Couronne nord: une mobilisation collective pour un meilleur réseau de transport collectif 

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Mention photo : Justine Bouchard-Girard. Laurence Tôth, présidente de la Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN) donne une conférence de presse aux étudiants de Patrick White. 

Face au fléau que représente le réseau de transport collectif sur la Rive-Nord, la présidente de la Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN) a présenté en conférence de presse, mardi, à Terrebonne, l’Agenda Mobilité couronne nord. Le but est de bonifier la mobilité du territoire en répondant aux besoins de la population et des entreprises locales.

Par Justine Bouchard-Girard 

« Chaque automobiliste [de la Rive-Nord] passe en moyenne 57 heures dans sa voiture. 57 heures qu’il n’est pas avec sa famille, qu’il n’est pas en train de travailler », déplore Laurence Tôth, présidente de la TPÉCN. 

Elle a lancé un cri du cœur en conférence de presse. Elle critique l’inaction du gouvernement en place face à l’enjeu des transports en commun de la couronne nord. 

La TPÉCN, qui a mis en place l’Agenda Mobilité couronne nord, comprend cinq municipalités régionales de comté (MRC), mais également vingt villes et municipalités. Cette assemblée représente 625 000 habitants. 

Les élus locaux veulent « plus de pouvoir »

« En ce moment, les élus ne peuvent pas mettre un [abri d’autobus], parce que c’est EXO qui gère ça. Les élus locaux veulent avoir plus de pouvoirs sur le transport local », explique Mme Tôth. 

Étant donné que le principal objectif est de répondre aux besoins de la population et que les élus sont proches des citoyens, ce sont, selon Mme Tôth, les mieux placés pour réaliser le projet. 

La présidente de la TPÉCN avoue toutefois que les élus ne sont que des fonctionnaires. Ainsi, ils n’ont pas l’expertise pour déterminer un trajet d’autobus, mentionne-t-elle. Néanmoins, elle affirme que ceux-ci vont s’entourer de spécialistes pour être en mesure de bonifier en bonne et due forme le transport en commun de la couronne nord. 

Qui va payer? 

Une partie de la facture sera « refilée » aux municipalités, le reste sera couvert par le gouvernement, affirme Mme Thôt. Ainsi, les municipalités n’auront pas à payer la totalité du montant pour installer un REM et améliorer le réseau de transport en commun de la région. 

La présidente de la TPÉCN n’a pas été en mesure d’estimer le coût du projet. Néanmoins, elle a assuré aux journalistes que les citoyens ne devront pas débourser de leurs poches pour que le projet se concrétise. 

Un fléau qui perdure 

« Ce n’est pas normal que les étudiants [de la région] aient besoin d’avoir une voiture pour se rendre à l’école », estime Mme Tôth. 

Elle exige maintenant du gouvernement des réponses rapides et concrètes. Bien qu’il y ait eu une rencontre avec la ministre des Transports du Québec, Geneviève Guilbault, celle-ci n’a abouti à rien. 

Elle met en lumière que, malgré les tonnes d’études qui prouvent la problématique du réseau de transport en commun de la couronne nord, rien ne bouge. Sa frustration, face à la situation qui reste stagnante, transparaissait en conférence de presse.

Chiffres importants tirés de la conférence de presse : 

  • La congestion coûte 6 milliards à la couronne nord. 
  • Chaque automobiliste de la religion passe en moyenne 57 heures dans sa voiture. 
  • La TPÉCN représente 625 000 citoyens et citoyennes.

Les élus municipaux de la couronne nord montrent leur ambition pour le transport collectif

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

La présidente de la Table des préfets de la couronne nord (TPÉCN), Mme Laurence Tôth, lors de la conférence de presse du 18 mars.


Au lendemain des élections partielles dans Terrebonne, la Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN) a annoncé ce mardi 18 mars le dépôt de l’Agenda mobilité couronne nord. Ce plan de recommandation vise à bonifier l’offre de transport ainsi que de l’adapter à la réalité croissante de cette partie importante de la région métropolitaine de Montréal.
Par Baptiste Bouchard


« C’est un document qu’on veut évolutif, on veut que ça commence une conversation, on veut que le gouvernement prenne action et soit en mesure de nous proposer des solutions, parce que nous, on les connaît les solutions et elles sont dans notre Agenda de mobilité couronne nord » a déclaré la présidente de la TPÉCN, Laurence Tôth. Plutôt que des projets et des plans précis, ce document propose une manière d’organiser efficacement le développement du transport en commun et témoigne de la volonté des municipalités à collaborer avec le gouvernement du Québec.


« Le transport en commun, c’est une compétence qui est partagée entre les municipalités et le gouvernement. Le gouvernement doit assurer un certain service aux citoyens, mais les municipalités aussi sont appelées à contribuer », a-t-elle ajouté en rappelant l’objectif de l’Agenda.


Plus de proximité avec les citoyens


« Nous ce qu’on veut, c’est que ça ne soit pas simplement centralisé à des fonctionnaires, mais qu’il y ait des élus locaux qui soient au courant, qui parlent à leurs citoyens, qui parlent avec leurs voiries […] Donc, oui, les élus locaux, ils veulent avoir plus de pouvoir sur le transport local », déclare Mme Tôth. Cette implication des municipalités est une des mesures phares de l’Agenda de mobilité, car elle permettra d’être proactif et de mieux s’adapter aux besoins changeants de la population de la couronne nord. Laurence Tôth a aussi mentionné leur volonté d’augmenter l’offre de service autour des pôles académiques, industriels et de santé afin que les citoyens n’aient plus autant besoin de leurs voitures individuelles pour se déplacer.


Des chiffres importants


Selon les plus récents chiffres de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), l’impact économique de la congestion routière dans la région métropolitaine de Montréal s’est élevé à 6,134 milliards de dollars pour l’année 2023. Dans le même communiqué, on mentionne que Montréal serait la deuxième ville canadienne la plus congestionnée et la trentième au monde.


Ces chiffres sur l’état du trafic routier ne sont pas les seuls qui justifient le développement du transport en commun, car la croissance démographique de la couronne nord est importante. Entre 2016 et 2021, la population de la couronne nord est passée de 575 000 à 615 000 et l’Observatoire du Grand Montréal prévoit que la population de la région puisse atteindre les 700 000 d’ici 2040.

Les MRC de la Rive-Nord réclament un meilleur service de transport collectif

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Par Zoé Vachon

La Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN) a publié mardi son Agenda mobilité, dans lequel elle demande l’amélioration des services de transport collectif sur son territoire.

Citant l’augmentation rapide de la population de la région, qui devrait atteindre les 700 000 habitants d’ici 2040 selon l’Observatoire du Grand Montréal, la TPÉCN demande que les transports en commun soient adaptés aux besoins des citoyen(ne)s.


60% des déplacements de la Rive-Nord se font à l’interne, ne passant pas par le Montréal métropolitain. Or, la connexion entre l’est et l’ouest est difficile: il est impossible de se rendre de Deux-Montagnes à Repentigny en transport en commun sans passer par Montréal, un trajet de plus de deux heures.


Des mesures concrètes
Face à « l’urgence », la présidente de la TPÉCN, Laurence Tôth, a affirmé en conférence de presse mardi souhaiter la mise en place de mesures concrètes à court terme comme des voies réservées aux autobus.


« Je pense que ça ne prend pas 7 ans à faire des voies réservées sur des axes stratégiques. Je pense que c’est quelque chose qui peut se réaliser dans la prochaine année », a-t-elle déclaré.

La présidente de la TPÉCN Laurence Tôth dénonce l’inaction du gouvernement en matière de transport collectif sur la Rive-Nord.

Crédit photo: Zoé Vachon


Sur le terrain
En plus de la création de voies réservées et l’amélioration du transport d’est en ouest, la TPÉCN demande la création d’une instance responsable du transport collectif sur la rive nord. Elle souhaite également que les municipalités soient plus impliquées dans les projets de transport collectif.


« Nous, ce qu’on veut, c’est que ça soit pas simplement centralisé à des fonctionnaires, mais qu’il y ait des élus locaux qui sont au courant, qui parlent à leurs citoyens » explique Laurence Tôth.

Dans une lettre ouverte signée par 20 maires et mairesses de la couronne nord publiée dans La Presse, ceux-ci affirment que la participation accrue des élus locaux « permettrait une allocation des ressources mieux adaptée aux réalités et priorités locales et une amélioration de la transparence dans la gestion des fonds publics ».


Confier la gestion des ressources à un comité qui assurerait le suivi avec l’ARTM et Exo, qui sont responsables du développement du transport collectif dans la région, serait une façon, selon Laurence Tôth, de permettre cette implication.

Réponse du provincial
Les maires et mairesses de la couronne nord s’étaient rendus à l’Assemblée nationale à Québec en autobus pour faire valoir leurs revendications en septembre 2024.


« Depuis, il n’y a aucune action [n’]a été entreprise, à l’exception de quelques annonces cosmétiques en vue de l’élection partielle de Terrebonne qui s’est conclue hier. Donc, nous réclamons des actions immédiates et urgentes », dit Laurence Tôth.


La ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, a annoncé le 5 mars un projet de tramway qui relierait, entre autres, la ville de Repentigny à la ligne verte du métro de Montréal. Il s’agit du premier mandat confié à la nouvelle agence gouvernementale Mobilité Infra Québec.

La situation en chiffres

2e : le rang de Montréal au classement des villes les plus congestionnées au Canada

60% : les déplacements internes dans la couronne nord (qui ne passent pas par Montréal)

625 000 : le nombre d’habitants dans la couronne nord

6 milliards : le coût de la congestion routière dans le Grand Montréal en 2023

Une solution durable à la crise du transport en commun

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Maïka Thomson

La table des préfets et élus de la couronne Nord (TPÉCN) a dévoilé, lors d’une conférence de presse le 18 mars, l’Agenda Mobilité couronne Nord, un projet de réseau de transport collectif local dont le but est de répondre aux besoins de mobilité des quelque 625 000 citoyens du territoire. 

L’Agenda Mobilité couronne Nord est une « marche à suivre qu’on dote les élus qui veulent vraiment améliorer le transport en commun sur la couronne Nord », a expliqué Laurence Tôth, présidente de la TPÉCN, lors de la conférence de presse mardi. Les élus des municipalités de la Rive-Nord souhaitent, avec cette initiative, avoir plus de pouvoir dans le secteur du transport et répondre aux besoins de mobilité des citoyens et entreprises présents sur le territoire. Entre autres, avec un service complémentaire de transport local.

Photo Maïka Thomson. Présidente de la table des préfets et élus de la couronne Nord, Laurence Tôth, lors de la conférence de presse le 18 mars

En effet, la mobilité sur la couronne Nord est un problème important. En plus des routes inadéquates et du manque de voies réservées pour les autobus, la fréquence des transports en commun n’est pas suffisante. 

Avec le problème de congestion routière, ces facteurs posent réellement problème pour la population. « Montréal est la deuxième ville canadienne la plus congestionnée et la trentième au niveau mondial. Chaque automobiliste passe en moyenne 57 heures dans son auto », illustre Mme Tôth. Il est donc important pour les habitants de la couronne Nord d’avoir accès à un service adéquat.

Les besoins de la population

« Nous, ce qu’on veut, c’est une meilleure adéquation entre les projets structurants et le transport local. Un projet structurant qui fait nord-sud est une bonne idée parce que 30% de notre population se déplace à Montréal. Mais le restant se déplace juste sur la Rive-Nord »”, a exprimé la présidente de la TPÉCN. L’organisation vise donc maintenant l’axe est-ouest.

La situation pour les citoyens et entreprises situés dans la couronne Nord est préoccupante. Plusieurs sont forcés de se déplacer en voiture étant donné les conditions du service de transport en commun. La mobilité affecte plusieurs pôles de la vie de la population, notamment académiques, industrielles et hospitaliers. C’est pourquoi investir dans le secteur du transport local est primordial pour la table des préfets et élus. « C’est le transport local le vrai nerf de la guerre »,  a déclaré Laurence Tôth.

L’inaction du gouvernement

L’inaction du gouvernement quant à cette crise du transport commun n’est pas passée inaperçue du côté de la TPÉCN et a mené à l’initiative de l’Agenda Mobilité.

L’organisation de la couronne Nord aurait interpellé les élus en septembre dernier, mais sans succès. Face à cela, elle a tenu un point de presse à l’assemblée générale pour « dénoncer le manque d’action dans le dossier » et réclamer une rencontre avec la ministre des Transports, Geneviève Guilbault. Cependant, rien n’a été annoncé depuis et aucune action n’a été entreprise.

Depuis août, la table des préfets et élus de la couronne Nord réclame des actions immédiates, urgentes et concrètes de la part du gouvernement.

  • La population de la couronne Nord est de 625 000 habitants
  • La congestion routière coûte plus de 6 milliard de dollars à Montréal
  • 30% de la population se déplacent à Montréal

57 heures dans son auto: arrêtons d’être «Montréalocentriste»

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Les élus de la couronne Nord lancent leur agenda pour la mobilité en région, voulant faciliter les déplacements et débourser pour des systèmes de transports plus adéquats. « Le transport local, c’est le vrai nerf de la guerre », dit Laurence Tôth, ajoutant que les représentants locaux seraient mieux placés que les experts pour répondre aux demandes de la population.

La table des préfets et des élus de la couronne nord (TPÉCN) annonce leur agenda lors d’une conférence de presse donnée par leur présidente, Laurence Tôth.

Seulement 30% de la couronne Nord se déplace vers le centre-ville de Montréal, mais, pour la région métropolitaine, les automobilistes restent pris dans leur voiture pour une estimation de 57 heures. La table des préfets et des élus de la couronne nord (TPÉCN) veut résoudre cet enjeu, leur solution part d’une implication plus importante des représentants locaux. L’agenda et les propositions comportent des voies réservées, davantage de lignes de bus, en priorité pour « couvrir les pôles académiques, industriels et hospitaliers », explique Laurence Tôth, présidente de TPÉCN.

Le système de transport commun en région a actuellement beaucoup de lacunes, réserver une voie aux bus comporte plusieurs particularités et un budget important. « C’est évident qu’il n’y aura pas assez d’autobus pour subvenir à la demande, il va falloir investir », explique Mme Tôth, l’organisation reste prête à une collaboration avec le gouvernement.

Le gouvernement dort au gaz?

Laurence Tôth estime que le besoin criant de la population n’est pas écouté par EXO et elle remettrait aux représentants locaux le pouvoir d’allouer les ressources du territoire, mais se tourne vers la responsabilité du gouvernement à plusieurs occasions sans réponse.

Les élus de la CAQ auraient été interpelés à maintes reprises et « c’est demeuré lettre morte, aucun son ni image », souligne Laurence Tôth. Les cinq municipalités régionales (MRC) ont adopté une résolution cherchant à réclamer l’implication du gouvernement, mais sans plus de réponse. Elle établit que le problème réside dans le manque d’action puisque « de nombreux rapports, des analyses, des tracés, des propositions qui ont tous mené à rien qui a été annoncé ».

Du transport de région pour la région

Avec un coût de six-milliards de dollars injectés dans la congestion routière à Montréal, Laurence souhaite que « l’argent demeure dans la couronne nord dans les services de transport locaux ». Au lieu d’être déboursé pour des projets qui visent du déplacement vers la métropole, elle se concentre sur les 20 villes et municipalités moins desservies.

Depuis quelque temps, le mouvement vers Montréal diminue, le développement de ville en région augmente, mais le développement des services de transport ne suit pas. Avec l’arrivée du REM, plusieurs lignes de bus ont été remplacées ou enlevées complètement, priorisant les transports vers le centre-ville et mettant de côté tout autre transport.

Le REM a régulièrement des ralentissements de service ou mème des interruptions, certains habitants considèrent ne plus emprunter le REM suite à une grande perte de confiance, rapportée dans LaPresse mardi matin. En plus d’engendrer l’annulation de plusieurs lignes de bus, le trajet de certains est rallongé, de 23 à 45 minutes pour Weina Lee. Le REM ne semble pas suffisamment efficace pour répondre à la demande, ce qui amène plusieurs à reprendre leur véhicule, aggravant ainsi la circulation sur les routes.

6 Milliards de dollars dans la congestion routière à Montréal
2ème ville la plus congestionnée au Canada, 30ème mondialement
57 heures dans son auto pour les habitants de la région métropolitaine
30% de la couronne nord se déplace vers Montréal
5 MRC
20 villes et municipalités
625 mille habitants (d’autres sources disent d’autres chiffres)

source de LaPresse: https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/2025-03-18/service-du-rem-perturbe/on-a-perdu-toute-confiance.php

Gabrielle Martineau

Les élus de la couronne Nord réclament une amélioration des transports en commun

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Laurence Tôth, présidente de la TPCÉN/ Crédit: Romy Clermont

La Table des préfets et des élus de la Couronne Nord (TPCÉN) a annoncé l’Agenda Mobilité couronne Nord, un plan pour améliorer le transport en commun dans la région lors d’une conférence de presse ce mardi.

Romy Clermont

« Ce qu’on veut, c’est une meilleure adéquation entre les projets structurants et les transports en commun locaux », a affirmé la présidente de la TPCÉN, Laurence Tôth. Le projet, ayant pour but de faciliter les déplacements en transports en commun pour les habitants de la couronne Nord, comporte trois chantiers principaux.

La TPCÉN veut répondre aux besoins réels de mobilité des citoyens et des entreprises, mettre en place une gouvernance locale adaptée aux besoins des citoyens et donner aux élus de la couronne Nord le pouvoir d’allouer de l’argent aux services de transport en commun et aux projets structurants.

L’Agenda mobilité couronne Nord est un document comprenant onze solutions proposées pour faciliter l’accès au transport en commun aux habitants de la région. 

L’inaction au provincial

La Table des préfets et des élus de la couronne Nord est une assemblée composée de cinq municipalités régionales de comté (MRC) et de vingt villes et municipalités. En tout, elle représente les intérêts de 625 000 habitants qui ont un accès très limité aux services de transports en commun et qui se trouvent dans l’obligation de se déplacer en voiture.

La TPCÉN a interpellé les élus de la CAQ lors du dernier caucus présessionnel en septembre dernier. Elle est demeurée sans réponse du gouvernement. Par la suite, elle a donné un point de presse transpartisan à l’Assemblée nationale à Québec Solidaire, au Parti Québécois et au Parti libéral du Québec afin de dénoncer l’inaction du gouvernement provincial face à l’amélioration du transport en commun sur la couronne Nord. Elle a également obtenu une rencontre avec la ministre des transports Geneviève Guilbault. Cependant, aucune action concrète a été prise par le gouvernement provincial depuis.

C’est cette inaction qui a mené à la TPCÉN de publier L’Agenda mobilité couronne Nord en espérant que celui-ci démarre des conversations nécessaires sur l’accessibilité aux transports en commun dans la région au sein du gouvernement provincial et de la population québécoise. « On veut que le gouvernement prenne action et soit en mesure de nous proposer des solutions parce que nous, on les connaît les solutions, elles sont dans l’Agenda mobilité couronne Nord », a annoncé Laurence Tôth.

Des ressources financières aux municipalités

Le principal souhait de la TPCÉN est d’accorder des ressources financières à des élus dans l’ensemble de la région qui assureraient le suivi auprès des compagnies responsables du développement du transport en commun sur la Couronne-Nord. « Ce qu’on veut, c’est que [le développement du transport en commun] ne soit pas simplement centralisé à des fonctionnaires, mais qu’il y ait des élus locaux qui soient au courant, qui parlent à leurs citoyens », dit la présidente de la TPCÉN.

Présentement, les élus locaux ont peu de pouvoir sur le transport local. Laurence Tôth explique que la municipalité de Deux-Montagnes s’est vue imposer une facture de deux millions de dollars en prévision de l’inauguration de la station de REM prévue en octobre 2025. Ce budget était uniquement consacré au REM et ne pouvait pas être alloué aux transports locaux.

Laurence Tôth, rappelle l’importance d’un service de transport en commun local: « 30% de la population qui se déplace à Montréal, mais le restant se déplace juste sur la Rive-Nord. Ils vont travailler à la Rive-Nord, dans la Rive-Nord. Ils vont à l’école à la Rive-Nord. Ils font leurs courses sur la Rive-Nord.»

-Montréal est la deuxième ville canadienne la plus congestionnée et la 30e au niveau mondial

-Un automobiliste passe en moyenne 57 heures en voiture par année

-30% de la population de la Rive-Nord se déplace à Montréal quotidiennement

Les préfets de la couronne nord veulent faire bouger la couronne nord 

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Laurence Tôth, présidente de la table des préfets et élue de la couronne nord (TPÉCN), lors d’un point de presse. 

Constance Pomerleau 

La table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN) a présenté ce mardi son plan pour développer le réseau de transport en commun de la région où il y a un déficit important. 

Une marche à suivre a été présentée et offerte aux élues voulant optimiser le transport en commun sur la rive nord. L’Agence de mobilité couronne nord est un plan concret ayant trois objectifs à mettre en place par les élus provinciaux que la table et les 5 municipalités régionales du comté (MRC) ont émis.

Les élus veulent que les besoins de mobilité de la population et des entreprises soient respectés, qu’une gouvernance des transports soit mise en place sur la couronne nord et que les élus des municipalités aient leurs mots à dire dans l’élaboration de projets. 

Représentant 20 municipalités et une population de 625 000 habitants, les préfets veulent que le transport en commun devienne une priorité pour les élections provinciales de 2026.

Un grand déficit 

Un exemple flagrant de ce déficit est le temps de déplacement entre la mairie de Deux-Montagnes et le campus de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) à Terrebonne. À bord d’une automobile, le trajet prend seulement 30 minutes et avec le transport en commun 2 h 15.

« On a extrêmement besoin aussi de couvrir les pôles académiques, les pôles industriels et les pôles hospitaliers. Ce n’est pas normal que tous les étudiants aient besoin d’avoir une auto pour aller à l’école. Ça coûte cher à 16 ans d’avoir une auto, » affirme Laurence Tôth, présidente à la table des préfets et élues de la couronne nord. 

Une des initiatives de ce projet est d’améliorer le développement du transport en commun de l’est jusqu’à l’ouest du territoire plutôt que de se concentrer sur l’angle de nord et sud. Les préfets désirent que le transport soit accessible dans le territoire même de la couronne nord. 

« Mais le restant se déplace juste sur la Rive-Nord. Ils vont travailler à la Rive-Nord, dans la Rive-Nord. Ils vont à l’école à la Rive-Nord. Ils font leurs courses sur la Rive-Nord. Donc, ils ne vont plus à Montréal, » déclare Laurence Tôth. 

Le silence règne

Les élus de la table ont interpellé ceux du provincial, majoritairement de la CAQ, mais ils n’ont eu aucune réponse.

Ce projet a été, ensuite, présenté à la chambre des assemblées, après un long trajet d’autobus jusqu’à Québec, à des élus de Québec Solidaire, du Parti Québécois et du Parti libéral du Québec. Une rencontre avec la ministre des Transports, Geneviève Guilbault, a eu lieu.

« Mais depuis rien. Il n’y a absolument rien qui a été annoncé. Il n’y a aucune action qui a été entreprise, » affirme Laurence Tôth, présidente à la table des préfets et élues de la couronne nord. 

Financement 

Les citoyens de la couronne nord n’auront pas à fournir de l’argent à leur municipalité. Les préfets veulent qu’une partie de la taxe de l’immatriculation, maintenant 155 $, soit utilisée pour financer les projets de transports en commun. 

« Que l’argent qui est perçu dans la couronne nord demeure dans la couronne nord, dans les services de transport local, » dit Laurence Tôth.

Quelques faits sur le couronne nord et Montréal

  • 30% de la population se déplace à Montréal
  • La population est de 625 000 habitants
  • Les municipalité régionale du comté comportent celles de Mirabel, de L’Assomption, de Deux-Montagnes, de Les Moulins et de Thérèse-De Blainville.
  • Montréal est la 2ième ville canadienne la plus congestionnée.
  • Montréal est la 30e ville la plus congestionnée au niveau mondial. 

Du transport en commun : le cri du cœur de couronne nord

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Par Agathe Nogues

Ce mardi, la Table des préfets de la couronne nord (TPÉCN) a déposé l’ « agenda Mobilité couronne nord » lors d’une conférence de presse. Dépassés par la crise des transports en commun dans leur région, ils espèrent faire réagir les organisations supérieures. 

« [Un journaliste de Radio-Canada] s’est rendu au campus de l’UQAM à Terrebonne. Ça a pris deux heures et quart en autobus, quatre transferts, alors que le maire de Deux-Montagnes a pris son auto et ça lui a pris 30 minutes. », déplore la présidente de la Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN), Laurence Tôth. C’est lors de la conférence de presse du mardi 18 mars, à l’Université du Québec à Montréal, que celle-ci a exprimé l’accablement de la TPÉCN et des résidents de la couronne nord. 

Fatigués d’attendre, ceux-ci dénoncent le silence des gouvernements vis-à-vis de leurs plaintes concernant le transport en commun. « En août dernier, on a fait adopter une résolution par les cinq MRC qui exigeait du gouvernement des actions rapides et concrètes pour améliorer la situation. Lorsqu’il y a eu le caucus processionnel en septembre dernier de la CAQ, on a interpellé les élus […] C’est demeurer lettre morte. », raconte Laurence Tôth. Si le silence perdure, la gêne des résidents aussi. 

PHOTOGRAPHIE D’AGATHE NOGUES, LE JOURNAL DE L’UQAM

La présidente de la Table des préfets et élus de la couronne nord (TPÉCN), Laurence Tôth, lors de la conférence de presse du 18 mars à l’Université du Québec à Montréal.

L’agenda aux solutions

C’est dans l’optique de changer les choses que la TPÉCN a déposée ce mardi l’ « agenda Mobilité couronne nord ». Comportant trois chantiers qui rassemblent les demandes de la TPÉCN et des recommandations afin de les effectuer, cet agenda est une « marche à suivre [qu’obtiendront] les élus qui veulent vraiment améliorer le transport en commun sur la couronne nord », explique Laurence Tôth. Les trois chantiers demandés sont de « répondre aux besoins de mobilités réels et croissants des entreprises et des citoyens », de « mettre en place une gouvernance locale » et de « confier aux élus […] le pouvoir d’allouer les ressources qui sont perçues sur le territoire », énonce Laurence Tôth. 

Un problème qui dure

Si la TPÉCN lance un cri du cœur, c’est parce que la situation dure depuis déjà un long moment. Des heures d’attentes, un trop faible nombre de réseaux de transports collectifs, pas de réseaux express métropolitains (REM) : voici à quoi sont confrontés les résidants de couronne nord. Exposés à trop peu d’alternatives, les habitants se retrouvent obligés de privilégier l’auto solo. Selon Radio-Canada, seuls 6% des résidents de Lanaudière, Terrebonne et Repentigny prennent le transport en commun chaque semaine, contre 80% qui favorisent le déplacement en automobile seul.

La crise des transports en commun n’est pas un phénomène québécois, cela touche tout le Canada. La vente d’automobiles neuves en 2024 au Canada a augmenté de 9,5% par rapport à 2023, montrant alors que le transport en commun n’est plus le moyen de déplacement privilégié par les Canadiens. 

La TPÉCN espère que cet agenda provoquera des réactions et des changements afin de faciliter le mode de déplacement des résidants de la couronne nord. « On veut que le gouvernement en prenne action et soit en mesure de nous proposer des solutions, parce que nous, on les connaît, les solutions, et elles sont dans notre agenda de mobilité Couronne-Or », conclut Laurence Tôth. 

EN SAVOIR PLUS

  • 57 heures, c’est le temps qu’un automobiliste montréalais passe en moyenne dans sa voiture.
  • 625, c’est le nombre de citoyens que représente la Table de préfets et élus de la couronne nord
  • 30%, c’est le pourcentage d’habitants de couronne nord qui se déplacent à Montréal

Transport en commun: les préfets de la Couronne Nord prennent les choses en main

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

En réponse à l’urgence concernant le manque de transport en commun sur la Couronne Nord, la Table des préfets et élus de la Couronne Nord présidée par Laurence Tôth a dévoilé l’Agenda Mobilité Couronne Nord ce mardi. Le regroupement espère obtenir plus de pouvoirs décisionnels concernant le transport en commun.

Par Chanya Sedion

« Nous réclamons des actions immédiates et urgentes », lance la présidente du TPÉCN, Laurence Tôth. Cette dernière dénonce l’inaction du provincial quant à l’inefficacité du transport dans les vingt municipalités de la Couronne Nord. L’Agenda Mobilité Couronne Nord contient notamment des recommandations qui visent à améliorer l’offre de transport en commun et son efficacité. 

Un problème monstre

6 milliards. Ce serait la facture annuelle causée par la congestion routière dans la région métropolitaine de Montréal selon une étude de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) publiée en 2024. 

Laurence Tôth décrit également une expérience menée par Radio-Canada montrant qu’un chemin de 30 minutes en voiture entre Deux-Montagnes et Terrebonne se fait en 2h15 en transport en commun.

La TPÉCN s’est rendue à l’Assemblée nationale et a rencontré la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, en septembre dernier, faisant notamment valoir que le manque de transport collectif affecte le développement économique de la région. Ces efforts sont « demeurés lettre morte », déplore Mme Tôth. 

Une gestion locale

Les trois axes de l’Agenda se résument tous sous la principale demande de la TPÉCN: confier les responsabilités de gestion du transport en commun aux élus locaux.

La TPÉCN réclame la mise en place d’un comité d’élus qui ferait un suivi de l’état du transport en commun avec les grandes instances, comme l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) ou exo. « [La gestion du transport en commun] ne doit pas être simplement centralisée aux fonctionnaires. Les élus locaux sont réellement au courant [de la situation et] parlent à leurs citoyens. » 

Questionnée sur l’efficacité des élus n’ayant possiblement aucune compétence en transport contrairement aux fonctionnaires, la présidente de la TPÉCN se justifie en disant que le comité serait entouré de professionnels et que la proximité des maires et des mairesses des villes leur confient une place de choix pour prendre les bonnes décisions.

Miser sur ce qui existe déjà

La construction de nouveaux projets structurants, tels des tramways, n’est pas portée par l’Agenda. « On n’a pas le pouvoir de partir des grands projets comme ça », lâche Mme Tôth tout en précisant que le but des élus est d’améliorer les structures déjà en place. « Ce qu’on veut, c’est une meilleure adéquation entre les projets structurants et les [réels besoins des municipalités] »

La présidente de la TPÉCN se veut rassurante et précise que l’implantation des recommandations ne coûtera pas plus cher aux citoyens. Elle veut que l’argent des taxes déjà perçues soit investi de manière efficace directement dans le transport de la région. « On ne veut pas que [cet argent] revienne à [Montréal], mais [qu’il reste sur la Couronne Nord]. »

Faits saillants de la conférence de presse

  • La TPÉCN demande les pouvoirs décisionnels en matière de transports en commun
  • La congestion routière à Montréal coûterait 6 milliards de dollars
  • Montréal est la deuxième ville canadienne la plus congestionnée
  • En moyenne, 57 heures sont perdues par année par un automobiliste à cause de la congestion
  • Source: CMM

Un réseau de transport collectif d’est en ouest dans la couronne nord

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Montréal Politique

Laurent Larose

Photo de la conférence de presse et de Laurence Tôth parlant du projet. Photo de Laurent Larose

Un nouveau projet de réseau de transport collectif dans la couronne nord a été annoncé le 18 mars afin de répondre aux besoins réels et croissants de la population, par Laurence Tôth, présidente de la Table des préfets et élus de la couronne Nord (TPÉCN).

La Table des préfets et élus de la couronne Nord regroupe cinq municipalités régionales de comté (MRC) et vingt villes et municipalités, représentant 625 000 habitants.

Laurence Tôth a déclaré lors de la conférence de presse que : « seulement 30 % de la population de la couronne nord se déplace vers le sud. Donc, 70 % restent dans l’agglomération de la rive-nord. Il faut donc desservir ces 70 % en développant un véritable réseau entre l’est et l’ouest de la couronne nord. »

Développement du projet

Pour amorcer ce réseau, le projet prévoit la création de voies réservées aux autobus sur les autoroutes afin de fluidifier les déplacements. Il vise également à structurer le réseau autour des pôles académiques, industriels et de santé du territoire.

Chaque municipalité sera responsable de solliciter des investissements pour la mise en place d’infrastructures adaptées aux sociétés de transport, comme exo ou la STM. Ce projet repose sur une collaboration entre les municipalités, les sociétés de transport et le gouvernement du Québec.

Les municipalités souhaitent réinvestir les contributions des citoyens de la couronne nord directement dans leur propre territoire.

Laurence Tôth cite en exemple la taxe sur l’immatriculation, dont le prix a augmenté de 59 $ à 150 $ dans le Grand Montréal, incluant la rive-nord. « L’argent prélevé dans la couronne nord pourrait rester sur le territoire et être réinvesti dans le réseau de transport des municipalités, plutôt que d’être réparti sur l’ensemble du Grand Montréal », ajoute t-elle.

Les municipalités veulent être davantage impliquées dans l’élaboration des projets de transport.

« Ce sont les municipalités et les maires qui sont les plus proches de la population et des problèmes. Ce sont eux qui savent où l’implantation des lignes d’autobus serait la plus efficace dans leur ville », énonce Laurence Tôth.

Qui est la TPÉCN ?

La Table des préfets et élus de la couronne nord est une assemblée regroupant cinq municipalités régionales de comté (MRC) : Deux-Montagnes, Thérèse-De Blainville, Les Moulins, La Rivière-du-Nord et Mirabel.

L’organisation s’est regroupée après l’analyse de plusieurs études prévoyant notamment l’arrivée de 700 000 nouveaux habitants d’ici 2040, ainsi qu’une augmentation significative du nombre de véhicules dans le Grand Montréal, avec une hausse de 6,8 % entre 2013 et 2018 et une augmentation d’achat de véhicule en 2024.

Selon la TPÉCN, le véritable problème réside dans le manque d’investissement dans le transport en commun et la vétusté du réseau dans la couronne nord.

La coalition a pour objectif de mener des études, d’échanger des idées et de coordonner ses actions auprès de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et du Réseau de transport métropolitain (exo). Elle plaide en faveur d’un financement accru pour les transports en commun et pour la protection de l’environnement.

Statistique 20242040
625 000 habitants1 200 000 habitants
Statistique 20242025
Prix d’immatriculation59$150$