Euthanasie de masse à la SPCA de l’Ontario


La SPCA de l’Ontario a annoncé euthanasier les 350 animaux de l’organisme à la suite d’une éclosion de teigne mardi à Pleasantville. Une cinquantaine de personnes se sont rendues sur les lieux pour manifester leur mécontentement.


Des peluches d’animaux, des croix et des couronnes de fleurs sur le sol accompagnaient des cris de protestation. « Ce n’est pas correct de faire ça », lance Lynn McCue, une manifestante ayant déjà eu recours aux services de l’Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals (OSPCA).


Des policiers et des gardes de sécurité ont été déployés pour contenir les manifestants émotifs. « S’ils avaient gérés l’éclosion de teigne correctement, nous ne serions pas ici en ce moment », continue Lynn McCue. Comme plusieurs, elle critique la façon dont l’organisme a pris en charge le problème dès le départ.


En guise de défense, la directrice générale (DG) de l’OSPCA, Catherine MacDonald a annoncé que « les procédures et les protocoles suggérés par les vétérinaires et la direction avaient été implantés ». Elle a avoué plus tard que « ces protocoles n’avaient finalement pas été suivis dû à une erreur humaine ».


Des faux espoirs


Après avoir annoncé hier placer vingt chiens en quarantaine pour les tester, l’organisme a finalement déclaré que « la totalité des animaux seraient euthanasiés ».

« Cela contredit tout ce qu’ils ont dit hier », déplore Kristine Rieder, une entraîneuse locale de chien. Elle ne comprend pas pourquoi plus de vétérinaires de la région ne sont pas au courant de la situation.


Selon elle, la raison de cette euthanasie de masse est financière. Un sentiment partagé par le président de Toronto Humane Society, un autre organisme œuvrant pour le droit des animaux, Bob Hambley. « La OSPCA a choisi la solution facile plutôt que de travailler pour sauver les animaux », affirme-t-il. Il demande la démission de Catherine MacDonald.


Des problèmes internes


Une ancienne gestionnaire, Denise Stephenson, a été congédiée à la suite de l’éclosion. « Je ne serais pas leur bouc émissaire », lance-t-elle. La DG a refusé de commenter ce sujet.


Six employés de l’OSPCA ont été contaminés par la teigne, une infection de la peau causée par des champignons. Cette infection contagieuse prend trois à huit semaines de traitement pour les animaux à poil long et un peu moins pour les humains.