toilets-to-look-at-the-world.php)

Médias: forte hausse de la présence des relations publiques dans les articles

Les résultats publiés dans la revue «Communiquer» ont montré que le 20 octobre 2016, 76,4% des articles contenaient «des éléments issus des relations publiques», alors que ce chiffre était de 66,1% le second jour d’analyse. À titre comparatif, cette statistique était de 47,2% en 1988.
Photo: Borislav Bajkic Getty images

Une étude menée dans six quotidiens québécois montre que jusqu’à trois quarts des nouvelles faites maison contiennent des informations fournies par des relationnistes de presse. C’est une hausse importante par rapport à un exercice similaire effectué 28 ans plus tôt alors que moins de 50 % des articles comptaient un apport des relations publiques.

L’étude menée en 2016 par la professeure à l’école des médias de l’UQAM Chantal Francoeur s’inspire d’un travail similaire fait par Gaëtan Tremblay en 1988, ce qui permet de comparer certaines données.

Mme Francoeur a utilisé les articles de six quotidiens — les mêmes que M. Tremblay —, soit La PresseLe DevoirLe NouvellisteLe QuotidienLe Soleil et Le Journal de Montréal. La professeure et une équipe de huit étudiants ont scruté les papiers signés par les journalistes maison des quotidiens lors de deux éditions, les 20 octobre et 1er novembre 2016. Les textes de certains secteurs, d’emblée plus propices aux liens avec les relationnistes de presse — comme les entrevues artistiques, les sports, le tourisme et le voyage —, ont été exclus de l’analyse.

Les résultats publiés dans la revue Communiquer ont montré que le 20 octobre 2016, 76,4 % des articles contenaient « des éléments issus des relations publiques », alors que ce chiffre était de 66,1 % le second jour d’analyse. À titre comparatif, cette statistique était de 47,2 % en 1988.

« Par chance, les mêmes salles de nouvelles existaient, et quand on a procédé à notre étude, La Presse était toujours imprimée sur papier. Il y avait beaucoup de similarités », estime Mme Francoeur. Du même souffle, elle ajoute que plusieurs choses ont aussi changé, comme le Web, les réseaux sociaux et les chaînes d’informations en continu, et que l’étude en a tenu compte dans son analyse.

(Pour lire la suite: https://www.ledevoir.com/culture/medias/545158/medias-forte-hausse-de-la-presence-des-relations-publiques-dans-les-articles)

Anatomie des fausses nouvelles dans le cyberespace

S’interroger sur la source, se questionner sur sa crédibilité, décrypter une image ou une vidéo sont des questions qui se posent avec acuité pour ceux nés avec les outils numériques.
Photo: Andre Penner Associated Press

C’est une vieille interrogation épistémologique : qu’est-ce qu’un fait ? La question est d’autant plus d’actualité que l’écosystème communicationnel vit à l’heure de « faits alternatifs », de « post-vérités », bref, de « bons vieux mensonges ».

Directeur d’un laboratoire qui analyse la complexité des données et des algorithmes à l’Université Ca’Foscari de Venise, Walter Quattrociocchi étudie la viralité de la « mésinformation » (il préfère ce mot à celui de « fausse information ») dans le cyberespace. Pour lui, il n’y a jamais eu une « ère de la vérité ». « La diffusion de fausses informations a toujours existé, mais à l’heure du numérique, nous y faisons face tous les jours. »

« Au coeur du problème de la mésinformation se trouve le biais de confirmation — nous avons tendance à privilégier les informations qui confirment notre vision du monde et à ignorer celles qui les contredisent —, d’où la polarisation, écrit-il. Des études récentes en sciences sociales computationnelles indiquent que les internautes ont tendance à sélectionner l’information par le biais de confirmation et se joignent aux chambres d’écho virtuelles, ce qui renforce et polarise leurs croyances. »

Le biais de confirmation, rappelons-le, est l’un des plus connus des sciences cognitives. C’est le Britannique Peter Cathcart Wason (1924-2003) qui fut l’un des premiers à explorer ce biais affectant nos croyances et nos opinions.

(Pour lire la suite: https://www.ledevoir.com/opinion/idees/545373/anatomie-des-fausses-nouvelles-dans-le-cyberespace)