Le bloc présente un nouveau candidat dans Laurier-St-Marie

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Emmanuel Lapierre dépose officiellement sa candidature avec le Bloc québécois dans Laurier-St-Marie aux prochaines élections fédérales. L’auteur et historien en a fait l’annonce mardi matin en compagnie du Chef, Yves-François Blanchet, à l’ITHQ.

Le nouveau candidat Emmanuel Lapierre (à droite) et le Chef du Bloc Québécois, Pierre-François Blanchet.

Par Samuel Lacasse

Le bloc ne tarde pas à présenter un candidat qui peut potentiellement créer des remous au sein même de son parti. En effet, le nouveau venu a tenu des discours qui pourraient faire sourciller quelques électeurs dans ses ouvrages comme lors de ses prises de paroles publiques.

Un nouveau nationalisme

L’enseignant d’histoire au Cégep de Granby a admis avoir voté « non » au dernier référendum et remets régulièrement en question le nationalisme canadien. Ce dernier verbalise sa vision d’un nationalisme québécois fort contre les gouvernements américain et canadien. Le montréalais de cœur a récemment affirmé qu’il ne soutenait pas les équipes sportives canadiennes ayant espoir que le Québec pourra avoir les siennes dans un futur proche.

Lapierre aura la tâche ardue de récupérer la circonscription longtemps détenue par Gilles Duceppe face au ministre libéral de l’environnement, Steven Guilbeault. La dernière élection en 2022 où le bloc a terminé troisième témoigne d’un électorat divisé et indécis : « j’ai une connaissance du terrain suffisante pour rapatrier les électeurs de cette circonscription » soutient celui qui fait ses premières armes en politique.

Étant lui-même un immigrant péruvien d’une mère monoparentale sans grands moyens, Emmanuel se dit conscient et sensible aux principaux enjeux de Laurier St-Marie. L’immigration temporaire, l’itinérance, mais aussi la langue mise à mal par une population qui s’anglicise est aux centres de ce qui le préoccupe.

Failles de représailles

Le chef, monsieur Blanchet, s’est montré très enthousiaste de pouvoir compter sur celui qui affirme ne pas encourager les équipes sportives canadiennes, mais qu’il encouragerait des équipes québécoises.

La vision nationaliste de Lapierre semble cadrer avec les grandes lignes du parti. Face aux tarifs de Donald Trump, Blanchet propose simplement d’imposer lui aussi les Américains, mais de ne pas se laisser berner par les libéraux qui se font les défenseurs des Canadiens.

Yves-François Blanchet profite de l’occasion pour réitérer sa vision des libéraux qui se font les défenseurs face aux menaces de nos voisins sans proposer d’idée concrète que des slogans vides : « Ils veulent des chèques en blanc en continuant d’agiter l’argument de la peur ». Il critique ainsi la sortie de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Jolie qui a applaudi les tarifs sur l’électricité imposer par premier ministre Doug Ford avant de recommander que le premier ministre Legault en face de même.

Selon M. Blanchet, il serait risqué de fragiliser le marché québécois de l’électricité, une grande richesse du Québec surtout que les zones touchées sont majoritairement peuplées de démocrates. Le bloc encourage un remaniement stratégique dans cette guerre commerciale et que les gouvernements aux pouvoirs doivent le moins possible mettre à mal les industries d’ici : « la solution est d’imposer des tarifs douaniers américains » a-t-il conclu.

https://www.ledevoir.com/politique/canada/853672/auteur-historien-emmanuel-lapierre-lance-bloc-laurier-sainte-marie

https://www.ledevoir.com/lire/798994/essai-duel-culturel-nations-touche-pas-ch

Emmanuel Lapierre comme nouveau candidat du Bloc pour le comté de Laurier-Sainte-Marie

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

L’auteur et historien Emmanuel Lapierre a été nommé comme nouveau candidat du Bloc dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie. Une conférence de presse a eu lieu plus tôt ce matin, dans laquelle le chef du Bloc a fièrement présenté le nouveau membre du parti. 

Par Eve Bernier 

Photo du discours d’Emmanuel Lapierre lors de la conférence de presse à l’ITHQ ce matin, accompagné d’Yves-Françcois Blanchet, chef du Bloc québécois. 

« Le Bloc est le seul parti capable de défendre les intérêts du Québec, je dirais même sa façon de vivre », affirme l’auteur du livre Le duel culturel des nations (Boréal), en débutant son point de presse. C’est d’ailleurs ce livre qui lui a valu l’attention de M Blanchet en premier lieu. Il se dit donc prêt à défendre les intérêts économiques de la province, spécialement dans son contexte actuel de menace tarifaire.

Le professeur d’histoire au cégep de Granby a avoué avoir voté « non » au référendum de 1995, dans une entrevue accordée au Devoir. Né au Pérou d’une mère québécoise et d’un père péruvien, le résident le Villeray souhaite maintenant défendre l’identité québécoise. 

« Pour moi, la langue est un enjeu fondamental à Montréal, on en parle peu, mais on est graduellement en train de perdre le caractère francophone de la ville », répond-il lorsqu’il est questionné sur les enjeux qui le préoccupent personnellement. 

De grands souliers à chausser 

La circonscription Laurier-Sainte-Marie était anciennement représentée par Steven Guilbeault, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique. Ce dernier avait remporté l’élection de 2021 avec plus de 2000 voix d’avance sur la candidate Nimâ Machouf du Nouveau parti démocrate (NPD), qui se présente de nouveau en 2025. Le Bloc québécois était arrivé bon troisième, avec 20 % des votes.

Le dernier candidat à avoir remporté cette circonscription était l’ex-chef bloquiste, Gilles Duceppe, sans interruption de 1990 à 2011. 

« Je tiens également à souligner que j’aimerais suivre les traces de Gérald Godin qui, dans son temps, prenait soin d’aller à la rencontre des nouveaux arrivants et des différentes communautés culturelles », ajoute-t-il concernant le rôle qu’il désire adopter dans la communauté montréalaise. 

Le Bloc prêt à se battre contre Trump

En vue des élections, le chef du Bloc québécois, Yves-Francois Blanchet, se dit prêt à « monter sur le ring » en ce qui concerne la tarification du président américain. Lors de la conférence de presse de ce matin, il a fermement soutenu son désir d’imposer des tarifs en retour: « la bonne décision qui doit être mise en œuvre, au rythme des tarifs américains, ce sont des tarifs canadiens ».

Il nuance toutefois en mentionnant qu’il est essentiel de faire attention de ne pas nuire aux secteurs économiques québécois les plus vulnérables. Parmi ces secteurs, il mentionne l’aluminium et le milieu de l’innovation aérospatial.  

Liens:

https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-03-09/elections-federales/un-sondage-ne-fait-pas-le-printemps.php

https://www.ledevoir.com/politique/canada/853672/auteur-historien-emmanuel-lapierre-lance-bloc-laurier-sainte-marie?

Emmanuel Lapierre comme candidat du Bloc québécois dans Laurier-Sainte-Marie

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet a annoncé la nomination d’Emmanuel Lapierre comme candidat dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie lors d’une conférence de presse mardi matin. Il en a aussi profité pour appuyer sur le nationalisme économique du Québec face à Donald Trump.

Par Chanya Sedion

C’est le livre d’Emmanuel Lapierre, Le duel culturel des nations paru en 2023, qui a séduit le chef du Bloc. Traitant du nationalisme québécois, l’ouvrage du candidat touche aux valeurs du parti politique et aux préoccupations de M. Blanchet. « J’ai lu le livre, et j’ai capoté », lance-t-il en début de rencontre.

Bien que les sondages annoncent le Parti libéral du Canada comme gagnant dans la circonscription, M. Lapierre se dit confiant. « Les sondages sont assez volatiles », dit-il. Il croit au pouvoir d’une campagne de terrain pour encourager les électeurs et les électrices à reconsidérer leurs options.

Une campagne de terrain

Le nouveau candidat montréalais mentionne sa volonté d’aller à la rencontre des citoyens et des citoyennes de Laurier-Sainte-Marie pour entendre leur préoccupation. Avant simplement nommée Laurier, cette circonscription de plus de 116 000 habitants compte une partie des arrondissements du Plateau-Mont-Royal et du Centre-Sud.

Emmanuel Lapierre cite les enjeux d’itinérance, de logement et l’accueil aux nouveaux arrivants comme ses préoccupations. Il ajoute à cela l’importance de la protection de la langue française. « C’est un enjeu fondamental à Montréal. […] Il n’y a plus aucun quartier où on n’entend pas parler en anglais », explique-t-il.

La question de l’environnement a également été abordée, faisant référence à l’actuel député de Laurier-Sainte-Marie, le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault. « Lorsque l’on va poser des questions sur la renonciation environnementale des libéraux […], il va avoir des comptes à rendre », annonce M. Blanchet, en faisant référence à la volonté du nouveau chef du Parti libéral, Mark Carney, d’abolir la taxe carbone pour les consommateurs.

Le nationalisme économique mis en lumière

Yves-François Blanchet a profité de la rencontre pour promouvoir le nationalisme économique du Québec. « Je suis en faveur d’un front uni pour l’ensemble de ce qui est présentement le Canada, à la condition que l’économie du Québec et la singularité de l’économie du Québec ne soient pas sacrifiées aux bénéfices de l’Ontario et de l’Ouest », déclare-t-il.

Le président américain a menacé de doubler les droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens, les faisant passer de 25% à 50%. En guise de réponse, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a décidé d’imposer une taxe de 25% sur l’exportation d’électricité vers les États-Unis.

Le chef bloquiste se dit réticent à ce que le Québec suive la même voie. Il explique que la situation économique québécoise concernant l’électricité est très différente de l’Ontario et qu’il ne faudrait pas risquer de « sacrifier les relations à long terme du Québec avec ses clients ».

Preuve de publication:

Les personnes LGBTQ+ disproportionnellement touchées par les enjeux de santé mentale

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Par Zoé Vachon

Les personnes LGBTQ+ canadiennes font face à davantage d’enjeux de santé mentale que le reste de la population, selon un sondage Léger paru mardi. 86% des personnes LGBTQ+ sondées ont vécu au moins un défi relié à la santé mentale dans les 12 derniers mois, contre 64% de la population ne faisant pas partie de la communauté.

L’anxiété, la dépression, l’épuisement professionnel et les pensées suicidaires sont les principales difficultés en santé mentale que vivent les personnes LGBTQ+ sondées.

Parmi les sources de cette anxiété sont l’insécurité financière, les relations familiales et amicales et le climat social et politique. 70% se disent aussi préoccupés par le recul des droits de la communauté LGBTQ+.

Discrimination et insécurité

La ligne d’appel de soutien aux personnes LGBTQ+ Interligne a commandé le sondage. Selon son président Pascal Vaillancourt, Interligne a constaté, dans l’année 2023-2024, une hausse des appels pour motif de violence, de transphobie, de détresse psychologique, d’idéation suicidaire et d’homophobie. « Ces chiffres-là nous font peur », confie-t-il.

Interligne a reçu près de 20 000 appels dans la période 2023-2024.

63% des personnes LGBTQ+ sondées ont vécu une situation de discrimination ou d’insécurité dans la dernière année. Il peut s’agir d’un sentiment d’insécurité dans l’espace public, de rejet de la part de proches, de harcèlement en ligne ou encore d’insultes verbales.

L’accès aux ressources de soutien est également un enjeu, révèle le sondage. 68% des personnes LGBTQ+ qui sont allées chercher ce soutien disent avoir été satisfaites des ressources en place. Parmi les 28% se disant insatisfaits, plusieurs citent des ressources inadaptées, des délais trop longs ou un coût trop élevé.

« Boucs émissaires »

« Les personnes de la diversité sexuelle et de genre sont devenues les boucs émissaires pointés du doigt comme responsables de tous les problèmes de la société », déclare la co-présidente du Conseil québécois LGBT Mylène de Repentigny-Corbeil.

Elle cite l’interdiction de la construction de toilettes mixtes dans les écoles québécoises en mai dernier, qui aurait fait couler bien plus d’encre que la question des milliers de postes d’enseignant(e)s à combler.

Le Conseil québécois LGBT demande au gouvernement du Québec de créer un plan d’action pour lutter contre la haine et la violence, ainsi que d’augmenter le financement alloué aux actions communautaires.

Selon le sondage Léger, un peu moins de la moitié des personnes LGBTQ+ estiment que les gouvernements provincial et fédéral en font suffisamment pour soutenir la communauté LGBTQ+.

Climat politique

L’arrivée au pouvoir de Donald Trump le 20 janvier et les multiples attaques de son administration contre la communauté LGBTQ+ alimente aussi l’anxiété vécue par les personnes LGBTQ+, selon le directeur d’Interligne Pascal Vaillancourt.

« Depuis le 20 janvier, on entend parler de fascisme. La vitesse à laquelle les mots et les actions s’empirent, se dégradent, fait peur à beaucoup de gens et avec raison, explique-t‐il. La santé des personnes LGBTQ+ dans ce contexte-là ne peut qu’être affectée ».

Source des citations : conférence de presse d’Interligne et Léger à laquelle j’ai assisté

Chute de l’économie américaine, le reflet des incohérences de la politique Trump

11 mars 2025 - Par - Catégorie : International

par Baptiste Bouchard

Depuis ce lundi, l’économie des États-unis subit une baisse importante. Le Dow Jones à -2 %, le NASDAQ, l’indice technologique le plus important à -4 % et le S&P 500 qui couvre une majorité de la capitalisation boursière du pays est à -2,7 %. Ces chiffres affolants sont, selon plusieurs économistes, le retour du bâton des nombreux tarifs douaniers mis en place et d’un changement de cap économique de la part de l’administration.

Un nouveau coup vient d’être porté au Canada dans la guerre tarifaire ; ce mardi matin, Donald Trump a annoncé une augmentation de 25 % sur les droits de douanes visant l’aluminium et l’acier canadien, ce qui les ferait passer à 50 % en date du 12 mars.

Trump justifie cette augmentation comme étant une réponse à la surtaxe sur l’électricité de 25 % annoncée hier par le gouvernement ontarien et semble par le fait même ignorer les effets négatifs déjà présents sur l’économie américaine.

Une conséquence directe des actions du président

« La question est : quand est-ce qu’il va prendre en compte l’intérêt des marchés avant de prendre en compte l’intérêt de ses amis oligarques ? » a déclaré Arthur Silve, professeur d’économie à l’Université Laval et membre associé à la Chaire Raoul-Dandurand dans un article du Devoir publié lundi. Il y mentionne un changement important dans la politique économique du président, qui lors de son premier mandat, s’intéressait à l’état global de l’économie américaine, mais qui depuis sa nouvelle investiture semble se concentrer sur les compagnies dites des « sept magnifiques » dans un élan de protectionnisme.

La naissance d’une oligarchie

Les sept magnifiques sont un regroupement des plus grosses compagnies américaines du domaine technologique que sont Tesla, Alphabet, la maison mère de Google, Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon et Meta. Des compagnies que Trump a louangé et érigé en exemple de réussite américaine a mainte reprise lors de sa campagne et dans certains discours depuis sa prise de pouvoir.

Les PDG de certaines de ces compagnies étaient assis au premier rang lors de l’investiture du 47e président, faisant naître l’idée d’une oligarchie dans le débat publique. Cette idée est d’autant plus renforcée par les importants pouvoirs conférés à Elon Musk, PDG de Tesla qui a contribué de plus de 290 millions de dollars à la campagne de Donald Trump. Celui-ci s’est vu confié la direction du Département de l’Efficacité Gouvernementale qui a pour objectif de couper au maximum dans les dépenses publiques.

Une période de « désintox »

Au sujet de la récente baisse des marchés, le secrétaire du Trésor Scott Bessent a déclaré que la situation était une « une période de désintox » pour se défaire des dépenses du gouvernement alors que l’économie « s’éloigne des dépenses publiques vers plus de dépenses privées ».

Les sept magnifiques lourdement touchés

Dans un article de Libération publié hier, Steve Sosnick, stratège en chef d’Interactive Brokers, une firme d’investissement canadienne, déclare des pertes importantes pour les compagnies des sept, soit 15,43 % pour Tesla, 4,42 % pour Meta, 3,34 % pour Microsoft, 4,41 % pour Alphabet, 4,85 % pour Apple, 2,36 % pour Amazon et 5,07 % pour Nvidia.

40 000 $ réclamés à une enseignante qui a donné une note de zéro

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Par Justine Bouchard-Girard

Des parents ont réclamé 40 000 $ à l’enseignante de leur fille de 15 ans, parce que cette dernière a octroyé la note de zéro à l’étudiante. Le 28 février, la Cour supérieure a rejeté la requête et les parents ont obtenu… zéro dollar. 

La famille demandait l’annulation de la note donnée à leur fille Florence*. Les parents souhaitent aussi recevoir la somme de 40 000 $, pour dédommager le désarroi causé. 

Les parents qui ont traîné en justice le Centre de services scolaires des Premières-Seigneuries et Mélissa Poulin, l’enseignante de l’école des Sentiers, située à Charlesbourg, à Québec, n’ont pas eu gain de cause dans cette histoire. 

La juge Nancy Bonsaint a conclu qu’aucune faute civile n’a été commise. Le Tribunal met également de l’avant le fait que le zéro était attribué à un travail qui valait seulement 1,5 % de la note finale du cours de français. 

Le plagiat en cause 

À l’automne 2022, Mme Poulin soupçonne Florence de plagiat lors d’un travail de composition réalisé avec une coéquipière. 

Une autre équipe de la classe s’est retrouvée avec un texte semblable. Ainsi, puisque la professeure était incapable de savoir quel duo avait copié l’autre, la direction de l’école a décidé, d’un commun accord avec Mme Poulin, que les quatre étudiants allaient avoir la note de zéro. 

Les parents de Florence mentionnent que l’adolescente était « détruite » par la situation. Elle a toujours été une bonne élève et tricher est contre ses valeurs. C’est une jeune fille intègre, selon sa famille. 

Constatant la frustration des parents, la direction a proposé à Florence de reprendre son évaluation. Les parents ont toutefois refusé cette proposition et se sont tournés vers la justice, en entament une poursuite en Cour supérieure à l’été 2023.

Le zéro n’a pas la cote

En 2018, une étude concernant le plagiat a été menée auprès d’une population de 300 étudiants de dernière année inscrits dans un programme de formation à l’enseignement à l’Université Laval. 

« Si les répondants surprennent un élève à plagier, 10 % d’entre eux indiquent qu’ils lui mettraient la note zéro […]. Plus de 90 % ont écrit qu’ils en parleraient avec l’élève pour lui présenter les règles du plagiat et lui demander de refaire son travail », relève l’étude. Ainsi, la grande majorité irait avec une approche éthico-pédagogique, plutôt que de faire échouer l’étudiant. 

Un processus stressant 

La juge comprend la souffrance vécue par Florence en raison de son échec. Néanmoins, elle déplore le fait que les parents de la jeune fille se soient acharnés sur l’enseignante. La magistrate mentionne qu’un tel processus peut être très stressant.

« Il y a lieu de faire preuve de retenue et de s’en remettre aux décisions prises par les enseignants et les directions d’école […], dans le cadre de leurs fonctions. Bien qu’il puisse en résulter, à l’occasion, un certain sentiment d’injustice […] », mentionne Nancy Bonsaint, juge à la Cour supérieure.

*Prénom fictif pour préserver l’anonymat de l’élève

Preuve de ma publication sur Instagram : 


Collision en mer du Nord: les « feux de l’enfer » continuent

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Environnement International

Maïka Thomson

L’incendie causé par la collision entre un pétrolier et un cargo en mer du Nord au large de l’Angleterre se poursuit mardi matin. Ayant débuté dans la nuit de lundi à mardi, les dégâts environnementaux qui pourraient s’en suivre sont préoccupants.

Le porte-conteneur Solong a percuté le pétrolier Stena Immaculate alors que celui-ci était à l’ancre, causant une collision, lundi. 36 membres de l’équipage du Stena ont été ramenés sur terre sains et saufs, mais un marin manque toujours à l’appel. Les recherches le concernant ont pris fin durant la nuit.

« L’incendie a fait rage toute la nuit et il est toujours en cours mardi matin », a affirmé Martyn Boyers, directeur du port de Grimsby. Le feu aurait été causé par le cyanure de sodium, un gaz inflammable et toxique au contact de l’eau. Le cargo en transportait 15 conteneurs, en plus d’une quantité non déterminée d’alcool. De plus, l’un des réservoirs du pétrolier contenait du kérosène et a été brisé, causant une fuite importante.

Le feu s’est propagé sur les deux bateaux et a continué pendant la nuit. Le Solong serait toujours en feu tandis que l’incendie à l’intérieur du Stena aurait diminué. Les deux bateaux font toujours l’objet d’une surveillance, et des garde-côtes britanniques ont entamé une opération de secours majeure. Des navires de sécurité sont sur place et d’autres navires avec les moyens de lutter contre les flammes arriveront plus tard.

Des craintes pour l’environnement

Dû à la quantité importante de matière toxique, notamment le cyanure et le kérosène, des risques de pollution sont à prévoir. L’ONG Greenpeace a d’ailleurs émis des inquiétudes quant à ces risques toxiques pour la vie marine. « Le kérosène qui a pénétré dans l’eau à proximité d’une zone de reproduction des marsouins est toxique pour les poissons et autres créatures marines », a expliqué Paul Johnston, scientifique aux laboratoires de recherche de Greenpeace à l’université d’Exeter. Des habitants de Grimsby s’inquiètent également pour la faune suite à l’incident.

Cela étant dit, la fuite de kérosène ne constituerait pas une menace majeure pour l’environnement aquatique. Selon Ivan Vince, directeur du cabinet ASK Consulting, spécialisé en sécurité des risques environnementaux, « l’essentiel va s’évaporer rapidement, et ce qui ne s’évapore pas sera dégradé assez rapidement par les micro-organismes marins ». Cependant, le cyanure de sodium à bord du cargo pourrait poser plus de problèmes.

Intentions criminelles?

Plusieurs spéculations quant aux circonstances de la collision ont été émises. Selon plusieurs, le Solong a semblé apparaître de nulle part lorsqu’il a heurté le Stona Immaculate, amenant des doutes.

Pour le moment, la possibilité qu’un acte criminel soit en cause est cependant écartée. « La Direction des enquêtes sur les accidents maritimes va évidemment procéder à l’évaluation préliminaire de la collision. D’après ce que je comprends, il n’y a pas de raison de penser pour l’instant qu’il s’agit d’un acte criminel », a déclaré le porte-parole du premier ministre brittanique Keir Starmer.

Rodrigo Duterte, ancien président des Philippines, arrêté pour crime contre l’humanité

11 mars 2025 - Par - Catégorie : International Politique

Laurent Larose

(Manille) L’ancien chef d’État a été arrêté ce mardi par la police à Manille sur un mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, perpétrés dans le cadre de la guerre contre les stupéfiants.

L’organisation de défense des droits de l’homme estime que cette campagne, menée entre 2016 et 2022, a bafoué les droits fondamentaux. Des milliers d’hommes ont été tués par des policiers sans avoir bénéficié d’un procès ou sans qu’il ait été prouvé qu’ils étaient liés au trafic de stupéfiants.

Selon son parti, Rodrigo Duterte est toujours détenu sur la base aérienne de Villamor, à Manille, tandis que l’une de ses filles, la vice-présidente des Philippines, Sara Duterte, a affirmé qu’il allait être transféré aux Pays-Bas.

« Au moment où j’écris ces lignes, il est en train d’être emmené de force à La Haye (Pays-Bas) ce soir », a déclaré cette dernière. « Ce n’est pas de la justice, c’est de l’oppression et de la persécution », a-t-elle ajouté, affirmant que son père n’avait pas pu faire valoir ses droits devant la justice philippine.

« La Cour suprême n’acceptera pas cela. Nous n’avons pas de traité d’extradition », a martelé Rodrigo Duterte.

«Justic

Plus de 6 000 personnes ont été tuées entre 2016 et 2022 lors d’opérations anti-drogue, selon les données officielles publiées par les autorités philippines. Cependant, selon les procureurs de la CPI, le nombre réel de victimes se situerait entre 12 000 et 30 000 morts.

Au début de cette campagne contre les narcotrafiquants, Rodrigo Duterte avait ordonné aux policiers de tirer mortellement sur les personnes soupçonnées de trafic de stupéfiants si leur vie était en danger.

Pour se défendre, il a déclaré que cette répression avait pour but de sauver des familles et d’éviter que les Philippines ne deviennent un « État narco politique ».

« J’ai fait ce que j’avais à faire et, que vous le croyiez ou non, je l’ai fait pour mon pays », a-t-il ajouté à la fin de son mandat.

Le regard de la population

Certains pourraient penser que la population le déteste et se réjouit de son arrestation. Pourtant, l’ancien chef de l’État reste extrêmement populaire aux Philippines, un pays confronté à une crise de stupéfiants depuis plusieurs décennies, notamment avec la prolifération de la méthamphétamine. Ce problème est si grave que beaucoup ont soutenu ses méthodes expéditives face à la criminalité.

Pour d’autres, en revanche, l’arrestation de Rodrigo Duterte est un soulagement et une étape cruciale pour rendre justice aux familles des victimes.

« Mon fils a enfin obtenu justice », s’est félicitée Luzviminda Dela Cruz auprès de l’AFP. Son fils de 19 ans avait été abattu par la police en 2017.

« Les mères dont les maris et les enfants ont été tués à cause de la guerre contre la drogue sont très heureuses, car elles attendaient cela depuis très longtemps », a également déclaré Rubilyn Litao, coordinatrice de l’association Rise Up for Life and for Rights.

Une possible pandémie : de la COVID-19 à la rougeole ?

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Constance Pomerleau 

Une diminution du taux de vaccination contre la rougeole est remarquée dans les écoles secondaires et primaires du Québec depuis les 5 dernières années. Les cas de rougeoles augmentent partout dans le pays. 

Depuis le début de l’année 2025, un recensement de 227 cas de rougeoles a été enregistré. Soit, un nombre qui dépasse tous les cas enregistrés dans l’année 2024. (Noovo)

La santé publique souhaite que 95 % des jeunes soient vaccinés contre la rougeole. D’où l’importance de faire ces vaccinations au cours de leur scolarité. Cependant, seulement 1 école sur 3, dans tout le Québec, atteint le 95 % de vaccination. Pour le reste, les statistiques sont autour de 89 %. Une diminution remarquée depuis la pandémie. 

Une petite différence de seulement 6 %, mais une énorme différence face à la maladie la plus contagieuse au monde. 

« Ça peut déjà sembler élevé, 90 %, mais avec la rougeole, ça nous prend une couverture vaccinale qui est très élevée pour éviter qu’il y ait une éclosion, » partage la professeure adjointe au Département de médecine sociale et préventive de l’Université Laval Marilou Kiely. (Radio-Canada)

Une maladie facilement transmise

La rougeole se propage par aérosols et plus rapidement que la COVID-19. Une fois la personne contaminée, elle peut propager le virus jusqu’à 16 autres personnes non vaccinées. 

Cette maladie est notamment remarquable par le développement d’une éruption cutanée. Soit, des taches et des plaques rouges sur la peau en plus de la toux et de la fièvre. La guérison peut prendre jusqu’à trois semaines. Des complications telles que des otites, des pneumonies, une perte de la vue, une perte de l’ouïe ou encore la mort peuvent se produire. 

 « Le gouvernement du Québec n’en fait vraiment pas assez pour atteindre l’ensemble de la population. Pendant la pandémie, il avait pourtant fait beaucoup d’efforts — et consacré du financement — pour sensibiliser et trouver des stratégies créatives afin d’inciter les gens à se faire vacciner. Ce n’est plus le cas, » affirme la Dre Ananya Banerjee, professeure adjointe au Département d’épidémiologie, de biostatistique et de santé au travail de l’Université McGill, à Radio-Canada.

Accessibilité ou désinformation ?

Cette nouvelle tendance a été déclarée « inquiétante » par l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam.

Elle peut aussi être associée à la désinformation entourant le processus de vaccination et l’augmentation en popularité du mouvement antivaccin. Il y a, cependant, d’autres facteurs. 

« Je pense que la majorité de la population n’est pas antivaccin. Il y a certainement un pourcentage qui ne croira jamais au vaccin. Mais, pour la majorité de la population, je pense que c’est plus la difficulté d’accès et le fait qu’il n’y a pas la même continuité dans le système de santé, » affirme l’épidémiologiste et le cardiologue, Christopher Labos, à Radio-Canada.

La région de Montréal est la région ayant le pire taux de vaccination. Avant la pandémie, la couverture vaccinale de toutes les écoles de Montréal était de 85 %. Depuis la pandémie, cette couverture a chuté à 82 %. C’est la région où la population ne semble pas « avoir recours » (Radio-Canada) aux vaccins. 

L’ancien président des Phillippines Rodrigo Duterte arrêté pour crimes contre l’humanité

11 mars 2025 - Par - Catégorie : International Politique

Romy Clermont

Philippines – L’ex-président philippin, Rodrigo Duterte, a été arrêté pour crimes contre l’humanité à l’aéroport de Manille, ce 11 mars. Son arrestation suit un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) en réponse à sa guerre contre les stupéfiants menée pendant sa présidence.

« Tôt ce matin, Interpol Manille a reçu la copie officielle d’un mandat d’arrêt émis par la CPI », a annoncé la présidence des Philippines. L’ancien président a été arrêté alors qu’il revenait d’un court voyage à Hong Kong. Sa fille, la vice-présidente philippine, Sara Duterte, a confirmé qu’il est en cours de transfèrement à La Haye aux Pays-Bas où se trouve le siège de la CPI.

Une guerre meurtrière

En 2019, sous les ordres de Duterte, les Philippines ont quitté la CPI. La Cour a tout de même maintenu sa juridiction et a conduit une enquête contre l’initiative meurtrière menée par l’ex-président philippin, la guerre contre les stupéfiants, qu’elle considère comme un crime contre l’humanité.

Président des Philippines entre 2016 et 2022, Rodrigo Duterte est reconnu pour sa violente guerre contre les stupéfiants qui a fait des milliers de morts aux Philippines. Au moment de son élection, il avait promis aux citoyens philippins (e) s de détruire le trafic de drogues et d’éliminer la corruption et la criminalité dans le pays.

Suivant les ordres de Rodrigo Duterte, l’armée et les forces policières traquaient les trafiquants de drogues et les exécutaient. Les civils ayant une arme à feu en leur possession détenaient également le droit de tuer les personnes suspectées de participer au trafic de drogues.

Cette campagne, lancée en 2016, a mené à une diminution de 30% de la population des Philippines. La CPI estime que cette guerre contre les stupéfiants a fait entre 12 000 et 30 000, alors que le gouvernement philippin en estime 6000.

Oppositions à l’arrestation

Pendant son séjour à Hong Kong, l’ex-président s’est adressé à une foule de travailleurs philippins. Il a traité les enquêteurs de la CPI de « fils de putes », mais a précisé qu’il « accepterait » d’être arrêté.

« Quelle est la loi (sur le fondement de laquelle, j’ai été arrêté) et quel est le crime que j’ai commis ? Prouvez-moi maintenant la base légale de ma présence ici », demande Rodrigo Duterte dans une vidéo diffusée sur le compte Instagram de sa fille Veronica. L’ancien président et ses proches sont opposés à son arrestation et remettent en question sa légitimité.

Selon l’ancien conseiller juridique de la présidence, Salvador Panelo, l’arrestation de l’ex-président est « illégale ». « La police nationale philippine n’a pas autorisé l’un de ses avocats à le rencontrer à l’aéroport et à remettre en question la base juridique de (son) arrestation », a-t-il dit. Selon M. Panelo, la CPI n’a pas fourni une version papier du mandat d’arrêt.

L’ancien président des Philippines reste populaire parmi la population. Plusieurs citoyens ont soutenu son initiative pour éliminer le trafic de stupéfiants dans le pays. Malgré son arrestation, Rodrigo Duterte est en lice pour devenir maire de Davao, poste qu’il a occupé pendant 21 ans.