Laurent Larose
Des citoyens manifestent, ce mercredi à Pleasantville contre la SPCA ontarienne à la suite d’une annonce d’euthanasie de 330 animaux.
Plus d’une centaine de manifestants ont scandé des « honte à vous » et « vous détestez les animaux » après que la société pour la prévention de la cruauté envers les animaux en Ontario (OPSCA) a annoncé l’euthanasie de tous les animaux infectés par l’épidémie de teigne. Une épidémie extrêmement contagieuse, mais non mortelle, qui infecte la peau des animaux et qui peut être transmise aux humains et à d’autres animaux.
Les manifestants et une résidente, Lynn McCue, dénoncent que tuer tous les animaux «n’est pas normal». Tout en installant, un sanctuaire improvisé, avec des croix, des petites peluches et des bouquets de fleurs.
Les deux côtés de la médaille
« Ils ont tué tous les petits animaux, ce qui contredit tout ce qu’ils ont dit hier. Ils ont euthanasié tous les chats et aucun vétérinaire de Pleasantville n’a reçu de communication à ce sujet », a dit Kristine Rieber, une entraîneuse locale de chiens.
La directrice des soins aux animaux, Tanya Firmage, et la directrice des communications, Rosaline Ryan, ont annoncé que le choix d’abattre ces 330 animaux était que « l’effort pour contenir l’épidémie a été un échec cuisant ».
L’OPSCA a mis en œuvre toutes les procédures et tous les protocoles recommandés par la haute direction et le personnel vétérinaire pour contenir l’épidémie, ce qu’a déclaré ce mardi Denise Stephenson, ancienne directrice.
Licenciement
Plusieurs interrogations ont surgi à la suite du licenciement d’un employé. Kate Macdonald, la directrice d’OSPCA, n’a pas voulu parler sur ce licenciement. Après quelques questions, MacDonald a commenté: «il y a eu un manquement au protocole et elle ne pense pas que ça soit volontaire ».
Le nouveau président de la Société protectrice des animaux de Toronto, Bob Hambley, accuse MacDonald d’avoir manqué à son devoir de protection des animaux et a exigé sa démission. Hambley dénonce aussi l’OSPCA pour avoir choisi la solution de facilité plutôt que de véritablement sauver les animaux, qui est la mission première de l’OSPCA.
Après plusieurs mois de cet incident, l’équipe de l’OSPCA de Pleasantville est obligée de refaire un entraînement sur les protocoles d’une nouvelle apparition de l’épidémie de teigne avant la réouverture le 1er juin.