Politique

Élections fédérales Allemandes : qu’est-ce qu’on peut prédire?

18 février 2025 - Par - Catégorie : International Politique

Laurent Larose

Les Allemands éliront le 23 mars 2025, leur prochain président, les prévisions annoncent un changement décisif pour le futur de l’Allemagne.

                                                 Sondage de Sheelah Delestre de 2017 à 2025

Prédictions

Ce sondage démontre l’évolution des intentions de votes des électeurs allemands aux élections législatives entre 2017 et 2025. L’alliance du parti centre droit (CSU) et de l’union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU) arrive en tête avec 32 %. CDU étant l’ancien parti politique d’Angela Merkel, chancelière (première ministre pour nous) de 2005 à 2021. Le parti d’extrême droite l’AFD arrive en deuxième position avec 21% des intentions de votes. Alors que le parti social-démocrate (SPD), qui détient actuellement la majorité au Bundestag, l’Assemblée législative de la République fédérale d’Allemagne, n’obtiendrait que 14 % des intentions de vote. Le parti écologiste (Grüne) est à 13% d’intentions de vote.

Les élections allemandes vont redessiner la composition du Bundestag. Lors de la dernière élection, le parlement était dominé par deux blocs, SPD d’un côté et les conservateurs CDU de l’autre côté. 

Le chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin, en Allemagne, le 12 février 2025.

Cette semaine, l’Allemagne a été secouée par le discours de JD Vance, proposant au gouvernement allemand d’arrêter de censurer le parti alternatif pour l’Allemagne (AFD), un parti observé comme extrême droite. JD Vance a aussi rencontré, ce vendredi, la cheffe du parti AFD, Alice Weidel. Une rencontre qui n’a pas plu au chancelier Olaf Scholz, car JD Vance s’est uniquement entretenu avec Alice Weidel et a annoncé son soutien à l’AFD.

« Je rejette tout propos de JD Vance, l’Allemagne doit avoir des lois contre les discours haineux, et que c’est grâce à ces lois-là que la démocratie est protégée » a dit le chef du parti l’Union chrétienne démocrate d’Allemagne, Friedrich Merz favori pour l’élection de 2025. 

Elon Musk, célèbre pour ses prises de position envers des partis radicaux en Europe, que ce soit en Italie ou en Angleterre. Il a également soutenu l’AFD en Allemagne en écrivant sur X : « Seule l’AFD peut sauver l’Allemagne ». Elon Musk a aussi fait plusieurs diffusions en direct avec Alice Weidel sur X.

Future coalition 

Depuis les nouveaux sondages, la population allemande s’inquiète d’une possible coalition entre CDU/CSU et l’AFD pour être majoritaire au parlement. D’habitude, personne ne se serait inquiété, mais le 29 janvier, la CDU a brisé le tabou en s’alliant avec l’AFD. Ils ont adopté un texte visant à durcir l’immigration dans le pays.

Friedrich Merza a dit « qu’il ne comptait plus faire alliance avec l’AFD », poussant une énorme réaction de la population et même poussant la sortie publique d’Angela Merkel, qui a fustigé cette décision.

 Pronostic

Si le parti CDU gagne, qu’est-ce qui va changer dans le pays ?:

Le CDU propose de réduire les impôts de 25% aux entreprises, défiscaliser les heures supplémentaires et abroger le régime d’allocation chômage. Il veut aussi alléger la bureaucratie gouvernementale, assouplir les lois sur l’environnement et renforcer la politique migratoire.

Si l’AFD remporte, le parti imposera sur un durcissement extrême de l’immigration, avec l’expulsion obligatoire des étrangers condamnés à des infractions.

Les problèmes s’accumulent pour le REM

18 février 2025 - Par - Catégorie : International Politique

Wagon du REM sur le Pont Samuel-De Champlain. Mention photo : CDPQ Infra.

Alors que deux tempêtes ont frappé le grand Montréal, le service du REM subit plusieurs pannes qui frustrent les usagers. Les dirigeants de la CDPQ Infra sont convoqués par la ministre Guilbault pour s’expliquer.

Par Sebastian Herrera-Ramirez

Dans une rencontre prévue pour 13h, la ministre des Transports, Geneviève Guilbault souhait : « faire le point en lien avec les récentes pannes. Et de discuter des prochaines étapes » telles que rapportées par La Presse.  

En plus de la Caisse de dépôt et placement du Québec Infra (CDPQ Infra), L’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) et Alstom, la compagnie conceptrice des trains légers du REM, sont aussi convoquées par la ministre des Transports afin de continuer la mise à jour des besoins. Une nouvelle rapportée par l’animateur du 98,5, Jonathan Trudeau.

Toujours selon l’article de La Presse, la rencontre servira aussi à « assurer que le plan de relève est solide pour limiter au maximum l’impact des arrêts de service sur les usagers ». C’est qu’il faut dire que le service et le niveau de satisfactions des usagers envers le REM a été durement affecté. Ceci est dû à la suite des pannes répétées et des pépins techniques qui causent des ralentissements.

Une nouvelle interruption de service s’abat sur le REM, Vers 12h20, Le REM annonce une interruption complète du réseau pour « procéder à une opération de déglaçage importante pour libérer les aiguillages ». L’heure de reprise du service est indéterminée.

Frustration

Une situation qui frustre les usagers du service. Surtout lorsqu’il est question d’utiliser les navettes d’autobus. « Les files d’attentes sont régulièrement interminables. […] Quand une navette arrive, les gens s’entassent comme des sardines », dénonce, dans un article de La Presse, Josée-Anne Saint-Sauveur.

Pour le spécialiste en planification du transport, Pierre Barrieau, la frustration des gens est légitime et démontre que le REM n’atteint toujours pas un niveau de fiabilité acceptable pour les usagers. « Il y a encore facilement de 40 à 50% de temps de pannes qui devraient être réduits très rapidement. », rapporte M. Barrieau à l’émission Tout un matin.

Pannes et tempêtes

Mardi matin, devait se terminer l’opération de déneigement qui a forcé un arrêt complet du service jusqu’à 5h30 mardi matin. Cependant, une publication sur le réseau X du service info du Réseau express métropolitain (REM) explique qu’un problème d’aiguillage cause un ralentissement du service. La fréquence de passage des trains était de 22 minutes, mais est montée jusqu’à 40 minutes ce matin. Un service de navettes a été mis à la disposition des usagers.  Le service était déjà interrompu depuis 17h30 lundi à cause d’une panne de courant, rapporte La Presse.

À ceci s’ajoute la panne lors de la tempête jeudi dernier. Le Journal de Montréal et La Presse rapportent que le service avait été interrompu à 13h pour reprendre vers 15h. Ils rapportent que la cause de cette panne est encore due à un problème d’aiguillage.

À noter que, lors des fins de semaine de février et mars, le service complet du REM sera fermé pour permettre la migration des centres de contrôle des antennes nord et ouest.

Le Recon présenté, un renouveau pour Jeep et Stellantis

18 février 2025 - Par - Catégorie : Politique

Le Jeep Recon, annoncé en septembre 2022, a été dévoilé sur le site internet de la compagnie lundi. Suivant les efforts de Stellantis pour moderniser sa gamme de produits, le Recon marque le début d’un temps nouveau.

Le Recon est le premier VÉ de Jeep avec une vocation hors route. Son lancement suit celui du Wagoneer S électrique axé sur les performances routières. Après avoir annoncé la reprise de la production du Wrangler Rubicon 392 à moteur 6,4 litres pour 2025, Jeep tourne finalement la page sur ses méthodes dépassées. La compagnie pourra également rattraper les nombreux problèmes de son moteur 6 cylindres turbo de 3,0 litres avec la nouvelle plateforme électrique.

Dévoilement complet à venir

Le Recon utilisera probablement la même batterie de 100,5 kWh que le Wagoneer S avec lequel il partage la plateforme STLA Large. Contrairement à ce dernier, le Recon rejoint des produits comme le Wrangler ou le Gladiator avec son design. Le Recon présenté sur les images du site arbore l’emblème « Trail Rated », symbole de performances hors route impressionnantes. Les portes peuvent même être retirées, une caractéristique jusqu’ici réservée à l’iconique Wrangler (et son jumeau, le Gladiator).

L’intérieur de ce nouveau modèle ne figure pas parmi les quelques photos présentées. Jeep mentionne tout de même « un espace cabine flexible, des fonctionnalités intérieures intelligentes et une technologie transparente ». Toutefois, l’intérieur d’un prototype circulant au Michigan a été photographié et publié sur le Jeep Recon Forum le 10 décembre dernier. La cabine semble fortement inspirée du Wrangler, quoique plus raffinée. L’affichage est totalement numérique, et le véhicule semble être équipé de différents modes de conduite. 

Le véhicule de préproduction affichait une autonomie de 236 km à 66%, laissant suggérer une autonomie totale de 321 km. Il s’agit d’une figure bien en deçà des 487 km de son jumeau, le Wagoneer S.

Un vent d’espoir pour Stellantis

Selon un communiqué de presse de Stellantis concernant la nouvelle plateforme STLA Large, « huit lancements de véhicules issus de cinq marques sont prévus entre 2024 et 2026 ». Dodge et Jeep étant les premières avec la nouvelle Charger électrique et le Recon. Le lancement de ces nouveaux modèles électriques fait partie d’un investissement de 50 milliards d’euros dans les 10 prochaines années pour électrifier et moderniser la gamme de produits.

Pour la compagnie en difficulté, il s’agit d’un mal nécessaire. L’arrivée du Recon permettra à la plateforme présentée en janvier de faire ses preuves et d’attaquer le créneau de plus en plus populaire des VUS intermédiaires  4×4.

Stellantis traverse une période difficile depuis quelques années. Sur les huit marques vendues au Canada, seules deux, Jeep et Ram, maintiennent des chiffres de vente décents. Selon le Rapport des ventes 2024, Stellantis a vendu 129 945 véhicules à travers ses huit compagnies au Canada en 2024. C’est une baisse de 18% depuis 2023. À titre d’exemple, Ford a vendu 133 857 camionnettes F-150 dans la même année.

Preuve de publication

Justin Heendrickxen-Cloutier

Écrasement d’avion à l’aéroport Pearson : Le nombre de blessés grimpe à 21

18 février 2025 - Par - Catégorie : Environnement Politique Société

Par Félix Rousseau-Giguère

La compagnie aérienne Delta Airlines annonce mardi matin, sur X, que 21 passagers blessés ont été transportés à l’hôpital hier, lundi 17 février, après l’écrasement d’un de leurs avions à l’aéroport Pearson de Toronto. 19 des blessés ont reçu leurs congés.

« Notre priorité est de prendre soin de nos clients et l’équipage d’Endeavour [une filiale de Delta] », assure le PDG de Delta, Ed Bastian. « Nous ferons tout en notre pouvoir pour les appuyer dans les jours à venir. »

L’accident s’est produit autour de 14h alors que le vol 4819 en provenance de Minneapolis atterrissait à l’aéroport Pearson.

Selon Deborah Flint, présidente-directrice générale de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA), les 76 passagers et les quatre membres de l’équipage ont pu sortir de l’avion après qu’il s’est retourné. 22 d’entre eux étaient Canadiens.

Parmi les passagers se trouvait Pete Carlson, un travailleur de la santé américain qui se rendait à Toronto pour assister à une conférence sur les soins paramédicaux.

« Tout est parti en vrille, a-t-il expliqué en entrevue au National, journal télévisé de CBC. Une minute, tu atterris, tu attends de voir tes amis et ta famille, et la minute suivante, tu es physiquement à l’envers. »

La cause toujours inconnue

La cause de l’écrasement d’avion reste inconnue. Une enquête menée par le Bureau de la sécurité des transports du Canada est en cours, a écrit l’Aéroport Pearson sur X, lundi soir.  Le Conseil national de la sécurité des transports des États-Unis a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il se joindra à l’enquête.

L’enquête se déroulera « assez rapidement », car les membres de l’équipage ont survécu et pourront parler aux enquêteurs, a indiqué le directeur du programme de gestion d’aviation à l’Université McGill, John Gradek, en entrevue à l’émission radiophonique Metro Morning, sur CBC Radio, mardi matin. Un rapport peut être attendu d’ici les 30 prochains jours, dit-il.

« C’est un miracle »

 « Avec toutes les images qu’on voit ce matin, c’est vraiment surprenant qu’il n’y ait aucune fatalité à bord de l’appareil, parce que ça a été un atterrissage assez violent», a également expliqué Gradek, en entrevue à l’émission Le Québec Matin à LCN, mardi matin.

« C’est très rare qu’on voie un appareil survivre à une telle arrivée, a-t-il ajouté. C’est un miracle qu’il n’y ait aucune fatalité à bord. » 

La météo responsable?

La piste était sèche et il n’y avait pas de vents de travers, a affirmé aux journalistes, le chef des pompiers de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA), Todd Aitken, lundi soir.

Des bourrasques de plus de 60 km/h ont été enregistrées lundi, dans la région de Toronto. Au total, ce sont 22 centimètres de neige qui sont tombés sur l’aéroport Pearson durant la fin de semaine.

« L’aéroport reste ouvert avec des vols à l’arrivée et au départ », a indiqué l’Aéroport Pearson sur X, mardi matin.  

Relations Canada-États-Unis tendues: l’Europe reçoit un « wake up call »du Canada

18 février 2025 - Par - Catégorie : Politique

Conférence de presse sur son séjour en Europe : Mélanie Joly, la ministre des Affaires étrangères du Canada, fait le point sur les relations entre les États-Unis et le Canada et la sécurité de l’Europe, ce mardi matin, en direct de Bruxelles, en Belgique. 

Par Ariane Moreau

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, de passage en Europe (source: CBC)

La ministre des Affaires étrangères se déplace un peu partout en Europe, depuis quelques jours, pour parler de sécurité internationale avec ses homologues. Pendant son séjour à Munich, en Allemagne, pour le Sommet de la sécurité mondiale du G7, elle a parlé avec la délégation spéciale américaine, composée de sénateurs américains, aussi républicains que démocrates, et du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Durant ces échanges, la question du 51e État a refait surface. Par contre, la ministre se dit préparée : « le Canada sera le meilleur voisin pour les États-Unis, mais nous ne serons jamais un État ou une colonie des États-Unis », a-t-elle répondu.

Le président américain, Donald Trump, n’est pas le seul à blaguer sur le sujet. Effectivement, de nombreux sénateurs continuent de dire que cela serait la meilleure solution. Mme Joly a déclaré que : « certains sénateurs américains n’ont pas conscience que les commentaires sur le 51e État ne passent plus au Canada. C’est offensant. » En réponse à cette déclaration, plusieurs sénateurs se sont dit déçus de la manière dont les choses se passent entre les deux pays et se sont excusés au nom de leur gouvernement. 

Le point de vue de l’Europe

Mais où sont les alliés du Canada face aux menaces des États-Unis? « Plusieurs de mes collègues européens n’ont pas conscience de ce qui se passe aux États-Unis et au Canada », a-t-elle avoué durant sa conférence de presse. Durant ses rencontres à Munich et à Bruxelles, la ministre Joly a dû faire le point sur la situation entre le Canada et les États-Unis avec les ministres des autres pays du G7. « Pour eux, ça eu un effet de déclic », a-t-on pu entendre. « Mon travail était de leur dire ce qui se passe et ce qui s’en vient réellement. » 

Négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine

Lorsqu’interrogée sur les négociations de paix qui ont lieu en ce moment entre la Russie et les États-Unis en Arabie saoudite, la ministre Joly a une position claire sur la place de l’Ukraine à la table de négociation : « l’Ukraine doit être présente. Ils se battent pour leur liberté et la nôtre. Après l’Ukraine, ça peut être sur un territoire de l’OTAN. » Pour l’instant, l’Ukraine n’est pas invitée à se rendre en Arabie saoudite pour parler de sa liberté. Selon Mélanie Joly, si un accord de paix est signé sans l’Ukraine, il n’y a aucune garantie de sécurité durable pour le pays. Elle pense que s’il n’y a pas de garanties de sécurité, la Russie retournera sur le territoire ukrainien et frappera plus fort qu’avant. 

Les États-Unis et la Russie en pourparlers pour la paix en Ukraine, sans l’Ukraine (source: Financial Times)

La ministre des Affaires étrangères doit se rendre cette semaine à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour assister au Sommet du G20 sur la sécurité mondiale.