Par Félix Rousseau-Giguère
La compagnie aérienne Delta Airlines annonce mardi matin, sur X, que 21 passagers blessés ont été transportés à l’hôpital hier, lundi 17 février, après l’écrasement d’un de leurs avions à l’aéroport Pearson de Toronto. 19 des blessés ont reçu leurs congés.
« Notre priorité est de prendre soin de nos clients et l’équipage d’Endeavour [une filiale de Delta] », assure le PDG de Delta, Ed Bastian. « Nous ferons tout en notre pouvoir pour les appuyer dans les jours à venir. »
L’accident s’est produit autour de 14h alors que le vol 4819 en provenance de Minneapolis atterrissait à l’aéroport Pearson.
Selon Deborah Flint, présidente-directrice générale de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA), les 76 passagers et les quatre membres de l’équipage ont pu sortir de l’avion après qu’il s’est retourné. 22 d’entre eux étaient Canadiens.
Parmi les passagers se trouvait Pete Carlson, un travailleur de la santé américain qui se rendait à Toronto pour assister à une conférence sur les soins paramédicaux.
« Tout est parti en vrille, a-t-il expliqué en entrevue au National, journal télévisé de CBC. Une minute, tu atterris, tu attends de voir tes amis et ta famille, et la minute suivante, tu es physiquement à l’envers. »
La cause toujours inconnue
La cause de l’écrasement d’avion reste inconnue. Une enquête menée par le Bureau de la sécurité des transports du Canada est en cours, a écrit l’Aéroport Pearson sur X, lundi soir. Le Conseil national de la sécurité des transports des États-Unis a annoncé sur les réseaux sociaux qu’il se joindra à l’enquête.
L’enquête se déroulera « assez rapidement », car les membres de l’équipage ont survécu et pourront parler aux enquêteurs, a indiqué le directeur du programme de gestion d’aviation à l’Université McGill, John Gradek, en entrevue à l’émission radiophonique Metro Morning, sur CBC Radio, mardi matin. Un rapport peut être attendu d’ici les 30 prochains jours, dit-il.
« C’est un miracle »
« Avec toutes les images qu’on voit ce matin, c’est vraiment surprenant qu’il n’y ait aucune fatalité à bord de l’appareil, parce que ça a été un atterrissage assez violent», a également expliqué Gradek, en entrevue à l’émission Le Québec Matin à LCN, mardi matin.
« C’est très rare qu’on voie un appareil survivre à une telle arrivée, a-t-il ajouté. C’est un miracle qu’il n’y ait aucune fatalité à bord. »
La météo responsable?
La piste était sèche et il n’y avait pas de vents de travers, a affirmé aux journalistes, le chef des pompiers de l’Autorité aéroportuaire du Grand Toronto (GTAA), Todd Aitken, lundi soir.
Des bourrasques de plus de 60 km/h ont été enregistrées lundi, dans la région de Toronto. Au total, ce sont 22 centimètres de neige qui sont tombés sur l’aéroport Pearson durant la fin de semaine.
« L’aéroport reste ouvert avec des vols à l’arrivée et au départ », a indiqué l’Aéroport Pearson sur X, mardi matin.
