Justice

Euthanasie de masse à la SPCA de l’Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice


La SPCA de l’Ontario a annoncé euthanasier les 350 animaux de l’organisme à la suite d’une éclosion de teigne mardi à Pleasantville. Une cinquantaine de personnes se sont rendues sur les lieux pour manifester leur mécontentement.


Des peluches d’animaux, des croix et des couronnes de fleurs sur le sol accompagnaient des cris de protestation. « Ce n’est pas correct de faire ça », lance Lynn McCue, une manifestante ayant déjà eu recours aux services de l’Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals (OSPCA).


Des policiers et des gardes de sécurité ont été déployés pour contenir les manifestants émotifs. « S’ils avaient gérés l’éclosion de teigne correctement, nous ne serions pas ici en ce moment », continue Lynn McCue. Comme plusieurs, elle critique la façon dont l’organisme a pris en charge le problème dès le départ.


En guise de défense, la directrice générale (DG) de l’OSPCA, Catherine MacDonald a annoncé que « les procédures et les protocoles suggérés par les vétérinaires et la direction avaient été implantés ». Elle a avoué plus tard que « ces protocoles n’avaient finalement pas été suivis dû à une erreur humaine ».


Des faux espoirs


Après avoir annoncé hier placer vingt chiens en quarantaine pour les tester, l’organisme a finalement déclaré que « la totalité des animaux seraient euthanasiés ».

« Cela contredit tout ce qu’ils ont dit hier », déplore Kristine Rieder, une entraîneuse locale de chien. Elle ne comprend pas pourquoi plus de vétérinaires de la région ne sont pas au courant de la situation.


Selon elle, la raison de cette euthanasie de masse est financière. Un sentiment partagé par le président de Toronto Humane Society, un autre organisme œuvrant pour le droit des animaux, Bob Hambley. « La OSPCA a choisi la solution facile plutôt que de travailler pour sauver les animaux », affirme-t-il. Il demande la démission de Catherine MacDonald.


Des problèmes internes


Une ancienne gestionnaire, Denise Stephenson, a été congédiée à la suite de l’éclosion. « Je ne serais pas leur bouc émissaire », lance-t-elle. La DG a refusé de commenter ce sujet.


Six employés de l’OSPCA ont été contaminés par la teigne, une infection de la peau causée par des champignons. Cette infection contagieuse prend trois à huit semaines de traitement pour les animaux à poil long et un peu moins pour les humains.

Scandale en Ontario : La OSPCA accusée d’avoir euthanasié massivement des animaux après une épidémie de teigne

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Par Emma Gobeil

Mardi dernier, des manifestants en colère se sont rassemblés devant le siège social provincial de la OSPCA de la ville de Pleasantville, en Ontario, pour exprimer leur mécontentement. L’organisation a récemment euthanasié au moins 330 chats et chiens à la suite d’une éclosion de teigne, une décision qui a suscité une vive indignation. La situation n’est pas passée inaperçue et a entraîné l’intervention de la police et des agents de sécurité sur les lieux.

Des vies qui auraient pu être sauvées

Au moins 50 personnes étaient présentes sur les lieux, avec l’obligation de rester sur la place publique. Certains protestaient dans l’allée du siège social tandis que d’autres étaient en train d’étaler des cadeaux commémoratifs au coin de la rue.

Les manifestants affirment qu’il est injustifiable d’euthanasier des animaux sous prétexte qu’ils sont atteints d’une maladie pourtant traitable. « De nombreuses personnes sont prêtes à adopter un animal du centre et à en prendre soin aussi longtemps que nécessaire », explique Lynn McCue, une résidente de la ville.

Le lendemain, lors de la deuxième journée de manifestation, l’ambiance est devenue de plus en plus tendue. « Quelqu’un doit prendre la parole, quelqu’un doit vraiment se mettre en colère », lance Kristine Rieder, une entraîneuse de chiens de la ville.

Des réponses à des questions

Quelques heures plus tard, sous la pression des médias et des manifestants, un porte-parole de la SPCA a annoncé que les représentants de l’organisation étaient en réunion et qu’ils fourniraient des réponses dans l’après-midi.

Dans l’après-midi, Tanya Firmage, directrice des soins aux animaux, et Rosaline Ryan, directrice des communications, ont annoncé que les 350 animaux atteints de la teigne seraient euthanasiés. Elles ont précisé que de nombreux efforts avaient été déployés pour contenir l’épidémie au sein du bâtiment, mais que ces mesures s’étaient révélées inefficaces.

« Malheureusement, nous avons déterminé que cette situation est survenue en raison d’erreurs humaines, certains protocoles n’avaient pas été suivis », explique la chef exécutive de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux en Ontario, Catherine MacDonald.

Ainsi, le nouveau président de la Société Humaine de Toronto a dénoncé les pratiques de la OSPCA, affirmant que cette euthanasie massive des animaux malades était une solution facile. Selon lui, l’organisation aurait négligé l’option de les traiter et de leur offrir une chance de survie.

Finalement, le président de la OSPCA ainsi que les employés les plus expérimentés ont été accusés de cruauté animale, et leur dossier est toujours entre les mains de la justice.

Euthanasie de masse en Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice


330 Animaux atteints de la teigne euthanasiés dans un refuge à Cornwall : les Ontariens manifestent contre la cruauté animale, ce mardi.


La police a demandé à plus de cinquante manifestants de s’éloigner de l’OSPCA (Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals) et de rester sur le terrain public. Pendant que la police sécurise le territoire, les amoureux des animaux brandissent leurs pancartes et s’écrient : « meurtriers! Tueurs! ». Les clôtures sont recouvertes de couronnes de fleurs, les croix et les peluches, montrant les revendications fortes en émotion.

L’ancienne présidente fait face à la justice
« Nous avons déterminé cette situation d’erreur humaine, les protocoles n’ont pas été respectés. », mentionne la directrice générale de la société, Kate MacDonald. Celle-ci soutient que « personne ne fait intentionnellement une erreur de cette ampleur ». Denise Stephenson, l’ancienne présidente de l’OSPCA est licenciée. Elle est accusée d’avoir « échoué à ses fonctions et d’avoir pris une décision facile au lieu de s’acharner à garder les animaux en vie». L’OSPCA accuse son ancienne présidente et d’autres cardes supérieures pour cruauté envers les animaux. Leur cas est toujours devant les tribunaux.

Les Ontariens dans le silence
Les bénévoles du refuge ont été informés de l’euthanasie de masse et ont été invités à quitter le bâtiment. Les vétérinaires n’étaient pas au courant de l’importance de l’épidémie. La résidente, Lynn McCue s’indigne sur le manque d’information et soutient que plusieurs individus auraient adopté les animaux atteints de la teigne afin de les traiter. « S’ils avaient géré ça comme il le faut, nous n’en serions pas là », mentionne-t-elle


Les chats ont été euthanasiés parce qu’ils avaient « peut-être » la maladie. « Quelqu’un doit parler, quelqu’un doit se fâcher », s’exclame la dresseuse de chiens, Mme Rieder.


L’euthanasie n’est pas nécessaire
La teigne, une infection fongique extrêmement contagieuse qui provoque des lésions au niveau de la peau, affecte principalement les animaux aux poils longs. Le traitement contre les démangeaisons et les plaques prend trois à huit semaines et ne nécessite pas la mise à mort des animaux.


Les officiels de la OSPCA mentionnent avoir placé 20 chiens en quarantaine, afin d’être traités. Le refuge ouvrira ses portes le 1er juin.

Heidi Leuenberger

Quand la société de protection d’animaux tue elle aussi

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

« meurtriers », « assassins » : voici quelques-unes des insultes auxquelles ont dû faire face les employés de l’équivalent de la société protectrice des animaux de l’Ontario en allant embaucher hier matin. Plus tôt dans la semaine, le centre a reçu pour ordre d’euthanasier 350 animaux, provoquant la colère chez plusieurs amoureux des bêtes du coin. 

Des croix, des animaux en peluche, des bouquets et des gens en colère criant « honte à vous » : voilà l’ambiance qui régnait hier sur le centre animal de la société de prévention de cruauté animale de l’Ontario Stormont, Dundas et Glengarry (OSPCA). Si une cinquantaine d’amis des animaux se sont réunis, c’est pour exprimer leur colère en opposition la décision du centre. En raison d’une infection de teigne, l’OSPCA a décidé d’euthanasier 350 animaux. 

« Il y a beaucoup de questions auxquelles nous n’avons pas de réponses », a déclaré une habitante, Lynn McCue. C’est déjà un grand nombre d’euthanasies qui ont dû être effectuées. « Ils ont tué tous les chats parce qu’ils avaient peut-être l’infection ». La teigne est une infection du cuir chevelu extrêmement contagieuse. Étant donné de la situation, il semble que l’épidémie n’a pas su être contrôlée. « Pourquoi aucun des vétérinaires des alentours n’était au courant de ça? », demande Mme McCue.

Une « erreur humaine »

Interrogée sur la propagation de l’épidémie, Mme MacDonald a déclaré qu’il s’agissait « malheureusement » d’une « erreur humaine », que les « protocoles n’ont pas été suivis » et qu’elle ne pensait pas que c’était « volontaire ». « Je ne connais pas cette sorte, mais c’est une variation sévère », a-t-elle ajouté. Six employés du centre ont été infectés, provoquant probablement cette prise de décisions. 

Une solution « facile » qui pourrait coûter cher 

« C’est choisir la solution facile plutôt que de travailler à sauver la vie de ces animaux », a exprimé, dans un communiqué de presse, le nouveau président de la Humane Society (société de protection des animaux), Bob Hambley. Celui-ci accuse Kate MacDonald d’avoir échoué à son obligation de protection des animaux et demande sa démission. Pour l’instant, aucune décision ou aucun jugement n’a été mis en place pour arrêter le processus d’exécution des animaux. 

En novembre dernier, le centre avait déjà fait l’objet d’accusation de cruauté animalière. L’ancien président et d’anciens membres du personnel sont d’ailleurs toujours en cours de jugement sur cette incrimination. Aveugle à l’égard de ses récentes erreurs, l’OSPCA pourrait se retrouver encore une fois devant le tribunal.

Ontario : une manifestation contre l’euthanasie de plus de 300 animaux

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Des cris de protestation se font entendre devant les bureaux de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de l’Ontario (OSPCA) provenant d’une cinquantaine de manifestants à Pleasantville en Ontario, ce mardi.  

Par Mélody Deveau

Une manifestation a été déclenchée contre l’euthanasie d’environ 330 chats et chiens après une éclosion de teigne. L’annonce a été faite ce mardi devant le siège social provincial de l’OSPCA par Tanya Firmage, directrice des soins animaliers, et Rosaline Ryan, directrice des communications. Elles affirment que, malgré les efforts mis en place pour limiter la propagation de l’épidémie, ceux-ci étaient insuffisants. 350 animaux doivent donc être éliminés.

La teigne a infecté six employés. Cette maladie, très contagieuse, se caractérise par des plaies rondes et rougeâtres sur la peau. Son traitement peut prendre trois à huit semaines pour les animaux à poil long. Pour les humains, ce chiffre diminue. La directrice générale de l’OSPCA, Kate MacDonald, explique que la souche de la maladie semble sévère.

Des manifestants bouleversés

Les manifestants en colère crient des mots comme « meurtrier » au personnel essayant d’entrer dans les bureaux. Des pancartes, des slogans chantés et des croix en bois abonde le stationnement de l’OSPCA.

Alors qu’elle contemple les fleurs, les croix et les peluches mises ensemble pour les animaux décédés, Lynn McCue, manifestante et résidente de Pleasantville affirme que, selon elle, tuer la plupart des animaux est immoral.

« Plusieurs personnes disent qu’ils seraient prêts à prendre l’animal à la maison et le traiter pour le temps qu’il faut », atteste-t-elle. Elle ajoute que, si le personnel avait bien géré la crise épidémique, elle n’aurait pas à être ici.

Kristine Rieder, dresseuse de chiens, déplore dans une entrevue le manque de communication entre les vétérinaires. Elle croit que ce manque est décidé afin d’économiser de l’argent. « Quelqu’un doit en parler, quelqu’un doit être en colère contre ce qui est arrivé », atteste-t-elle.

Des animaux épargnés

La nuit précédant l’événement, les responsables de l’OSPCA ont confirmé un sursis pour 20 chiens. Ils ont été placés en quarantaine et seront examinés afin de voir si la maladie est présente ou non.

Kristine Rieder ajoute que les propos et les actes du refuge se contredisent. « Dire que 20 vont peut-être être épargnés maintenant qu’ils ont tué tous les petits animaux, c’est contradictoire à tout ce qu’ils ont dit hier, dit-elle. Ils ont tout simplement abattu tous les chats, parce qu’ils auraient pu contracter la maladie. »

Une épidémie cause l’euthanasie de plusieurs animaux en Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Manifestation dans une petite ville ontarienne. Environ 50 manifestants en colère contre l’euthanasie forcée, à la suite d’une épidémie de dermatophytose de plusieurs chats et chiens d’un refuge pour animaux.

Par Sebastian Herrera-Ramirez

Mardi dernier, à Pleasantville, une manifestation a eu lieu, avec la thématique de funérailles et d’enterrements, qui ont eu lieu devant les bureaux régionaux de l’OSPCA (Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals). Soit l’équivalent ontarien de la SPCA (Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux). 

Deuil et colère

Les manifestants qui s’opposaient à l’euthanasie forcée de 330 chats et chiens ont déposé des croix et des couronnes funéraires sur l’allée des bureaux de l’OSPCA. Ce même groupe, ont scandé des cris de «meurtrier» et tuer» aux employés qui faisaient leurs entrées dans les bureaux. Résidente et manifestante, Lynn McCue, déplorent l’euthanasie de ces animaux «Beaucoup de gens disent qu’ils prendraient des animaux et s’en occuperaient aussi longtemps qu’il le faudrait». 

La dermatophytose, qui peut s’apparenter à la teigne et peut causer des rougeurs sur la peau, est très contagieuse. Celle-ci a déjà infecté six employés.

Répondant aux critiques et aux demandes répétées de la part des médias, la directrice générale du bureau régional, Tanya Firmage, et la responsable des communications, Rosaline Ryan, ont annoncé que 350 animaux allaient être abattus puisque les efforts pour contraindre l’épidémie n’ont pas été fructifiant. 

La Présidente-directrice générale de l’OSPCA, Kate MacDonald, à déclarer aux médias : «Malheureusement, nous avons déterminé que cette situation est due à une erreur humaine, les protocoles n’ont pas été respecté », ajoutant« nous ne pensons pas que c’est volontaire ».

Vives critiques

Une gérante renvoyée le 30 avril, à rapporter à The Sun qu’elle n’a pas reçu, de la part de ses patrons, les avertissements nécessaires pour pouvoir contrôler l’épidémie. Denise Stephenson, à raconteé, au micro de Don Peat, journalist de The SUN, « Je crois à 100 % en [l’OSPCA] et ce pour quoi il existe, mais je peux être leur bouc émissaire ». 

«Toutes les procédures et les protocoles suggérés par l’équipe et les vétérinaires ont été mis en place et nous avons travaillé très fort pour contenir cette épidémie», ajoute-t-elle.

Dans un communiqué de presse, Bob Hambley, le nouveau président de la Toronto Humane Society, accuse Macdonald d’avoir failli dans ses tâches et demande sa démission. Il ajoute que l’organisme a pris le chemin facile au lieu d’essayer de sauver ces animaux.

Une manifestation pour la survie d’animaux au siège social de l’OSPCA

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Par Félix Rousseau-Giguère

Une manifestation a eu lieu le mardi 11 février devant le siège social de la Société pour la prévention de la cruauté animale de l’Ontario (OSPCA), à Pleasantville, pour dénoncer l’euthanasie de 330 chats et chiens victimes d’une épidémie de teigne.

Environ 50 manifestants étaient présents sur place. Alors qu’ils entraient et quittaient les bureaux de l’OSPCA, plusieurs employés de l’organisme se sont fait traiter de « tueurs » par les contestataires.  

Une décision qui choque

Tuer en majorité ces animaux « n’est pas correct », a raconté une manifestante et résidente de la municipalité, Lynn McCue, en regardant un sanctuaire de fortune où avaient été déposés des animaux en peluche, des bouquets de fleurs et des croix. « Beaucoup de gens disent qu’ils auraient été prêts à accueillir un animal chez eux et à s’en occuper le temps qu’il faut, a-t-elle expliqué. Elle a ajouté que « s’ils avaient su contenir l’épidémie comme il faut, on n’en serait pas là. »

La teigne, qui cause des lésions circulaires rouges sur la peau, est très contagieuse et a infecté six employés de l’OSPCA. L’infection est traitable à l’aide de pommades et de médication. Le traitement peut durer de trois à huit semaines pour les animaux à poil long et un peu moins pour les humains.

Devant les bureaux de l’OSPCA mardi, la PDG Kate MacDonald, la directrice des soins animaliers Tanya Firmage et la directrice des communications Rosaline Ryan ont annoncé que les 350 animaux allaient être exécutés parce que leurs efforts de contenir l’épidémie dans l’immeuble ont échoué. Seulement deux tortues vont être épargnées.

Congédiée sans explications

Denise Stephenson, une ex-gestionnaire de l’OSPCA, a raconté au journal The Sun avoir été renvoyée le 30 avril sans préavis alors que le personnel tentait de contrôler l’épidémie qui se propageait rapidement. « Je crois à 100% en la SPCA de l’Ontario et ce qu’elle représente, mais je ne serai pas leur bouc émissaire, a-t-elle déclaré au journaliste Don Peat du Sun. « Les procédures et le protocole ont été mis sur pied et le personnel du refuge a travaillé très fort pour contenir l’épidémie », a-t-elle conclu.

Kate MacDonald a refusé de commenter le congédiement de Mme Stephenson pour cause de vie privée. « Malheureusement, nous avons déterminé que, dans cette situation, due à l’erreur humaine, les protocoles n’ont pas été respectés », a-t-elle dit, spécifiant que « ce n’était pas un choix délibéré selon eux ».

L’euthanasie de 350 animaux par l’OSPCA résulte en manifestation et querelle juridique

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

L’annonce de la Société de protection des animaux de l’Ontario (OSPCA) à propos de l’euthanasie de 330 animaux dans un refuge de la Toronto Humane Society (THS) a provoqué une manifestation au siège social de l’organisation à Pleasantville, mercredi.

Une cinquantaine de protestataires ont même placardé l’allée de l’organisation avec des planches de bois afin d’empêcher les véhicules de passer. Des couronnes à l’honneur des animaux euthanasiés ont été déposées à l’entrée. Certains protestataires ont même proposé de s’occuper personnellement des animaux afin d’éviter l’euthanasie. 

« Beaucoup de questions sans réponse »

Selon l’OSPCA, c’est une épidémie de dermatomycose (teigne) qui a mené à cette décision. Il s’agit d’une infection cutanée très contagieuse dont le traitement peut durer entre six et huit semaines pour les animaux à poil long. 

Mais pour les manifestants, comme Kristine Rieder, une entraîneuse canine  locale, la décision de l’organisation est démesurée. « Dire que 20 [animaux] pourraient être épargnés… maintenant qu’ils ont tué tous les petits animaux… c’est en contradiction avec tout ce qu’ils ont dit hier. Ils viennent d’abattre tous les chats seulement parce qu’ils pourraient avoir la maladie », explique-t-elle. Pour Mme Rieder, « ce n’est qu’une question d’argent ».

Au final, environ 350 animaux ont été euthanasiés.

« Une erreur humaine »

Denise Stephenson, une ancienne gestionnaire du centre de l’OSPCA renvoyée pendant l’épidémie, a déclaré au journal The Sun « Je crois à 100 % en la SPCA de l’Ontario et en ce qu’elle représente, mais je ne serai pas son bouc émissaire ». « Malheureusement, nous avons déterminé que, dans ce cas-ci, c’est à cause d’erreurs humaines que les protocoles n’ont pas été respectés », a ajouté Kate MacDonald, PDG de la SPCA de l’Ontario.

Selon le nouveau président de la Toronto Humane Society, Bob Hambley, la SPCA de l’Ontario a pris « la solution facile », plutôt que de s’efforcer à « sauver des vies animales ». Il a par la suite demandé la résignation de MacDonald, pour avoir manqué à ses obligations au sein de l’organisation pendant l’épidémie.

En réponse aux accusations de la Toronto Humane Society, la SPCA de l’Ontario a accusé l’organisme de bienfaisance de cruauté animale. Le débat est toujours aux tribunaux. Les opérations de la OSPCA ont duré plusieurs mois, mais le refuge est aujourd’hui maintenant sous le contrôle de la THS.

Justin Heendrickxen-Cloutier

Manifestation à Pleasantville, une décision qui a suscité l’indignation.

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Laurent Larose

Des citoyens manifestent, ce mercredi à Pleasantville contre la SPCA ontarienne à la suite d’une annonce d’euthanasie de 330 animaux.

Plus d’une centaine de manifestants ont scandé des « honte à vous » et « vous détestez les animaux » après que la société pour la prévention de la cruauté envers les animaux en Ontario (OPSCA) a annoncé l’euthanasie de tous les animaux infectés par l’épidémie de teigne. Une épidémie extrêmement contagieuse, mais non mortelle, qui infecte la peau des animaux et qui peut être transmise aux humains et à d’autres animaux.

Les manifestants et une résidente, Lynn McCue, dénoncent que tuer tous les animaux «n’est pas normal». Tout en installant, un sanctuaire improvisé, avec des croix, des petites peluches et des bouquets de fleurs.

Les deux côtés de la médaille

« Ils ont tué tous les petits animaux, ce qui contredit tout ce qu’ils ont dit hier. Ils ont euthanasié tous les chats et aucun vétérinaire de Pleasantville n’a reçu de communication à ce sujet », a dit Kristine Rieber, une entraîneuse locale de chiens.

La directrice des soins aux animaux, Tanya Firmage, et la directrice des communications, Rosaline Ryan, ont annoncé que le choix d’abattre ces 330 animaux était que « l’effort pour contenir l’épidémie a été un échec cuisant ».

L’OPSCA a mis en œuvre toutes les procédures et tous les protocoles recommandés par la haute direction et le personnel vétérinaire pour contenir l’épidémie, ce qu’a déclaré ce mardi Denise Stephenson, ancienne directrice.

Licenciement

Plusieurs interrogations ont surgi à la suite du licenciement d’un employé. Kate Macdonald, la directrice d’OSPCA, n’a pas voulu parler sur ce licenciement.  Après quelques questions, MacDonald a commenté: «il y a eu un manquement au protocole et elle ne pense pas que ça soit volontaire ».

Le nouveau président de la Société protectrice des animaux de Toronto, Bob Hambley, accuse MacDonald d’avoir manqué à son devoir de protection des animaux et a exigé sa démission. Hambley dénonce aussi l’OSPCA pour avoir choisi la solution de facilité plutôt que de véritablement sauver les animaux, qui est la mission première de l’OSPCA.

Après plusieurs mois de cet incident, l’équipe de l’OSPCA de Pleasantville est obligée de refaire un entraînement sur les protocoles d’une nouvelle apparition de l’épidémie de teigne avant la réouverture le 1er juin.

Des manifestants « qui ont du chien » et des employés qui « ont la chienne »

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Une manifestation d’environ 50 personnes contre l’euthanasie de centaines d’animaux dans un centre de protection animalier à Pleasantville, au nord de Toronto en Ontario, a commencé ce mardi.
par Ariane Moreau

Environ 350 animaux ont été mis à mort, selon les autorités de la société de prévention contre la cruauté animale de l’Ontario (OSPCA). Ils ont été tués à cause d’une épidémie de teigne, une infection qui atteint la peau. Selon la directrice des soins animaliers du centre, Tanya Firmage, et la directrice des Communications, Rosaline Ryan, « les 350 animaux du centre seront détruits après que les efforts pour contenir l’épidémie de teigne dans le bâtiment ont échoué. » De nombreuses personnes défendant les droits des animaux sont sorties dans les rues pour présenter leur mécontentement.
L’indignation de la communauté a continué et la manifestation s’est rapidement déplacée vers les bureaux de la OSPCA. Les manifestants traitaient les employés du centre de « meurtriers » pour avoir laissé ces évènements se produire.

Une solution temporaire
Plus tôt dans la journée, la ville de Toronto a envoyé trois bureaux mobiles. De nombreux questionnements se faisaient entendre par rapport à ces conteneurs. La direction de la OSPCA avait annoncé la veille qu’elle allait garder 20 chiens en quarantaine pour leur faire passer une batterie de tests pour essayer de combattre la maladie. « Pourquoi aucun vétérinaire de la région n’était au courant de ce qui se passait ? » se demande l’entraîneuse canine et protestante, Kristine Riedler. « Je pense que c’est pour une question d’argent ». Selon la présidente de la OSPCA, Kate MacDonald, « la source de l’infection serait inconnue, ais elle serait sévère. » 

Quand le chien court après sa queue
Le président du Toronto Humane Society, Bob Hambley, avec qui la OSPCA a de nombreux liens, a demandé la démission de Mme MacDonald, car, selon lui « c’est prendre la solution facile au lieu de travailler à sauver la vie des animaux. » Le centre de la OSPCA dans lequel ces évènements surviennent appartenait au THS avant que la OSPCA n’en prenne le contrôle. La OSPCA avait pris le contrôle du centre, car elle avait accusé la direction du THS de cruauté animale. Le cas est toujours devant les tribunaux. Après de plusieurs mois dans le centre, la OSPCA a redonné le contrôle du centre au THS, qui devrait rouvrir le 1er juin, dès que les employés sont formés.