L’écrasement de l’avion de Delta Air Lines survenu à l’aéroport Pearson de Toronto lundi a fait au moins 18 blessés, dont trois graves parmi les 80 passagers. Retourné à l’atterrissage, l’événement a été documenté sur les réseaux sociaux par de nombreux passagers à bord.
Par Mélody Deveau
L’avion du vol 4819 de Delta Air Lines s’est écrasé vers 14h30 lundi, partant de Minneapolis. Malgré la spectacularité de l’événement, personne est mort sur les 80 passagers.18 blessés ont été recensés, dont trois graves qui ont été transportés par hélicoptère dans un centre hospitalier. Plusieurs passagers ont témoigné à travers les réseaux sociaux le déroulement de l’évacuation et leurs réactions une fois sorti de l’avion.
Des vies épargnées
Lors de l’écrasement, l’avion s’est complètement retourné à l’envers, laissant les passagers immobilisés dans cette inconfortable position. « Nous étions à l’envers, accrochés comme des chauves-souris », a raconté un passager, Pete Koukov, skieur, à la chaîne américaine CNN, dans un article par Agence France-Presse.
Sur son compte Instagram, le même passager s’est filmé à sa sortie de l’avion, aidé par une employé. Peu après, elle dicte aux passagers d’oublier leurs effets personnels : « Laissez tout tomber, laissez tout tomber, allez! », alors que les pompiers arrosaient l’appareil afin qu’il ne prenne feu. Sous la description de la vidéo, Koukov écrit « Ça semble vraiment cool d’être vivant aujourd’hui », après être sorti de l’avion sain et sauf.
Comme Pete Koukov, Ashley Zook, une autre passagère de l’avion, a témoigné sur son compte Snapchat à la suite de l’événement. Sur la vidéo, les passagers s’éloignent de l’avion sur le dos. Le paysage est encombré de rafales de neige et de vent. Elle prend conscience de ce qu’il vient de lui arriver : « J’étais dans un crash d’avion, mon Dieu ! »
Une enquête en cours
Malgré la possibilité de faute sur les conditions météorologiques, les causes certaines de l’écrasement restent inconnues à ce jour. « Le vent, qui serait contributif, n’est certainement pas la raison principale. C’est pour ça qu’il faut regarder pour voir si l’avion n’avait pas décidé de remettre les gaz et quelque chose s’est produit avec un moteur. Donc, il y a peut-être une combinaison ici mécanique, environnementale et phase de pilotage », souligne à LCN le pilote de ligne à la retraite et expert en aviation civile Jean Lapointe.
Le chef des pompiers de l’aéroport, Todd Aitken, a précisé en conférence de presse que « la piste était sèche et qu’il n’y avait pas de vent de côté. » Il rappelle l’importance de ne pas spéculer de fausses informations alors que l’enquête débute.
Les autorités ont déclaré qu’une enquête conjointe a été déclenchée par le Conseil national de la sécurité des transports des États-Unis et Transports Canada afin de comprendre la nature des causes de l’événement.
