Le taux de participation des 18-24 ans aux dernières élections fédérales était de 46,7%. Les élections de 2025 sont l’opportunité pour plusieurs cégépiens de voter pour la première fois. C’est aussi une opportunité de faire valoir ce qui les interpellent dans cette élection.
Par Sebastian Herrera-Ramirez
États-Unis, tarifs, vote stratégique, environnement sont les thèmes que les cégépiens du Collège Maisonneuve ont le plus souvent rapportés. Beaucoup de ces étudiants se disent aussi oubliés et peuvent être interpellés. Ce qui peut expliquer le taux de vote aussi bas dans cette tranche d’âge.
En mode stratégie
Alice Daigle, étudiante de 18 ans, hésite encore pour quel parti elle va voter. C’est sa première élection et elle pense déjà faire un vote stratégique : « C’est juste pour pas que les conservateurs entrent », ajoute-t-elle. Elle trouve que c’est malheureux que le climat politique actuel à fait en sorte que l’environnement et la social démocratie aient été un peu tassé. l’instabilité économique et politique qu’a causée l’arrivée de Trump est un autre facteur à prendre en considération dans ces élections selon elle.
Son collègue d’école, Léon Barns, aborde dans le même sens. 18 ans et lui aussi étudiant à temps plein, il se désole de devoir faire un vote stratégique pour ses premières élections. « Vote stratégique libéral, parce que je ne veux pas que les conservateurs entrent », ajoute-t-il. En tant que jeune et québécois, Léon ne ressent que les partis interpellent ces valeurs : « Aucun parti ne représente les valeurs en tant que jeune et en tant que québécois ».
Si le Bloc se présente comme une option pour défendre les intérêts du Québec, pour Léon Barns ce n’est pas suffisant : « J’ai un malaise à voter pour eux, même si mon candidat [dans sa circonscription] est intéressant », ajoute l’étudiant au cégep. Voter pour Yves-François Blanchet s’avérerait trop difficile pour Léon Barns car le chef du Bloc québécois n’incarne pas les valeurs de jeune étudiant.
Pression américaine
L’instabilité économique et politique que les États-Unis imposent aux Canada est un facteur qui interpelle aussi les jeunes cégépiens. La réaffirmation de l’indépendance du Canada et la protections de son marché économique face à Donald Trump est tout aussi important pour les étudiant à qui nous avons parlé : « [la question de l’urne] Ça va être notre indépendance face aux États-Unis », ajoute l’étudiant du cégep maisonneuve, Léon Barns.
Éstelle, 20 ans et étudiante en soins infirmiers, est dubitative quant à l’idée qu’il y ait un parti assez fort pour contrer Donald Trump : « Présentement, je ne vois personnes dans les candidats qui pourraient faire qui que ce soit contre Donald Trump », ajoute-t-elle.
Il faut mentionner que le président américain continue sur son envolée de placer des tarifs douaniers sur les produits canadiens et affirme qu’il veut faire du Canada son 51e état. Justin affirmait le mois dernier, que lors de ses discussions avec le président américain, qu’il n’était pas de blagues lorsque M Trump effectue ses sorties sur le sujet. Il affirme que les États-Unis convoitent les minéraux critiques du pays.
