De nombreux militants pour la cause animale se sont réunis mercredi devant les bureaux de l’OSPCA à Pleasantville en Ontario pour manifester contre l’euthanasie de 350 chiens et chats atteints de la teigne.
Par Arthur Chouinard
Les quelque 50 manifestants entassés sur la colline faisant face à l’OSPCA (Société pour la prévention de la cruauté animale de l’Ontario) ont tenté de faire valoir leur opinion en brandissant des croix et des pancartes et en scandant « honte à vous » et « vous êtes des meurtriers », aux membres du personnel du centre animalier.
« Tuer la plupart des animaux n’est pas correct, explique la militante Lynn McCue. S’ils avaient contenu l’épidémie correctement, nous n’en serions pas là ». Tout comme les autres militants présents sur place, Lynn manifeste afin d’obtenir des réponses à ses questions de la part des représentants de l’OSPCA. « Nous devons en parler, nous devons exprimer notre colère », ajoute Kristine Rieder, une dresseuse de chiens présente sur place.
Une maladie très contagieuse
La manifestation fait suite à la décision de l’OSPCA d’euthanasier 350 animaux en tout genre afin de tenter de stopper la propagation d’une épidémie de teigne qui frappe le centre et qui aurait déjà contaminé six employés.
La teigne est une maladie extrêmement contagieuse qui cause des lésions douloureuses de la peau. Un traitement efficace peut permettre aux animaux à poil long de se remettre de la maladie en trois à huit semaines. « De nombreuses personnes se seraient montrées prêtes à recueillir un animal chez eux et à s’occuper de ses traitements pour aussi longtemps que ça prend », explique Lynn McCue en réponse à la décision d’euthanasier les animaux.
Réponse de l’OSPCA
La PDG de l’OSPCA, Kate Macdonald, affirme que la situation est due à une erreur humaine et que les protocoles de sécurité n’ont pas été suivis. De son côté, Denise Stephenson, une employée licenciée suite à la propagation de la maladie, affirme que toutes les procédures ont été suivies en adéquation avec les recommandations des vétérinaires et que le personnel a travaillé très fort pour contenir la propagation.
Dans un communiqué paru lundi soir, Bob Hambley, le président du Toronto Humane Society, un organisme caritatif qui vient en aide aux animaux, a appelé à la démission de Macdonald, estimant qu’elle choisissait la solution de la facilité, plutôt que de tenter de sauver la vie des animaux.