L’ascension de Télé-Métropole et l’héritage de Joseph-Alexandre DeSève

15 avril 2025 - Par - Catégorie : culture

L’audace de Joseph-Alexandre DeSève: la naissance d’une télévision populaire et québécoise

En ce début des années 1960, le Québec entre dans une ère de bouleversements culturels et médiatiques sans précédent. À Montréal, le paysage audiovisuel se transforme radicalement avec l’arrivée d’un nouveau joueur sur les ondes hertziennes : Télé-Métropole, première chaîne de télévision privée francophone au pays. Derrière cette initiative pionnière se cache un homme avec une vision : Joseph-Alexandre DeSève.

Né à Montréal le 14 septembre 1896, DeSève consacre sa vie à la promotion du divertissement en français, d’abord à travers le cinéma, puis en tant que fondateur de Télé-Métropole, qui deviendra le réseau TVA. Il s’éteint dans sa ville natale le 3 septembre 1968, mais laisse derrière lui un legs durable : celui d’un espace médiatique francophone privé, populaire et accessible.

Un parcours enraciné dans le cinéma francophone

Avant d’imaginer une chaîne de télévision, DeSève bâtit sa réputation dans le monde du cinéma, à une époque où les productions hollywoodiennes dominent les écrans québécois. Il débute dans la distribution de films français en cofondant Franco-Canada Films avec Édouard Garand, puis rejoints, en 1934, la société France-Film, où il gravit les échelons pour en devenir président-directeur général en 1948.

Sous sa direction, France-Film participe à la production de plusieurs grandes œuvres du cinéma québécois naissant, dont Le Gros Bill, Tit-Coq et La Petite Aurore, l’enfant martyre. Ces films, profondément enracinés dans la réalité locale, captent l’imaginaire populaire et posent les bases d’un cinéma national. En parallèle, DeSève prend la direction de plusieurs salles prestigieuses de Montréal, telles que le Théâtre Saint-Denis, le Beaubien, le National et l’Arcade, consolidant son influence dans l’univers du divertissement.

La télévision comme prolongement culturel

L’arrivée de la télévision au Québec en 1952 éveille rapidement son intérêt. Dès les débuts de Radio-Canada à Montréal, DeSève vend ses films à la société d’État. Deux ans plus tard, en 1954, il fonde avec Paul L’Anglais la société Télé-International Corporation, qui produit des émissions destinées à la télévision publique. Mais l’homme voit plus grand : créer une chaîne privée, québécoise, indépendante, capable de parler directement aux téléspectateurs dans leur langue, et selon leurs référents culturels.

Lorsque le gouvernement de John Diefenbaker annonce à l’été 1959 qu’il autorisera bientôt la création de postes privés à Montréal, DeSève se lance. Avec L’Anglais, Jean-Paul Ladouceur, André Ouimet et Maurice Godbout, il dépose une demande officielle pour obtenir une licence d’exploitation. Le projet est accepté en mars 1960 : Télé-Métropole (CFTM-TV) voit le jour, devenant ainsi la première chaîne privée francophone à émettre depuis Montréal, sur le canal 10.

La programmation initiale proposée est ambitieuse : bulletins de nouvelles, pièces de théâtre locales, émissions musicales, films, cours universitaires les week-ends… La chaîne est autorisée à diffuser dans un rayon de 100 kilomètres autour de Montréal, atteignant un vaste public.

J.A. DeSève accompagné de Paul L’Anglais, à gauche. Entre eux, Roland Giguère. Source : Cinémathèque québécoise, 1998.2157.PH.6285

Une équipe solide pour un pari audacieux

Pour structurer sa station, Joseph-Alexandre DeSève recrute une équipe solide, composée de professionnels chevronnés issus des milieux du cinéma, de la radio et de la production télévisuelle. Il nomme Paul L’Anglais au poste de vice-président, André Ouimet comme deuxième vice-président et contrôleur général, et Jean-Paul Ladouceur à la réalisation. Maurice Bastien prend la tête du service du film, tandis que Roméo Gariépy est chargé du département des caméras.

Mais ce sont surtout trois figures clés qui donnent à la station sa couleur distincte : Roland Giguère, ancien directeur de production à Radio-Canada, devient directeur général ; Robert L’Herbier élabore la programmation ; et Claude Lapointe, voix bien connue de CKAC, structure un service de nouvelles. C’est un défi de taille, mais les ressources sont bien utilisées.

« Dès le début, Télé-Métropole a été centrée sur des émissions populaires, des téléromans, des jeux, des choses comme ça. Ça a tout de suite marché auprès d’un large public », observe Claude Martin, analyste des médias et professeur retraité de l’Université de Montréal.

Une télévision de proximité, populaire et québécoise

Contrairement à Radio-Canada, Télé-Métropole adopte un ton plus familier, un style plus accessible, et cible directement la population montréalaise et québécoise. Ce positionnement assumé fait parfois froncer les sourcils dans les milieux intellectuels.

« Il y a eu un rejet au départ par les classes scolarisées, parce que ça ne s’adressait pas au même public, explique Claude Martin. Une des raisons, c’est aussi : qui sont les propriétaires ? Ce n’est pas un organisme fédéral, c’est un groupe d’hommes d’affaires québécois, issus de la culture populaire. »

Mais cette indépendance, ce regard québécois assumé, permet justement de proposer un contenu alternatif, enraciné. DeSève va même plus loin : en important des films français non censurés, il brise le monopole américain sur les écrans du Québec, participant à un élargissement des horizons culturels.

« Quand on lit Michel Tremblay, il nous parle d’un temps où il allait voir des films américains, parce que c’était tout ce qu’il y avait, raconte Martin. DeSève, lui, a amené autre chose. Il a importé du cinéma de France, et ça a fait une vraie différence. »

Une riposte à Radio-Canada — et un modèle repris

L’effet est immédiat. La nouvelle chaîne rencontre un succès fulgurant. Ses émissions attirent une large audience. Les cotes d’écoute montent rapidement.

« Ça fonctionnait. Radio-Canada a été ébranlée, vraiment. Et petit à petit, la société d’État s’est mise à faire… comme Télé-Métropole ! », note Claude Martin.

Pour Martin, Télé-Métropole ne marque pas seulement une rupture stylistique ou technique. Elle incarne aussi une vision du journalisme plus diversifiée, moins centralisée. Même si les débuts sont dominés par des contenus plus économiques à produire (jeux, fictions traduites), le journalisme prend rapidement sa place.

« Moi qui suis un analyste des médias, dit-il, je n’écouterais pas les nouvelles de la même façon si je n’avais pas accès à plus qu’un seul point de vue. Télé-Métropole, c’est ça aussi : une autre voix.

Télé-Métropole : naissance d’une révolution télévisuelle québécoise

Le 19 février 1961 marque une date clé dans l’histoire médiatique du Québec. Ce jour-là, dans une ambiance d’enthousiasme et d’attentes, la station de télévision Télé-Métropole (CFTM-TV) est officiellement mise en ondes, devenant ainsi la deuxième chaîne de télévision privée francophone de la province.

Appartenant à Joseph Alexandre DeSève, figure marquante du monde des affaires et fervent défenseur de la culture francophone, Télé-Métropole s’impose immédiatement comme une alternative résolument différente à la télévision d’État, Radio-Canada, alors prédominante et presque sans concurrent sur le territoire québécois.

Une équipe réduite, une ambition immense

Quelques semaines avant le lancement officiel de la station, en janvier 1961, Claude Lapointe est nommé à la tête du Service des nouvelles. Il forme une petite équipe de journalistes et techniciens – quatre rédacteurs et une secrétaire – qui travaillent sans relâche pendant six mois pour mettre sur pied le tout premier bulletin d’information de la chaîne. Malgré des ressources modestes, l’équipe réussit à produire un contenu informatif qui se distingue par sa pertinence locale.

La stratégie est claire : contrairement à Radio-Canada, qui doit couvrir l’ensemble du territoire canadien en français, CFTM concentre ses efforts sur Montréal, le Québec, et les nouvelles nationales.

« Le journal télévisé de Télé-Métropole, c’était celui du Québec francophone, pas celui de la francophonie canadienne dispersée. C’est ce qui le rendait plus pertinent pour nous », souligne Martin.

Cette orientation s’illustre notamment lors des élections fédérales de 1968, dont les résultats sont, pour la première fois, diffusés en couleur par la chaîne. Grâce à une coordination nationale avec La Presse canadienne, CTV et Radio-Canada, CFTM parvient à offrir une couverture électorale crédible et percutante avec seulement huit rédacteurs, cinq caméramans et deux réalisateurs, appuyés par trois unités mobiles.

Une télévision « moins chère » … mais plus proche du public

La logique de fonctionnement de Télé-Métropole repose aussi sur la rentabilité et la flexibilité. L’émission électorale de 1968, par exemple, coûte à la station environ 40 000 dollars — une somme dérisoire comparée aux 300 000 dollars investis par Radio-Canada pour une production équivalente.

« C’est toujours coûteux de faire de l’information, admet Claude Martin. Mais Télé-Métropole a prouvé qu’on pouvait faire du journalisme de qualité avec moins de moyens. Ils ont su trouver un équilibre entre efficacité et pertinence. »

La programmation informative prend d’ailleurs de plus en plus de place à l’antenne au fil des années, au point de devenir l’un des piliers de la chaîne.

« Il faut le dire : avoir plusieurs sources d’information change la manière dont on comprend le monde », précise Martin.

Un modèle québécois sans contraintes fédérales

L’autre force de Télé-Métropole réside dans sa liberté éditoriale. Contrairement à Radio-Canada, qui appartient à l’État fédéral et doit répondre aux exigences d’un auditoire réparti sur tout le territoire canadien, Télé-Métropole n’a de comptes à rendre qu’à son public québécois.

« Radio-Canada, c’est une institution qui doit marcher sur des œufs. Il faut plaire à Toronto, à Moncton, à Vancouver… C’est un casse-tête. À cause de ça, leur téléjournal manque parfois de résonance locale. Télé-Métropole, elle, peut parler directement au Québec, sans filtre », résume Martin.

Un héritage encore vivant

Dès les années 1960, la chaîne devient la plus grande station de télévision privée francophone du Québec, avec une portée de 100 kilomètres autour de Montréal. En 1962, le premier débat télévisé entre chefs politiques est suivi par plus de deux millions de téléspectateurs, une performance historique.

La création en 1965 de JPL Production inc. (devenue TVA Productions) élargit encore l’offre de contenu original. Et en 1968, la ville de Montréal décide de renommer la rue longeant les studios de la chaîne “rue Alexandre-DeSève”, en hommage à l’homme visionnaire qui a redéfini la télévision québécoise.

« Télé-Métropole a été une révolution tranquille à elle seule, conclut Claude Martin. C’était une réponse directe à une réalité culturelle étouffée. Aujourd’hui encore, on en ressent les effets dans notre manière de regarder, de comprendre et de discuter de l’actualité. »

Naissance de TVA : l’audace de Télé-Métropole et la Révolution tranquille de la télévision québécoise

À l’ère où les téléviseurs deviennent des meubles essentiels dans tous les salons québécois, un virage s’opère silencieusement, mais puissamment, au sein du paysage médiatique de la province. Un virage mené par une station privée de Montréal — Télé-Métropole— qui, dès les années 1960, ose penser la télévision autrement. Et qui, en 1971, donnera naissance au réseau TVA, aujourd’hui encore pilier de l’identité télévisuelle francophone.

Une idée qui germe : partager le signal, tisser un réseau

Le germe du réseau TVA apparaît en 1963, lorsque CJPM-TV de Chicoutimi, nouvellement créée, commence à partager sa programmation avec CFTM-TV. En 1964, CFCM-TV à Québec emboîte le pas. L’idée d’un réseau se dessine : pourquoi ne pas coordonner la diffusion de contenus entre plusieurs stations privées francophones ?

« Il n’y avait pas encore de TVA à ce moment-là. Juste une entente de bonne foi entre stations qui voulaient faire plus avec moins. Mais surtout, qui voulaient servir leur monde », rappelle Martin.

Pendant plusieurs années, cette collaboration demeure informelle. Mais en 1971, tout change.

1971 : la naissance officielle du réseau TVA

Le 5 septembre 1971, à 22 h 30, le bulletin Les nouvelles TVA est diffusé pour la première fois. Quelques jours plus tard, une émission spéciale intitulée Bienvenue TVA marque le lancement officiel du réseau TVA — pour Télédiffuseurs associés. C’est un moment charnière dans l’histoire des médias québécois.

À ses débuts, TVA regroupe trois stations principales : CFTM (Montréal), CFCM (Québec), CJPM (Chicoutimi). Ces stations diffusent certaines émissions en simultané, mais conservent leur autonomie régionale. Le modèle, novateur pour l’époque, repose sur une grille centralisée autour de Montréal, tout en laissant place à des décrochages locaux : nouvelles, météo, publicités, et mêmes émissions originales.

« C’était malin, vraiment. On avait un réseau national sans perdre le contact local. C’est pour ça que TVA a si bien fonctionné dès le début », analyse Martin.

Expansion et domination : la montée en puissance de TVA

Entre 1973 et 1978, TVA élargit considérablement sa couverture : CHLT-TV à Sherbrooke (1973), CFVO-TV à Hull/Ottawa (1974), CHEM-TV à Trois-Rivières (1976), CFER-TV à Rimouski, CFEM-TV à Rouyn-Noranda et CIMT-TV à Rivière-du-Loup (1978).

En moins d’une décennie, le réseau couvre plus de 98 % de la population francophone du Québec. Le CRTC reconnaît officiellement TVA comme une véritable alternative privée à Radio-Canada sur le plan national.

Mais derrière ce succès régional se cache une réalité : la domination croissante de CFTM, qui produit à elle seule 90 % de la programmation du réseau dès les années 1980.

« TVA, c’était CFTM. Point. Les autres stations relayaient, adaptaient un peu, mais la machine créative était à Montréal. Quand CFTM coupait pour un bulletin de nouvelles, tout le réseau était affecté », se souvient Martin.

La structuration des nouvelles

En 1982, TVA se réorganise. L’information devient un pilier stratégique, avec des émissions d’affaires publiques, sportives et politiques.

En septembre 1986, TVA adopte des standards de production clairs pour ses bulletins. Inspirés de ses Principes d’action, ces protocoles encadrent la mise en ondes, le traitement des nouvelles, et l’éthique journalistique du réseau.

« Télé-Métropole a été importante, même si au début, il y avait peut-être moins de ressources que d’autres. Aujourd’hui, lorsqu’on écoute les nouvelles à TVA et à Radio-Canada, c’est franchement différent. C’est vraiment formidable », note Martin.

SEMAINE DU 30 AOÛT AU 6 SEPTEMBRE 1971 — PAGE 33https://collections.banq.qc.ca/retrieve/13223987

Une révolution tranquille, mais décisive

Le réseau TVA n’est pas né d’un décret politique, mais d’une nécessité culturelle. Née de l’audace de Télé-Métropole, renforcée par l’alliance de stations régionales, et consolidée par une vision claire de son public, TVA devient en quelques décennies la voix médiatique dominante du Québec francophone.

« On ne peut pas être une société qui existe si on écoute juste des nouvelles américaines. TVA, ça a été un outil pour se raconter, pour s’entendre, pour se reconnaître », conclut Claude Martin.

Aujourd’hui, bien des choses ont changé. Les plateformes numériques, les balados, les réseaux sociaux bousculent les vieux modèles. Mais la leçon demeure : pour exister, une culture doit avoir ses propres médias. Et TVA, plus qu’un simple réseau, en a été le témoin et le vecteur.

 

Pierre Bruneau : l’homme d’antenne au cœur des Québécois

Par-delà les décennies, il n’a jamais levé le ton. Il n’a jamais eu besoin de crier pour se faire entendre. Depuis 1976, Pierre Bruneau a fait bien plus que livrer les nouvelles : il a incarné la voix tranquille mais assurée d’un Québec en perpétuelle transformation.

Lorsqu’il prend les commandes du bulletin de 18 h à Télé-Métropole — qui deviendra TVA — Pierre Bruneau n’imagine probablement pas qu’il deviendra, au fil des ans, le visage le plus emblématique de l’information télévisée québécoise. Il a traversé les époques comme on traverse un fleuve : avec constance, calme et lucidité. De la soirée référendaire de 1980 à la tragédie de Polytechnique, de la crise d’Oka aux tempêtes de verglas, Pierre Bruneau a été un repère dans la tourmente.

Avec Janette Bertrand en 1987 remportant son premier prix MétroStarhttps://www.pressreader.com/canada/echos-vedettes/20220616/284017605748380

Une voix

En 1987, la remise d’un prix Métrostar marque un tournant. Ce n’est pas qu’un trophée : c’est la première reconnaissance populaire pour un homme de nouvelles de TVA. À l’époque, les journalistes eux-mêmes évitent de mentionner qu’ils travaillent pour le réseau, encore perçu comme le petit joueur face à Radio-Canada. Mais Pierre Bruneau croit en la mission. Il défend une approche journalistique centrée sur la proximité, l’humain et la rigueur, malgré les moyens techniques modestes du réseau à l’époque. Il se souvient, fier, de la fameuse soirée référendaire de 1980, où TVA avait osé diffuser des bandeaux d’information, même durant les pauses publicitaires. Une première audace parmi tant d’autres.

Un ambassadeur malgré lui

Il ne participait pas aux décisions corporatives de Québecor, mais en était sans contredit le visage le plus crédible. Pierre Bruneau a porté TVA à bout de voix, devenant un ambassadeur médiatique unique, consolidant la place de Québecor dans l’univers médiatique québécois. Il en a vu les transformations, parfois critiqué la concentration des médias, mais a toujours gardé comme ligne directrice le service au public.

L’actualité comme mission, le public comme boussole

Bruneau n’a jamais craint de parler de ses collaborateurs, au contraire. Il les encense, les nomme : Pierre Nadeau, « l’icône journalistique d’une génération », Claude Charron, Michel C. Auger, Sophie Thibault. Il ne s’est jamais vu comme une vedette isolée, mais bien comme le capitaine d’un navire collectif.

Mais derrière l’ancrage professionnel, il y a l’homme. Le père qui a traversé la maladie et la perte de son fils Charles, une épreuve dont il a parlé avec pudeur, recevant en retour un immense élan d’amour du public. Cette proximité avec les Québécois est réciproque. « C’est captivant de voir comment j’ai pu rester connecté avec la population », dit-il. Pour lui, le téléspectateur a toujours été souverain : « Ce sont eux qui nous choisissent, avec leur zapette. »

Des bulletins qui traversent les générations

Il se dit touché de voir des gens lui raconter qu’ils regardaient le bulletin avec leurs parents, et le regardent maintenant avec leurs enfants. Il est devenu un personnage dans la vie des gens, presque un membre de la famille. Un rôle qu’il n’a jamais pris à la légère. « On ne peut pas le nier… »

En juin 2022, il prend sa retraite. Sans éclat. Sans drame. Fidèle à lui-même. Sophie Thibault prend la relève de l’édition de 22 h, dans la continuité de ce qu’il a bâti. Et TVA continue de porter les marques de son influence : crédibilité, proximité, humilité.

Pierre Bruneau n’a pas seulement été le lecteur des nouvelles, il en a été le témoin lucide, le passeur empathique.

Vidéotron : Une percée dans l’univers télévisuel

Le 14 juillet 1986, une nouvelle passe presque inaperçue aux yeux du grand public : Vidéotron, entreprise alors surtout connue pour ses câbles coaxiaux et sa téléphonie résidentielle, annonce l’acquisition de Télé-Métropole, principale station de télévision privée au Québec. Ce geste, pourtant, transformera à jamais le paysage médiatique francophone en Amérique du Nord

Claude Martin, analyste des médias et professeur retraité en communication, résume l’impact de cette fusion en quelques mots : « C’est là qu’on a compris que la télé, ce n’était plus juste un poste dans le salon. C’était un système, un réseau, un empire en devenir. »

De la câblodistribution à la conquête du contenu

Fondée en 1964, Vidéotron s’est rapidement imposée comme chef de file dans le domaine de la câblodistribution au Québec. Mais c’est son entrée en bourse en 1985 et, surtout, l’acquisition de Télé-Métropole en 1986 — pour 134,1 millions de dollars — qui témoignent de son ambition nouvelle : celle de produire le contenu qu’elle diffuse.

L’opération, approuvée par le CRTC le 28 janvier 1987, donne à Vidéotron le contrôle de 40,7 % du capital-actions et 99,6 % des droits de vote de Télé-Métropole. Elle propulse André Chagnon à la tête de ce nouvel ensemble, à un moment où la télévision privée francophone est en pleine expansion.

« C’était une vision stratégique. Ceux qui contrôlent les câbles voulaient aussi contrôler ce qu’il y a dessus. Une logique intégrée. Et on le voit encore aujourd’hui avec les géants comme Bell ou Rogers. » se souvient Claude Martin.

Télé-Métropole, Pathonic, et l’ascension du Réseau TVA

En 1988, une autre transaction majeure survient : Télé-Métropole rachète 93 % du réseau Pathonic, un ensemble de stations régionales déjà sous l’égide de Vidéotron. Coût de l’opération : 67 millions de dollars, surpassant l’offre concurrente de Cogeco. Le CRTC confirme cette acquisition en juillet 1989.

Le résultat ? Une concentration sans précédent dans la télévision québécoise. Le réseau TVA, déjà constitué autour de CFTM, CJPM et CFCM, se voit désormais élargi et consolidé. « TVA, c’est devenu un vrai réseau. Il y avait une identité visuelle, une structure cohérente », commente Martin.

Les années 1990 : TVA devient un géant

En 1995, TVA atteint un sommet : elle devient le principal producteur et diffuseur de contenu francophone en Amérique du Nord. Le réseau propose 2 000 heures de divertissement et 1 200 heures d’information par an, battant à plate couture tous les autres diffuseurs privés du pays.

L’année suivante, TVA fonde LCN (Le Canal Nouvelles), qui sera lancé le 8 septembre 1997, et devient partenaire de Canal Indigo. En 1998, Télé-Métropole devient Groupe TVA, lance TVA.ca, et obtient le statut de réseau national.

LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 SEPTEMBRE 1990 https://collections.banq.qc.ca/retrieve/4447880

L’ombre des Péladeau : du journalisme populaire à la convergence médiatique

À l’aube du XXIe siècle, Québecor, fondée par Pierre Péladeau, fait une entrée fracassante dans le monde de la télévision. L’entreprise, déjà bien ancrée dans le monde de la presse écrite avec le Journal de Montréal, adopte dès les années 1950 une approche de journalisme de proximité, souvent critiquée pour son sensationnalisme, mais défendue pour sa capacité à rejoindre le « vrai monde ».

« Oui, il y avait du sensationnalisme. Mais dans ces pages, il y avait aussi des journalistes sérieux. Et surtout, Pierre Péladeau disait toujours : Si je n’avais pas mon journal, ces gens-là ne liraient jamais rien. Et il avait raison », nuance Claude Martin.

Son fils, Pierre Karl Péladeau, né en 1961, entre dans l’entreprise familiale dès l’adolescence. En 2000, Québecor rachète Vidéotron pour 5,4 milliards de dollars, évinçant au passage l’offre de Rogers avec l’aide décisive de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Ce rachat inclut TVA, Publications TVA, et tout l’écosystème de diffusion de contenu québécois. Un tournant décisif.

« C’est un retour aux sources. Un peu comme DeSève, Pierre Karl Péladeau vient du monde du contenu. Il connaît le terrain. Et là, il contrôle aussi le câble, l’Internet, les journaux. C’est de la convergence à l’état pur », analyse Martin.

Consolidation et modernisation

Le 5 juillet 2001, le CRTC approuve le transfert de contrôle de TVA à Québecor Média inc., scellant ainsi la domination du groupe. En septembre, Sophie Thibault devient la première femme à occuper le poste de chef d’antenne d’un grand bulletin télévisé de fin de soirée.

Finalement, en 2012, le nom Télé-Métropole est abandonné pour de bon. TVA devient la seule et unique marque de l’entité télévisuelle.

L’importance culturelle de TVA aujourd’hui

Même à l’ère du numérique, la télévision traditionnelle reste la principale source d’information pour 47 % des Canadiens francophones, selon une enquête de l’Université d’Oxford (Reuters Institute for the Study of Journalism, 2018). Claude Martin insiste : « TVA n’a pas juste accompagné les Québécois. Elle les a façonnés. Elle a parlé leur langue, montré leur monde, raconté leurs histoires. Et même dans le tumulte des nouvelles plateformes, elle reste un repère.»

De Vidéotron à TVA, de Pierre Péladeau à Pierre Karl, du câble aux écrans intelligents, le parcours de cette entreprise est plus qu’un « succès story » économique. C’est un récit identitaire, un chapitre fondamental de la culture québécoise contemporaine. « Au Québec, on ne fait pas juste écouter la télé. On s’y voit, on s’y reconnaît. TVA, c’est nous », résume Claude Martin.

Références

  • Trudel, L. (1992) Télé-Métropole et l’avenir de la télévision privée francophone
  • Lever, Y. (2008) Joseph-Alexandre DeSève : Diffuseur d’image. Les éditions Michel Brûlé
  • Sophie Imbeault, Une histoire de la télévision au Québec, Montréal, Fides, 2020.
  • Yves Lever, « J.A. DeSève, diffuseur d’images », Séquences – La revue du cinéma, vol. 258,‎ 2009 (lire en ligne [archive])
  • Agence France-Presse, « Télé-Métropole reste actionnaire de la cinquième chaîne de télévision française », La Presse,‎ 27 septembre 1989, B8
  • Michel Van de Walle, « Télé-Métropole se retire de la Cinq », La Presse,‎ 30 mai 1990, p. D2
  • (en) « Office of Consumer Affairs [archive] », sur ic.gc.ca (consulté le 4 juin 2023).
  • « Bulletin d’information de radiodiffusion CRTC 2010-690 [archive] », sur CRTC, 16 septembre 2010
  • « Calendrier de transition à la télévision numérique (TVN) [archive] » [PDF], sur Industrie Canada, avril 2007, p. 25
  • Barrette, P. (2007). L’avenir de la télévision. 24 images, (131), 56–57.
  • « Décision CRTC 98-488 [archive] », sur CRTC, 29 octobre 1998
  • « L’acquisition de Télé-Métropole s’est faite hier », La Presse, vol. 103, no 98,‎ 29 janvier 1987, p. D1 (ISSN 0317-9249, lire en ligne [archive]).
  • La Presse canadienne, « Le CRTC accorde Pathonic à T.-M. », La Presse, vol. 105, no 272,‎ 27 juillet 1989, A10 (ISSN 0317-9249, lire en ligne [archive]).
  • 5Paule des Rivières et Robert Dutrisac, « Vent de bouleversement dans la télévision privée : Vidéotron vendrait Télé-Métropole à CFCF et ferait l’acquisition de CF Cable », Le Devoir,‎ 10 novembre 1995.
  • Maurice Jannard, « Vidéotron offre de tout acheter », La Presse,‎ 20 avril 1996, A1.
  • « Entente de principe entre Télé-Métropole et Vidéotron », Le Devoir,‎ 5 octobre 1996, p. C3.
  • (Septembre 1986) JALONS DE PROGRÈS. Les standards de l’information au réseau TVA
  • https://ladouceur.ca/page-2/index.html
  • https://broadcasting-history.ca/language/fr/television-2/reseaux-de-television/history-of-the-tva-network/

Élections fédérales 2025 : Campagne déterminante, électorat anxieux

2 avril 2025 - Par - Catégorie : Politique

Les dirigeants des partis parcourent le Canada pour tenter de convaincre les électeurs de leur accorder leur soutien pour le scrutin, prévu pour le 28 avril après une campagne de 36 jours, la durée minimale exigée par la loi. Les Canadiens iront voter dans un contexte particulier, où les menaces de Donald Trump sur la souveraineté et la stabilité économique du pays pèsent lourdement. L’UQAM est allée interroger les citoyens de Sainte-Marie-Saint-Jacques sur comment ils perçoivent la campagne.

Par Samuel Lacasse

Après une semaine de campagne largement dominée par deux principaux candidats – le nouveau premier ministre libéral Mark Carney et le conservateur Pierre Poilievre – les électeurs expriment des préoccupations liées à l’économie: éviter la récession, remettre l’économie en marche et trouver un leader compétent en matière économique pour défendre les intérêts des Canadiens.

Actuellement, les sondages montrent une avance de 4 points pour le Parti libéral, avec 42 % des intentions de vote contre 38 % pour les conservateurs. Les libéraux devancent leurs rivaux en Ontario, au Québec et dans les provinces de l’Atlantique, tandis qu’ils sont à égalité en Colombie-Britannique.

La peur au ventre

« Comme la guerre tarifaire avec Trump, j’ai l’impression que les différents enjeux nous submergent », s’inquiète Alex, un paysagiste de 27 ans, qui préfère prendre ses distances du climat anxiogène de la politique sauf durant la campagne électorale : « Je sais que c’est essentiel de voter et de se tenir informé, mais, au quotidien, l’impacte sur ma santé mentale est trop important », soutient-il avant d’ajouter que « Le climat social est déjà suffisamment politisé, les besoins comme les solutions sont partout autour de nous »

Alex, un paysagiste de 27 ans, réside dans la circonscription.

Si le vote avait lieu aujourd’hui, cela suffirait pour envisager un gouvernement libéral majoritaire, bien qu’il reste encore beaucoup de temps avant le jour du scrutin. « Je redoutais les prochaines élections sachant que les conservateurs semblent être en avance dans les sondages », s’est avancé Malaurie Yelle, une apparitrice de 26 ans au Cégep du Vieux Montréal.

Une question de valeurs

Bien qu’elle n’ait jamais été attirée par les libéraux, Pierre Poilièvre véhicule des idées qui lui font peur : « le droit à l’avortement, l’environnement et les valeurs conservatrices me font craindre un recul alors que le Canada a besoin d’aller de l’avant ». Affirme-t-elle fermement. Le recul sur certaines positions du Parti libéral la rend plus réticente à voter stratégiquement et à maintenir son choix sur le parti qui se rapproche le plus de ses valeurs.

Malaurie Yelle est une apparitrice de 26 ans au Cégep du vieux montréal.

Une chaude lutte s’annonce dans Sainte-Marie-Saint-Jacques alors que le député libéral sortant, Steven Guilbeault affrontera l’historien bloquiste Emmanuel Lapierre et l’épidémiologiste du NPD, Nimâ Machouf. La circonscription ayant longtemps appartenu au Bloc sous Gille Duceppe, M. Lapierre aura l’opportunité de la reprendre aux libéraux.

Matteo Monslave, un étudiant de 18 ans qui votera pour la première fois ne voit qu’un seul choix possible : « j’aimerais que ce soit une personne qui me ressemble et qui rassemble mes valeurs profondes ». Le NPD sera son choix derrière l’isoloir étant, selon lui, le seul véritable parti de gauche crédible.

Matteo Monslave, un étudiant de 18 ans en sport étude.

La mayonnaise donne des crampes

25 mars 2025 - Par - Catégorie : culture

Le théâtre Espace Libre a présenté Pleurs, une pièce absurde et malaisante, le 18 mars dernier.  La Nouvelle Troupe Expérimentale braque les projecteurs sur sa talentueuse relève théâtrale puis talonne le public de rire.

Par Samuel Lacasse

Le personnel du funérarium Bière-Martin, aux habits fleuris comme du papier peint vintage, reçoit une clientèle plus qu’éclectique. Disciples de Gaïa, Thanatologue des Internet ou même une chamane-mycologue, tous et toutes d’un autre monde. Pleurs est une comédie légère où la commercialisation de la mort et de bien curieuses célébrations se rencontrent.

Un fond de vérité

Sans complètement mettre le pied dans la critique sociale (disons un orteil), la pièce lance quelques flèches subtiles aux créatrices et créateurs de contenu prêts à tout faire pour des clics et obtenir de l’attention.

Les réseaux sociaux, comme la publicité, sont omniprésents et donnent véritablement lieu à des situations absurdes.

Infopublicité grand public

Dans un format « Télé Achats », Mehdi Agnaou, Fabrice Girard, Zoé Boudou, Caroline Somers, Simon Duchesne, Laurence Laprise et Anne-Sarah Charbonneau enchaînent les sketchs commerciaux, généreux en morbidité. Les jeunes artistes profitent de l’occasion pour « lâcher leur fou » et «avoir du fun », comme suggéré au public par Alexis Martin et Daniel Brière, les directeurs du Nouveau Théâtre Expérimental, avant la représentation.

L’esthétique kitsch des metteuses en scène Geneviève Labelle et Mélodie Noël Rousseau de la compagnie Pleurer Dans’ Douche, rappelle celle du réalisateur Wes Anderson, qui cadre parfaitement avec le troisième degré humoristique et les longs silences inconfortables.

Le texte à sept têtes s’intéresse à l’humour de la nouvelle génération et à ce qu’elle hérite des précédentes. La pièce est bourrée de références culturelles anachroniques empreintes de modernité, alors tout le monde peut y trouver son compte.

Tout en formule

La structure cacophonique et chargée de certaines scènes n’offre pas nécessairement la chance au public de tout voir, mais les rires suivent le rythme. Les personnages comptent sur plusieurs filons hilarants pour orienter le public vers le rire assuré.

Pensons notamment à Chantal, la chanteuse du salon funéraire, qui adapte son répertoire à son public d’endeuillés, allant de Fouki à La Compagnie créole. Les moments musicaux d’une cérémonie mortuaire déclenchent généralement un flot de larmes, alors que le rap de Chantal génère une vague de rires dans le public. « On trouvait que c’était très drôle d’aller dans un endroit où on n’est pas censé rire », expliquait Caroline Somers à La Presse.

Tout à l’encontre du décorum d’un salon funéraire, la génération Z se désinhibe et frôle même la nécrophilie. Le chat orphelin de la défunte « matante » Anne flâne à travers toute la pièce et la mayonnaise accumule les placements de produit.

D’ailleurs, tout élément de la pièce peut potentiellement être une mise en scène inusitée de publicité. Les mouchoirs parfumés au « pâté à la viande » en sont le meilleur exemple. Le comique de la situation n’est pas dû qu’à son absurdité. La manière qu’ont les comédiens de repousser les limites de la théâtralité avec des ritournelles chorégraphiées, l’air stoïque, en troupeau comme des “oompa loompa” y est également pour beaucoup.

Crise du transport : les élus de la couronne nord proposent du concret

18 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Laurence Tôth, présidente la TPÉCN, en conférence de presse à l’UQAM pour présenté l’agenda mobilité de la couronne nord.

La table des préfets et des élus de la couronne nord a dévoilé mardi leur agenda mobilité visant à instaurer un réseau de transport collectif structurant, équitable et durable. Le projet viendrait répondre aux impactes d’une croissance démographique rapide, aux besoins en mobilité ainsi qu’améliorer la qualité de vie des citoyens et des entreprises.

Par Samuel Lacasse

La Table des préfets et élus de la couronne nord profite de la journée mondiale des transports durables pour proposer trois chantiers prioritaires ayant pour but de répondre aux besoins en mobilité, d’instances locales en matière de transport en commun et de pouvoirs décisionnaires pour allouer les ressources sur la couronne nord.

 Les cinq municipalités régionales de comté (MRC), les vingt villes et municipalités de l’assemblée de TPÉCN ont pour objectifs d’échanger sur leurs positions auprès d’organismes métropolitains et gouvernementaux tels que la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), du Réseau de transport métropolitain (exo).

L’organisme représente 625 000 habitants, près de 700 000 résidents d’ici 2040, dans l’aménagement du territoire, du transport, de l’environnement, du développement économique et du logement social.

Mobilité en détresse

Les citoyens et les entreprises de la couronne nord ont un besoin criant de pouvoir desservir les pôles académiques, industriels et hospitaliers de leur région.  « Ce n’est pas normal que tous les étudiants aient besoin d’avoir une auto pour aller à l’école », fait remarquer Laurence Tôth, présidente la TPÉCN, en conférence de presse.

Selon une étude de l’an dernier par la CMM, la congestion routière coûte 6 milliards de dollars à la deuxième ville la plus congestionnée au Canada, la trentième au monde. Les Montréalais passent en moyenne 57 heures dans leur véhicule, n’ayant pas d’alternatives plus efficaces pour se déplacer sur le territoire.

Crier dans le vide

Nombreux sont les rapports, les analyses et les propositions n’ayant mené nulle part. Les élus se sont même rendus à l’assemblé nationale, symboliquement dans un autobus EXO, pour tenir un point de presse trans partisan avec Québec Solidaire, le Parti Québécois et le Parti Libéral pour dénoncer le manque d’actions dans le dossier. « Nous avons réclamé une rencontre avec la ministre des Transports, Mme Guilbault, que nous avons obtenue. Mais depuis, rien », se désole Laurence Tôth.

L’agenda mobilité de la couronne nord se veut le début d’une conversation évolutive pour être en mesure de proposer des solutions puis de les mettre en action. La présidente de la TPÉCN affirme que les élus locaux sont les mieux placés pour connaître les besoins de leur territoire : « nous, on les connaît, les solutions, et elles sont dans notre agenda de mobilité », soutient-elle en proposant un comité d’élus qui pourraient assurer une gestion des ressources en collaboration avec les organismes métropolitains et gouvernementaux.

  • La couronne Nord accueillera près de 700 000 résidents d’ici 2040.
  • Montréal est la trentième ville la plus congestionnée, la deuxième au Canada.
  •  La congestion routière coûte plus de 6 milliards de dollars à Montréal.
  • Chaque automobiliste passe en moyenne 57 heures dans son auto.

Le bloc présente un nouveau candidat dans Laurier-St-Marie

11 mars 2025 - Par - Catégorie : Politique

Emmanuel Lapierre dépose officiellement sa candidature avec le Bloc québécois dans Laurier-St-Marie aux prochaines élections fédérales. L’auteur et historien en a fait l’annonce mardi matin en compagnie du Chef, Yves-François Blanchet, à l’ITHQ.

Le nouveau candidat Emmanuel Lapierre (à droite) et le Chef du Bloc Québécois, Pierre-François Blanchet.

Par Samuel Lacasse

Le bloc ne tarde pas à présenter un candidat qui peut potentiellement créer des remous au sein même de son parti. En effet, le nouveau venu a tenu des discours qui pourraient faire sourciller quelques électeurs dans ses ouvrages comme lors de ses prises de paroles publiques.

Un nouveau nationalisme

L’enseignant d’histoire au Cégep de Granby a admis avoir voté « non » au dernier référendum et remets régulièrement en question le nationalisme canadien. Ce dernier verbalise sa vision d’un nationalisme québécois fort contre les gouvernements américain et canadien. Le montréalais de cœur a récemment affirmé qu’il ne soutenait pas les équipes sportives canadiennes ayant espoir que le Québec pourra avoir les siennes dans un futur proche.

Lapierre aura la tâche ardue de récupérer la circonscription longtemps détenue par Gilles Duceppe face au ministre libéral de l’environnement, Steven Guilbeault. La dernière élection en 2022 où le bloc a terminé troisième témoigne d’un électorat divisé et indécis : « j’ai une connaissance du terrain suffisante pour rapatrier les électeurs de cette circonscription » soutient celui qui fait ses premières armes en politique.

Étant lui-même un immigrant péruvien d’une mère monoparentale sans grands moyens, Emmanuel se dit conscient et sensible aux principaux enjeux de Laurier St-Marie. L’immigration temporaire, l’itinérance, mais aussi la langue mise à mal par une population qui s’anglicise est aux centres de ce qui le préoccupe.

Failles de représailles

Le chef, monsieur Blanchet, s’est montré très enthousiaste de pouvoir compter sur celui qui affirme ne pas encourager les équipes sportives canadiennes, mais qu’il encouragerait des équipes québécoises.

La vision nationaliste de Lapierre semble cadrer avec les grandes lignes du parti. Face aux tarifs de Donald Trump, Blanchet propose simplement d’imposer lui aussi les Américains, mais de ne pas se laisser berner par les libéraux qui se font les défenseurs des Canadiens.

Yves-François Blanchet profite de l’occasion pour réitérer sa vision des libéraux qui se font les défenseurs face aux menaces de nos voisins sans proposer d’idée concrète que des slogans vides : « Ils veulent des chèques en blanc en continuant d’agiter l’argument de la peur ». Il critique ainsi la sortie de la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Jolie qui a applaudi les tarifs sur l’électricité imposer par premier ministre Doug Ford avant de recommander que le premier ministre Legault en face de même.

Selon M. Blanchet, il serait risqué de fragiliser le marché québécois de l’électricité, une grande richesse du Québec surtout que les zones touchées sont majoritairement peuplées de démocrates. Le bloc encourage un remaniement stratégique dans cette guerre commerciale et que les gouvernements aux pouvoirs doivent le moins possible mettre à mal les industries d’ici : « la solution est d’imposer des tarifs douaniers américains » a-t-il conclu.

https://www.ledevoir.com/politique/canada/853672/auteur-historien-emmanuel-lapierre-lance-bloc-laurier-sainte-marie

https://www.ledevoir.com/lire/798994/essai-duel-culturel-nations-touche-pas-ch

Deux poids, deux mesures : Les Canadiens s’inclinent 4-2

25 février 2025 - Par - Catégorie : Sports

Les Canadiens s’écroulent 4-2 face aux Red Wings de Detroit, mardi au Little Caesar Arena. La troupe de Martin St-Louis se fait servir sa propre recette et n’arrivent pas à rattraper l’Initiative de l’un de leurs rivaux dans la course aux séries.

Par Samuel Lacasse

L’attaquant Owen Beck cède sa place, retournant au club-école de Laval. Michael Pezzetta effectue un retour dans l’alignement du CH dont l’encourageante fiche de 7-2-1. Les Wings donnent le ton assez tôt en première période, Berggren inscrivant son 8e d’un tir du poignet dans le coin du filet trois minutes après le début de la partie.

Le champ libre aux Wings

Kirby Dach écope d’une pénalité dans les deux dernières minutes du premier 20 offrant ainsi l’opportunité à Alex DeBrincat de marquer son 20e de la saison 3 secondes avant la fin de la période. La performance brouillonne de la sainte flanelle les laisse totalement dominés au chapitre des tirs au but (16-4).

Andrew Copp intercepte une manœuvre du défenseur du Bleu-blanc-rouge Lane Hutson et en profite pour tripler l’avance des Red Wings en échappé. Les Canadiens s’inscrivent finalement à la feuille de pointage une soixantaine de secondes après une supériorité numérique avec un 10e de Kirby Dach, de l’arrière du filet.

Lueur d’espoir

Les glorieux se montrant amorphes devant leur gardien, Larkin, qui a disputé un 700e match en carrière, en profite pour déjouer Montembeault portant ainsi la marque à 4-1. Malgré tout combatif, Montréal parvient à réduire l’écart sur le 4e de Kaiden Guhle du revers.

Les Red Wings ont su repousser les diverses attaques de leurs visiteurs. La pénalité de Juraj Slafkovsky pour bâton élevé viendra clouer le cercueil de Montréal pour la dernière minute de jeu, brisant les espoirs d’une remontée.

Dommage

Montembeault aura tout de même arrêté 41 des 45 tirs de Detroit dans une défaite mettant un terme à une série victorieuse de 6 matchs pour le tricolore. Cam Talbot a finalement effectué 27 arrêts contre les tirs de ses opposants.

Lane Hutson est blanchi, l’empêchant de devenir le troisième défenseur recru de l’histoire, après Shayne Gostisbehere et Barry Beck avec une suite de 10 matchs d’au moins un point.

Le CH ralenti

Le jeu et le rythme des Red Wings ont semblé difficiles à suivre pour les Canadiens auxquels nous sommes habitués qui démontraient vitesse et agressivité pour la possession de rondelle au cours des 10 derniers matchs. Detroit était prêt, eux qui comme le CH sont sur une série de victoire après un début de saison en dents de scie.

Les joueurs et leur entraîneur n’ont pas caché leur déception et n’ont pas nié leurs faiblesses dans un match où l’organisation s’est montrée méconnaissable. St-Louis a reconnu que la bande de Todd McLellan a fait mieux sur à peu près chaque aspect du jeu, ne laissant aucune chance aux siens.

Faits saillants de la partie :

  • Cam Talbot a repoussé 27 tirs.
  • Premier match où les Canadiens accordaient plus de 40 tirs depuis le 22 octobre face aux Rangers de New York.
  • Brendan Gallagher devient le 21e joueur à disputer 800 matchs en carrière avec le Canadien.
  • Un but de Christian Fischer a été refusé en fin de match pour obstruction sur le gardien

Écrasement d’avion à Toronto : Le pire a été évité

18 février 2025 - Par - Catégorie : Société

Un avion de la Delta Airline s’est écrasé lundi soir à l’aéroport de Toronto épargnant la majorité des voyageurs. Bien qu’il soit trop tôt pour établir les causes, les hypothèses des experts indiquent que le vent ne peut être la seule cause.

Par Samuel Lacasse

Le bilan fait état de nombreux blessés, 18 au moins, 3 graves, mais aucune inquiétude en ce qui concerne la vie des 80 passagers ayant vécu une expérience hors de l’ordinaire.

« Nous étions à l’envers, attachés comme des chauves-souris », a raconté, Pete Koukov, passager, à la chaîne américaine CNN. Le skieur a posté sur Instagram une vidéo de lui qui s’éloigne de l’appareil puis dévoile un impressionnant jet d’eau le surplombant.

Le Bombardier CRJ900 qui effectuait un voyage entre les villes de Minneapolis et Toronto n’est plus qu’un cadavre noirci, privé d’une aile et la queue semble presque entièrement détruite selon les images sur les réseaux sociaux.

Un vent d’incertitude

La ville Ontarienne vient de subir deux importantes tempêtes de neige successives, mais d’autres détails peuvent être en causes.  Une enquête approfondie du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) va tirer au clair les circonstances de l’accident avec l’aide de son équivalent américain, la Federal Aviation Administration

Plus de 22 centimètres de neiges se sont accumulés durant la fin de semaine et des bourrasques de plus de 60 km/h ont été enregistrées. L’équipe de l’aéroport Pearson s’est donc attelée, un moment avant l’écrasement, au dégagement des 5 millions de mètres carrés.

Les instructions données aux pilotes, un peu avant l’atterrissage, les avertissaient d’un vent de 17 nœuds de même que de la neige sur la piste d’après David McNair ancien enquêteur du Bureau de la sécurité des transports du Canada.

Des images de l’atterrissage publiées sur les réseaux sociaux montrent l’avion toucher le sol. Les roues glissent sur la piste avant que les ailes ne se brisent provocant ainsi la chute du tronc qui a fait des tonneaux.

« C’est vraiment surprenant qu’il n’y ait aucune fatalité à bord de l’appareil parce que ça a été un atterrissage assez violent », s’est permis d’affirmer le directeur du programme de gestion de l’aviation à l’Université McGill, John Gradek, en entrevue à l’émission Le Québec matin.

Si la tendance se maintient

Pearson affiche de nombreux retards ce matin, mais les vols ont repris. L’aéroport de Toronto a prévenu les voyageurs de s’informer régulièrement sur l’état de leur vol avant de se présenter.

Les évènements d’hier s’ajoutent à de nombreux accidents aériens en Amérique du Nord des dernières semaines. En janvier, un autre avion de ligne est entré en collision avec un hélicoptère militaire à Washington causant 67 décès. Au début du mois, un avion sanitaire s’est également écrasé.

https://ici.radio-canada.ca/info/en-direct/1012390/lendemain-daccident-davion-a-laeroport-pearson-de-retards-a-prevoir

https://www.ledevoir.com/societe/845530/j-etais-crash-avion-dieu-choc-rescapes-accident-toronto

https://www.journaldemontreal.com/2025/02/18/en-video–lecrasement-de-lavion-de-delta-airlines-a-toronto-capte-par-des-cameras.

http://journaldemontreal.com/2025/02/18/ecrasement-davion-a-toronto-cest-un-miracle-quil-ny-ait-pas-de-deces-selon-un-expert

Épidémie de teigne : « La solution facile »

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

La Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals, le pendant ontarien de la société de protection des animaux (SPCA) se retrouve en mauvaise posture alors qu’elle a débuté mardi une vague massive d’euthanasie en raison d’une épidémie de teigne frappant leurs installations.

Par Samuel Lacasse

Des manifestants hurlent des injures au personnel tentant d’entrer ou de sortir du siège social de l’OSPCA. Les gardes de sécurité et la police leur ont donc donné l’ordre de revenir mercredi, soit le lendemain. Plusieurs d’entre eux ayant crié « honte à vous ! » et « tueurs d’animaux ! » ont été avertis de rester dans la partie publique de la propriété sur une colline surplombant le terrain clôturé.

Japper pour sauver

Une cinquantaine d’amis des animaux sont venus brandir des croix en bois ou des pancartes devant l’allée de l’OSPCA. Le ton n’a cessé de s’envenimer donnant du fil à retorde au personnel de sécurité.

Les manifestants s’opposént à l’euthanasie les 330 chiens et chats, leur seule requête. La tâche sinistre a malgré tout débuté mardi.

De tuer la plupart des animaux, « Ce n’est pas juste », a affirmé Lynn McCue, manifestante et résidente regardant les animaux en peluche, les fleurs et les croix que d’autres sont venues déposer.

 McCue qui est venu à la clinique de l’OSPCA en mars avec son husky-berger allemand de près de 3 ans pour le faire stériliser a rajouté que « s’ils avaient contenu l’épidémie, nous n’en serions pas là », ne blâmant aucunement les bénévoles.

Épidémie incontrôlable

La directrice générale Kate MacDonald, celle des soins aux animaux, Tanya Kim et puis Rosaline Ryan aux communications ont été interceptées mardi à l’extérieur du bâtiment. Les efforts pour contenir l’épidémie de teigne a été un échec alors la mise à mort de 350 animaux a été annoncée.

Revenue pour une deuxième journée mercredi, Kristine Reider, dresseuse de chiens locale a déclarée qu’il faut en parler, qu’il faut se mettre en colère.

« De dire que 20 animaux seront sauvés pour ensuite tuer tous les petits animaux, cela contredit tous leurs propos » faisant référence aux 20 chiens dont le sursis a été annoncé pour finalement qu’ils soient placés en quarantaine pour des infections détectées.

La teigne provoque des lésions cutanées rougeâtres, très contagieuses ayant infecté six employés. Les traitements sont des pommades et des médicaments à prendre durant trois à huit semaines pour les animaux, moins longtemps pour les humains.

« Bonjour, je vais vous prendre un trio Jésus »

4 février 2025 - Par - Catégorie : Société

Depuis 1953 les résidents de Daytona Beach peuvent aller à la messe comme on va au Ciné-Parc ou au McDonald et y vivre les mêmes rituels qu’à l’Église…derrière leur volant. Le documentaire du New York Times, Drive-In Jesus: Worship From Your Car At Daytona Beach Church expose la Drive-in Christian Church qui permet de se rassembler à distance pour prier.

Par Samuel Lacasse

Cet événement se démarque comme le fait par exemple le gospel où les cérémonies sont animées de manière plus dynamique par un preacher qui combine passages de la bible et réflexions spirituelles livrées avec enthousiasme. La musique dans ce parc cléricale pour automobile occupe également une place prenante. Loin d’un chœur de chanteuses enflammées, l’ambiance est quand même présente, mais propulsée par une radio sur des interphones qui résonnent en échos.

L’assistance qu’épie le documentaire semble en phase avec l’environnement plus intimiste de cette Église chrétienne à ciel ouvert. Tous, sont confortablement installées. Certain avec leurs animaux puis d’autres en famille, mais jamais véritablement, seuls avec leurs prières.

Apparences trompeuses ?

Au Québec, l’image typique ou plutôt stéréotypée de la Floride nous ramène aux fameux Snow birds, ces retraités qui par centaines désertent le froid de nos hivers pour se griller l’épiderme en gougounes devant leur roulotte. L’existence d’une forme de diaspora y est maintenant bien connue. Le Snow bird ne semble donc pas s’éloigner beaucoup de la description caricaturale du Floridien moyen : « La Floride est un endroit bizarre pleine de sandales qui claquent, de vieilles dames à la peau d’alligator mal tatouée, mais quand les gens s’en moquent, je ne peux m’empêcher d’être sur la défensive » s’est surpris la réalisatrice du projet, Lauren Defilippo.

En virée avec Dieu

Malgré tout, la population floridienne est très pieuse, chrétienne et conservatrice. Une contradiction qu’on s’explique moins que celle qui pousse cet état à élire aussi fermement l’être controversé qu’est Donald Trump. « Qu’est-ce qui est plus dénué de spiritualité et de connexion humaine que d’aller dans l’église la plus aliénante que l’Amérique est inventée, votre voiture ? » s’explique mal la réalisatrice.

L’Église au volant prend place depuis plus de 75 ans dans la communauté de Daytona Beach. Ignorant la longévité du projet, on peut penser aux premiers abords qu’il s’agit d’une alternative aux rassemblements en temps de pandémie ou bien une distanciation nécessaire en temps de division sociopolitiques marqués dans le monde et tout particulièrement chez les Américains.

Symptôme d’une société

 La tradition qui perdure est révélatrice d’une tendance de la dernière décennie qu’on les Américains à creuser un fossé entre leurs opinions et leur manière de communiquer.  Seulement, le drive-in Christian Church est surtout un safe space pour nombre de croyants: « j’ai réalisé que certains d’entre-deux ont des motivations très personnelles pour assister à une Église comme celle-là »,  

Division ou non, les gens ont parfois besoin de solitude pour faire face aux épreuves qu’ils vivent ou bien doivent y voir un confessionnal plus personnel, mais moins claustrophobique et méprisant en étant jugé directement part le regard de dieu sous un ciel sommes tout ensoleillé.

Lien du documentaire :https://www.youtube.com/watch?reload=9&time_continue=1&v=owazie9ZNBs&embeds_referring_euri=https%3A%2F%2Fena01.uqam.ca%2F&embeds_referring_origin=https%3A%2F%2Fena01.uqam.ca&source_ve_path=Mjg2NjY : « Bonjour, je vais vous prendre un trio Jésus »

Le lead

28 janvier 2025 - Par - Catégorie : International

Samuel Lacasse

  1. Montréal : La police a annoncé que mardi, un centenaire a échoué à ses trois tentatives de mettre fin à ses jours du haut du deuxième étage de son immeuble.
  2. Un suspect a été abattu dans le Bronx après avoir tiré à bout portant sur une policière new-yorkaise à l’intérieur de son véhicule, décédée dans la nuit de lundi à mardi.
  3. Mardi, les constructeurs européens d’Embraer ont confirmé mardi être en discussions avec Boeing et annoncent donc un partenariat stratégique avec Bombardier sur les CSeries.
  4. Les compagnies aériennes de Washington ont dû annuler au moins 1000 vols entre lundi soir et mardi matin dans leurs deux aéroports en raison des 40 cm de neige tombés.
  5. Serena Williams : « Avoir eu un bébé peut m’aider », assure la joueuse de tennis américaine de 36 ans au magazine Vogue paru mardi, elle qui a donné naissance à sa fille, Alexis Olympia Ohanian Jr, le premier septembre dernier et qui tient à battre le record des 25 titres au Grand Chelem.
  6. Cruauté animale : un homme en état d’ébriété dans un parc s’est attaqué, mardi, à un chien bruyant avant de l’assommer à coups de bouteille parce qu’il a été mordu devant la propriétaire de l’animale impuissante.
  7. La police du village d’Enter a annoncé mardi le vol du plus grand sabot du pays, l’emblématique chaussure des Pays-Bas décorant la rue principale de la localité.
  8. La police de Montecito, localité de Los Angeles, a annoncé mardi la mort d’au moins 20 personnes dans les coulées de boue de la forte tempête frappant le sud de la Californie.
  9. Les tables à langer seront installées dans toutes les toilettes pour hommes des bâtiments publics de New York d’après l’annonce du maire Bill De Blasio, mardi.
  10. Un astéroïde en forme de cigare venu d’un autre système stellaire, a été détecté mardi par le télescope hawaïen Pan-STARRS1.  
  11. « C’était clair […] », a déclaré le haut-commissaire de l’Organisation des Nations Unies aux droits de l’homme, Zei Ra ’ad Al Hussein qui accuse la Birmanie d’être à l’origine des attaques ayant provoqué l’exode des Rohingyas et la mort d’au moins 6700 d’entre eux.
  12. La police a récemment abattu « afin que l’animal de ne souffre pas » un Python, un reptile du Sud-est asiatique, aperçu par un résident de Timmins dans le Nord-est ontarien près d’un site d’enfouissement.
  13. Twitter a annoncé mardi que les comptes ou les messages des dirigeants politiques controversés vont demeurer actifs malgré les polémiques et les inquiétudes récurrentes entourant les tweets du président américain Donald Trump.
  14.  Les primates étant les plus proches cousins de l’homme, les bonobos, sont davantage attirés par des personnalités dominatrices et insensibles que douces et gentilles, d’après une série de tests des chercheurs de l’université américaine Duke.
  15. La garde à vue d’un suspect de 13 ans dans une affaire de vol à mains armées survenu mardi à Joliette a été prolongée vu les renseignements recueillis par la police.
  16. La revue Nature a publié mardi une étude qui accuse les conflits déchirant l’Afrique d’encourager l’extinction des grands mammifères, des victimes collatérales.
  17. L’astronaute japonais, Norishige Kanai, s’est empressé de s’excuser pour avoir surestimé ses mensurations à son retour dans la Station spatiale internationale, lui qui a affirmé à la mi-décembre que son corps, en l’absence de gravité a grandi de 9 cm alors qu’il ne s’est allongé que de 2 cm.
  18. Selon un avocat du dossier, les cinq blogueurs pakistanais s’étant publiquement opposés à l’islam radical, l’armée et le gouvernement, craignant la reprise de l’État sur la toile, ont été disculpés mardi des accusations de blasphème qui pesaient contre eux.
  19. Une alerte au tsunami a été déclenchée par les autorités gouvernementales après un séisme de magnitude 7,6 enregistré mardi soir en mer des Caraïbes au large du Honduras.
  20. Un troisième soldat américain membre de l’OTAN est mort dans l’explosion à la bombe d’une mine artisanale du sud du pays d’après l’annonce, mardi, du haut commandement de l’Alliance atlantique.