Élections fédérales 2025 : une campagne électorale sous l’ombre des États-Unis

Par Emma Gobeil

À quatre semaines des élections, les électeurs de la circonscription de Verchères se préparent progressivement à voter. Les promesses électorales se multiplient, et les candidats des différentes circonscriptions sont désormais choisis. Le 28 avril, les électeurs se rendront aux urnes en tenant compte des enjeux majeurs, notamment les tensions avec les États-Unis. 

Les menaces des États-Unis au centre de la campagne

Les élections fédérales ont été déclenchées par le tout nouveau premier ministre, Mark Carney, dans un contexte de relations tendues entre le Canada et les États-Unis. Cette situation pousse les Canadiens à se questionner sur le candidat le mieux placé pour apaiser la situation.

« Je pense que Mark Carney est capable de tenir tête à Donald Trump », affirme Eric Roy, entrepreneur et résident de la ville de Varennes.

Eric Roy, entrepreneur, 50 ans. Crédit photo: Emma Gobeil

Selon Philippe J. Fournier, intervenant à l’émission Phare Ouest sur ICI Première, un sondage réalisé par la firme Ipsos révèle que 60 % des Canadiens estiment que le Parti libéral serait mieux placé pour gérer les relations avec l’administration américaine, contre 20 % qui favorisent le Parti conservateur. 

« Mark Carney, je crois que c’est celui qui a le plus d’expérience, c’est lui qui va nous aider a passer la tempête qui se passe avec les États-Unis », explique Marylin Maheux, spécialiste de contrats et qui votera elle aussi dans la circonscription de Verchères.

Marylin Maheux, spécialiste de contrats, 48 ans. Crédit photo: Emma Gobeil

Des sondages révélateurs

Le parcours impressionnant de Mark Carney suscite l’intérêt de nombreux Canadiens, une tendance confirmée par les sondages. D’après le dernier suivi de Nanos Research au neuvième jour de la campagne électorale fédérale, le Parti libéral de Mark Carney recueille 44 % des intentions de vote, devançant ainsi le Parti conservateur de Pierre Poilievre, qui se situe à 36 %.

Le Nouveau Parti démocratique demeure stable à 11 %, tandis que le Bloc Québécois suit avec 5 %. Le Parti vert du Canada et le Parti populaire du Canada comptabilisent chacun 2 % des intentions de vote.

« Je pense que je choisirai Mark Carney, du Parti libéral, parce que je crois que c’est un bon économiste et il va pouvoir peut-être aider à redresser le budget », affirme Laurence Gruson, adjointe administrative et résidente de la ville de Varennes.

Laurence Gruson, adjointe administrative, 56 ans. Crédit photo: Emma Gobeil

Certes, l’incertitude demeure réelle chez les électeurs en cette période de campagne électoral. On comprend que les promesses électorales ne convainquent pas tous les électeurs et que les candidats devront faire leurs preuves.

« On s’attend à ce qui ne fasse pas des promesses en l’air, mais un travail qui va aider à redresser un peu la situation au Canada», affirme Laurence Gruson.

« Je n’ai pas de promesses électorales qui m’ont influencé, car souvent ils ne les tiennent pas », explique Eric Roy.

On constate que les tensions avec nos voisins américains influenceront le choix des électeurs, rendant la décision des Canadiens cruciale pour l’avenir du pays. Il reste à voir comment se dérouleront les quatre prochaines semaines.