Des manifestations contre des euthanasies de masse de l’OSPCA

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

PLEASANTVILLE- Des manifestants, s’opposant aux euthanasies animales massives, ont tenté d’empêcher des employés de l’Ontario Society for the Protection of Cruelty for Animals Society (OSPCA) d’entrer au quartier général provincial, mercredi dernier.

« Honte à vous! », se sont écriés plusieurs manifestants munis de pancartes s’adressant aux employés de la OSPCA. Ils ont été éloignés du bâtiment et ordonnés de rester sur la propriété publique par la police locale et des gardes de sécurité.

Les participants à la manifestation s’opposent aux euthanasies de 330 chiens et chats dans un refuge animal de la Toronto Humane Society (THS) suivant une épidémie de teigne. La teigne est une maladie fongique hautement contagieuse pouvant causer des lésions sur la peau. Selon l’OSPCA, six employés ont contracté la maladie.

Une forte opposition

« Plusieurs personnes se sont portées volontaires pour ramener un animal chez elles et veiller à sa guérison », annonce Lynn Mcue, une manifestante et citoyenne de Pleasantville. Comme la majorité des manifestants, elle juge qu’il n’est pas nécessaire de tuer la majorité des animaux.

« Si [la OSPCA] avait bien contenu l’épidémie, nous ne serions pas ici », ajoute-t-elle.

Kristine Rieder, une dresseuse de chiens locale, manifeste depuis deux jours. « Quelqu’un doit en parler, quelqu’un doit se mettre en colère », s’insurge-t-elle. Elle déplore la mort de tous les chats du refuge, qui ont été euthanasiés, parce qu’ils avaient peut-être contracté la teigne.

Le nouveau président du THS, Bob Hambley, a accusé l’OSPCA « d’avoir recours à une solution facile à la place de tenter de sauver la vie des animaux ».

Une souche vorace

La PDG de l’OSPCA, Kate MacDonald, la directrice des soins animaux, Tanya Firmage, et la directrice des communications, Rosaline Ryan, ont annoncé que les 350 animaux du refuge animal du THS seront euthanasiés. Les employés du refuge n’ont pas réussi à limiter l’épidémie de teigne malgré leurs efforts.

« Nous ne connaissons pas la souche [de cette épidémie de teigne], mais c’est une forte souche », a annoncé Mme MacDonald.

La PDG de l’OSPCA a affirmé que l’épidémie a été causée par un manque de respect des protocoles en place. L’ancienne gérante du refuge animal, Denise Stephenson, s’est opposée aux propos de Kate MacDonald. « Tous les protocoles suggérés par la direction et les vétérinaires ont été mis en place, et les employés ont tout fait pour contenir l’épidémie », dit-elle au journal The Sun.

Mme Stephenson, congédiée du refuge le 30 avril dernier, accuse la direction de ne pas avoir averti les employés à temps de l’épidémie de teigne.

Des officiels de la santé publique ont été avertis et tentent d’identifier la souche de teigne responsable de l’épidémie.

Épidémie de teigne : « La solution facile »

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

La Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals, le pendant ontarien de la société de protection des animaux (SPCA) se retrouve en mauvaise posture alors qu’elle a débuté mardi une vague massive d’euthanasie en raison d’une épidémie de teigne frappant leurs installations.

Par Samuel Lacasse

Des manifestants hurlent des injures au personnel tentant d’entrer ou de sortir du siège social de l’OSPCA. Les gardes de sécurité et la police leur ont donc donné l’ordre de revenir mercredi, soit le lendemain. Plusieurs d’entre eux ayant crié « honte à vous ! » et « tueurs d’animaux ! » ont été avertis de rester dans la partie publique de la propriété sur une colline surplombant le terrain clôturé.

Japper pour sauver

Une cinquantaine d’amis des animaux sont venus brandir des croix en bois ou des pancartes devant l’allée de l’OSPCA. Le ton n’a cessé de s’envenimer donnant du fil à retorde au personnel de sécurité.

Les manifestants s’opposént à l’euthanasie les 330 chiens et chats, leur seule requête. La tâche sinistre a malgré tout débuté mardi.

De tuer la plupart des animaux, « Ce n’est pas juste », a affirmé Lynn McCue, manifestante et résidente regardant les animaux en peluche, les fleurs et les croix que d’autres sont venues déposer.

 McCue qui est venu à la clinique de l’OSPCA en mars avec son husky-berger allemand de près de 3 ans pour le faire stériliser a rajouté que « s’ils avaient contenu l’épidémie, nous n’en serions pas là », ne blâmant aucunement les bénévoles.

Épidémie incontrôlable

La directrice générale Kate MacDonald, celle des soins aux animaux, Tanya Kim et puis Rosaline Ryan aux communications ont été interceptées mardi à l’extérieur du bâtiment. Les efforts pour contenir l’épidémie de teigne a été un échec alors la mise à mort de 350 animaux a été annoncée.

Revenue pour une deuxième journée mercredi, Kristine Reider, dresseuse de chiens locale a déclarée qu’il faut en parler, qu’il faut se mettre en colère.

« De dire que 20 animaux seront sauvés pour ensuite tuer tous les petits animaux, cela contredit tous leurs propos » faisant référence aux 20 chiens dont le sursis a été annoncé pour finalement qu’ils soient placés en quarantaine pour des infections détectées.

La teigne provoque des lésions cutanées rougeâtres, très contagieuses ayant infecté six employés. Les traitements sont des pommades et des médicaments à prendre durant trois à huit semaines pour les animaux, moins longtemps pour les humains.

Manifestation contre l’euthanasie de centaines d’animaux en Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Près d’une cinquantaine de protestataires se sont attroupés mardi autour des bureaux provinciaux de l’OSPCA, l’équivalent ontarien de la SPCA québécoise, à Pleasantville. Ils s’opposent à l’euthanasie des 350 animaux occupant le refuge suite à une épidémie de teigne qui n’a pu être contenue.

Parmi les effusion de « meurtriers », de « honte à vous » et le mouvement des pancartes, Lynn McCue s’exclame « s’ils avaient contenu la propagation correctement, nous n’en serions pas là ». La manifestante et résidente du quartier fait référence aux problèmes dans la gestion de l’épidémie qui ont conduit à la perte de contrôle.

« Une erreur humaine »

« Malheureusement, nous avons déterminé que dans cette situation, les protocoles n’ont pas été respectés à cause d’une erreur humaine » s’est exprimée la directrice générale de l’OSPCA, la Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux de l’Ontario, Mme Kate MacDonald. Elle a ensuite ajouté « nous ne croyons pas qu’il s’agissait d’une action volontaire ». La souche de l’infection est toujours inconnue, mais des responsables de la santé publique mènent des tests afin de la déterminer. Mme MacDonald a décrit la souche infectieuse comme « grave ».

Le renvoi d’une gérante

« Je fais 100% confiance à la SPCA de l’Ontario et à ce pourquoi elle s’engage, mais je ne serai pas leur bouc-émissaire » mentionne Mme Denise Stephenson. La gérante a été renvoyée sans préavis alors qu’elle et son équipe tentaient de ralentir la propagation de l’épidémie. Selon elle, toutes les procédures et protocoles proposées par les haut-placés ont été respectées et le personnel du refuge a travaillé d’arrache-pied. La directrice MacDonald a refusé d’élaborer sur la question, en prétextant le respect de la vie privée des employés.

Un organisme dénonce « la solution facile»

Il n’y a pas que les manifestants qui remettent en question la manière d’agir de l’OSPCA. Le président de la Toronto Humane Society ou Société Sans cruauté de Toronto, Bob Hambley a déploré la décision de « choisir la solution facile plutôt que de travailler à sauver la vie des animaux ». Cet organisme sans but lucratif qui travaille à améliorer la qualité de vie des animaux a été perquisitionné par l’OSPCA. Elle aussi accusé l’ancien président ainsi que certains employés de la THS de maltraitance animale, ces accusations sont encore devant les tribunaux.

Euthanasie de masse à la SPCA de l’Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice


La SPCA de l’Ontario a annoncé euthanasier les 350 animaux de l’organisme à la suite d’une éclosion de teigne mardi à Pleasantville. Une cinquantaine de personnes se sont rendues sur les lieux pour manifester leur mécontentement.


Des peluches d’animaux, des croix et des couronnes de fleurs sur le sol accompagnaient des cris de protestation. « Ce n’est pas correct de faire ça », lance Lynn McCue, une manifestante ayant déjà eu recours aux services de l’Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals (OSPCA).


Des policiers et des gardes de sécurité ont été déployés pour contenir les manifestants émotifs. « S’ils avaient gérés l’éclosion de teigne correctement, nous ne serions pas ici en ce moment », continue Lynn McCue. Comme plusieurs, elle critique la façon dont l’organisme a pris en charge le problème dès le départ.


En guise de défense, la directrice générale (DG) de l’OSPCA, Catherine MacDonald a annoncé que « les procédures et les protocoles suggérés par les vétérinaires et la direction avaient été implantés ». Elle a avoué plus tard que « ces protocoles n’avaient finalement pas été suivis dû à une erreur humaine ».


Des faux espoirs


Après avoir annoncé hier placer vingt chiens en quarantaine pour les tester, l’organisme a finalement déclaré que « la totalité des animaux seraient euthanasiés ».

« Cela contredit tout ce qu’ils ont dit hier », déplore Kristine Rieder, une entraîneuse locale de chien. Elle ne comprend pas pourquoi plus de vétérinaires de la région ne sont pas au courant de la situation.


Selon elle, la raison de cette euthanasie de masse est financière. Un sentiment partagé par le président de Toronto Humane Society, un autre organisme œuvrant pour le droit des animaux, Bob Hambley. « La OSPCA a choisi la solution facile plutôt que de travailler pour sauver les animaux », affirme-t-il. Il demande la démission de Catherine MacDonald.


Des problèmes internes


Une ancienne gestionnaire, Denise Stephenson, a été congédiée à la suite de l’éclosion. « Je ne serais pas leur bouc émissaire », lance-t-elle. La DG a refusé de commenter ce sujet.


Six employés de l’OSPCA ont été contaminés par la teigne, une infection de la peau causée par des champignons. Cette infection contagieuse prend trois à huit semaines de traitement pour les animaux à poil long et un peu moins pour les humains.

Scandale en Ontario : La OSPCA accusée d’avoir euthanasié massivement des animaux après une épidémie de teigne

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Par Emma Gobeil

Mardi dernier, des manifestants en colère se sont rassemblés devant le siège social provincial de la OSPCA de la ville de Pleasantville, en Ontario, pour exprimer leur mécontentement. L’organisation a récemment euthanasié au moins 330 chats et chiens à la suite d’une éclosion de teigne, une décision qui a suscité une vive indignation. La situation n’est pas passée inaperçue et a entraîné l’intervention de la police et des agents de sécurité sur les lieux.

Des vies qui auraient pu être sauvées

Au moins 50 personnes étaient présentes sur les lieux, avec l’obligation de rester sur la place publique. Certains protestaient dans l’allée du siège social tandis que d’autres étaient en train d’étaler des cadeaux commémoratifs au coin de la rue.

Les manifestants affirment qu’il est injustifiable d’euthanasier des animaux sous prétexte qu’ils sont atteints d’une maladie pourtant traitable. « De nombreuses personnes sont prêtes à adopter un animal du centre et à en prendre soin aussi longtemps que nécessaire », explique Lynn McCue, une résidente de la ville.

Le lendemain, lors de la deuxième journée de manifestation, l’ambiance est devenue de plus en plus tendue. « Quelqu’un doit prendre la parole, quelqu’un doit vraiment se mettre en colère », lance Kristine Rieder, une entraîneuse de chiens de la ville.

Des réponses à des questions

Quelques heures plus tard, sous la pression des médias et des manifestants, un porte-parole de la SPCA a annoncé que les représentants de l’organisation étaient en réunion et qu’ils fourniraient des réponses dans l’après-midi.

Dans l’après-midi, Tanya Firmage, directrice des soins aux animaux, et Rosaline Ryan, directrice des communications, ont annoncé que les 350 animaux atteints de la teigne seraient euthanasiés. Elles ont précisé que de nombreux efforts avaient été déployés pour contenir l’épidémie au sein du bâtiment, mais que ces mesures s’étaient révélées inefficaces.

« Malheureusement, nous avons déterminé que cette situation est survenue en raison d’erreurs humaines, certains protocoles n’avaient pas été suivis », explique la chef exécutive de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux en Ontario, Catherine MacDonald.

Ainsi, le nouveau président de la Société Humaine de Toronto a dénoncé les pratiques de la OSPCA, affirmant que cette euthanasie massive des animaux malades était une solution facile. Selon lui, l’organisation aurait négligé l’option de les traiter et de leur offrir une chance de survie.

Finalement, le président de la OSPCA ainsi que les employés les plus expérimentés ont été accusés de cruauté animale, et leur dossier est toujours entre les mains de la justice.

Euthanasie de masse en Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice


330 Animaux atteints de la teigne euthanasiés dans un refuge à Cornwall : les Ontariens manifestent contre la cruauté animale, ce mardi.


La police a demandé à plus de cinquante manifestants de s’éloigner de l’OSPCA (Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals) et de rester sur le terrain public. Pendant que la police sécurise le territoire, les amoureux des animaux brandissent leurs pancartes et s’écrient : « meurtriers! Tueurs! ». Les clôtures sont recouvertes de couronnes de fleurs, les croix et les peluches, montrant les revendications fortes en émotion.

L’ancienne présidente fait face à la justice
« Nous avons déterminé cette situation d’erreur humaine, les protocoles n’ont pas été respectés. », mentionne la directrice générale de la société, Kate MacDonald. Celle-ci soutient que « personne ne fait intentionnellement une erreur de cette ampleur ». Denise Stephenson, l’ancienne présidente de l’OSPCA est licenciée. Elle est accusée d’avoir « échoué à ses fonctions et d’avoir pris une décision facile au lieu de s’acharner à garder les animaux en vie». L’OSPCA accuse son ancienne présidente et d’autres cardes supérieures pour cruauté envers les animaux. Leur cas est toujours devant les tribunaux.

Les Ontariens dans le silence
Les bénévoles du refuge ont été informés de l’euthanasie de masse et ont été invités à quitter le bâtiment. Les vétérinaires n’étaient pas au courant de l’importance de l’épidémie. La résidente, Lynn McCue s’indigne sur le manque d’information et soutient que plusieurs individus auraient adopté les animaux atteints de la teigne afin de les traiter. « S’ils avaient géré ça comme il le faut, nous n’en serions pas là », mentionne-t-elle


Les chats ont été euthanasiés parce qu’ils avaient « peut-être » la maladie. « Quelqu’un doit parler, quelqu’un doit se fâcher », s’exclame la dresseuse de chiens, Mme Rieder.


L’euthanasie n’est pas nécessaire
La teigne, une infection fongique extrêmement contagieuse qui provoque des lésions au niveau de la peau, affecte principalement les animaux aux poils longs. Le traitement contre les démangeaisons et les plaques prend trois à huit semaines et ne nécessite pas la mise à mort des animaux.


Les officiels de la OSPCA mentionnent avoir placé 20 chiens en quarantaine, afin d’être traités. Le refuge ouvrira ses portes le 1er juin.

Heidi Leuenberger

Quand la société de protection d’animaux tue elle aussi

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

« meurtriers », « assassins » : voici quelques-unes des insultes auxquelles ont dû faire face les employés de l’équivalent de la société protectrice des animaux de l’Ontario en allant embaucher hier matin. Plus tôt dans la semaine, le centre a reçu pour ordre d’euthanasier 350 animaux, provoquant la colère chez plusieurs amoureux des bêtes du coin. 

Des croix, des animaux en peluche, des bouquets et des gens en colère criant « honte à vous » : voilà l’ambiance qui régnait hier sur le centre animal de la société de prévention de cruauté animale de l’Ontario Stormont, Dundas et Glengarry (OSPCA). Si une cinquantaine d’amis des animaux se sont réunis, c’est pour exprimer leur colère en opposition la décision du centre. En raison d’une infection de teigne, l’OSPCA a décidé d’euthanasier 350 animaux. 

« Il y a beaucoup de questions auxquelles nous n’avons pas de réponses », a déclaré une habitante, Lynn McCue. C’est déjà un grand nombre d’euthanasies qui ont dû être effectuées. « Ils ont tué tous les chats parce qu’ils avaient peut-être l’infection ». La teigne est une infection du cuir chevelu extrêmement contagieuse. Étant donné de la situation, il semble que l’épidémie n’a pas su être contrôlée. « Pourquoi aucun des vétérinaires des alentours n’était au courant de ça? », demande Mme McCue.

Une « erreur humaine »

Interrogée sur la propagation de l’épidémie, Mme MacDonald a déclaré qu’il s’agissait « malheureusement » d’une « erreur humaine », que les « protocoles n’ont pas été suivis » et qu’elle ne pensait pas que c’était « volontaire ». « Je ne connais pas cette sorte, mais c’est une variation sévère », a-t-elle ajouté. Six employés du centre ont été infectés, provoquant probablement cette prise de décisions. 

Une solution « facile » qui pourrait coûter cher 

« C’est choisir la solution facile plutôt que de travailler à sauver la vie de ces animaux », a exprimé, dans un communiqué de presse, le nouveau président de la Humane Society (société de protection des animaux), Bob Hambley. Celui-ci accuse Kate MacDonald d’avoir échoué à son obligation de protection des animaux et demande sa démission. Pour l’instant, aucune décision ou aucun jugement n’a été mis en place pour arrêter le processus d’exécution des animaux. 

En novembre dernier, le centre avait déjà fait l’objet d’accusation de cruauté animalière. L’ancien président et d’anciens membres du personnel sont d’ailleurs toujours en cours de jugement sur cette incrimination. Aveugle à l’égard de ses récentes erreurs, l’OSPCA pourrait se retrouver encore une fois devant le tribunal.

Ontario : une manifestation contre l’euthanasie de plus de 300 animaux

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Des cris de protestation se font entendre devant les bureaux de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de l’Ontario (OSPCA) provenant d’une cinquantaine de manifestants à Pleasantville en Ontario, ce mardi.  

Par Mélody Deveau

Une manifestation a été déclenchée contre l’euthanasie d’environ 330 chats et chiens après une éclosion de teigne. L’annonce a été faite ce mardi devant le siège social provincial de l’OSPCA par Tanya Firmage, directrice des soins animaliers, et Rosaline Ryan, directrice des communications. Elles affirment que, malgré les efforts mis en place pour limiter la propagation de l’épidémie, ceux-ci étaient insuffisants. 350 animaux doivent donc être éliminés.

La teigne a infecté six employés. Cette maladie, très contagieuse, se caractérise par des plaies rondes et rougeâtres sur la peau. Son traitement peut prendre trois à huit semaines pour les animaux à poil long. Pour les humains, ce chiffre diminue. La directrice générale de l’OSPCA, Kate MacDonald, explique que la souche de la maladie semble sévère.

Des manifestants bouleversés

Les manifestants en colère crient des mots comme « meurtrier » au personnel essayant d’entrer dans les bureaux. Des pancartes, des slogans chantés et des croix en bois abonde le stationnement de l’OSPCA.

Alors qu’elle contemple les fleurs, les croix et les peluches mises ensemble pour les animaux décédés, Lynn McCue, manifestante et résidente de Pleasantville affirme que, selon elle, tuer la plupart des animaux est immoral.

« Plusieurs personnes disent qu’ils seraient prêts à prendre l’animal à la maison et le traiter pour le temps qu’il faut », atteste-t-elle. Elle ajoute que, si le personnel avait bien géré la crise épidémique, elle n’aurait pas à être ici.

Kristine Rieder, dresseuse de chiens, déplore dans une entrevue le manque de communication entre les vétérinaires. Elle croit que ce manque est décidé afin d’économiser de l’argent. « Quelqu’un doit en parler, quelqu’un doit être en colère contre ce qui est arrivé », atteste-t-elle.

Des animaux épargnés

La nuit précédant l’événement, les responsables de l’OSPCA ont confirmé un sursis pour 20 chiens. Ils ont été placés en quarantaine et seront examinés afin de voir si la maladie est présente ou non.

Kristine Rieder ajoute que les propos et les actes du refuge se contredisent. « Dire que 20 vont peut-être être épargnés maintenant qu’ils ont tué tous les petits animaux, c’est contradictoire à tout ce qu’ils ont dit hier, dit-elle. Ils ont tout simplement abattu tous les chats, parce qu’ils auraient pu contracter la maladie. »

Une épidémie cause l’euthanasie de plusieurs animaux en Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Manifestation dans une petite ville ontarienne. Environ 50 manifestants en colère contre l’euthanasie forcée, à la suite d’une épidémie de dermatophytose de plusieurs chats et chiens d’un refuge pour animaux.

Par Sebastian Herrera-Ramirez

Mardi dernier, à Pleasantville, une manifestation a eu lieu, avec la thématique de funérailles et d’enterrements, qui ont eu lieu devant les bureaux régionaux de l’OSPCA (Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals). Soit l’équivalent ontarien de la SPCA (Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux). 

Deuil et colère

Les manifestants qui s’opposaient à l’euthanasie forcée de 330 chats et chiens ont déposé des croix et des couronnes funéraires sur l’allée des bureaux de l’OSPCA. Ce même groupe, ont scandé des cris de «meurtrier» et tuer» aux employés qui faisaient leurs entrées dans les bureaux. Résidente et manifestante, Lynn McCue, déplorent l’euthanasie de ces animaux «Beaucoup de gens disent qu’ils prendraient des animaux et s’en occuperaient aussi longtemps qu’il le faudrait». 

La dermatophytose, qui peut s’apparenter à la teigne et peut causer des rougeurs sur la peau, est très contagieuse. Celle-ci a déjà infecté six employés.

Répondant aux critiques et aux demandes répétées de la part des médias, la directrice générale du bureau régional, Tanya Firmage, et la responsable des communications, Rosaline Ryan, ont annoncé que 350 animaux allaient être abattus puisque les efforts pour contraindre l’épidémie n’ont pas été fructifiant. 

La Présidente-directrice générale de l’OSPCA, Kate MacDonald, à déclarer aux médias : «Malheureusement, nous avons déterminé que cette situation est due à une erreur humaine, les protocoles n’ont pas été respecté », ajoutant« nous ne pensons pas que c’est volontaire ».

Vives critiques

Une gérante renvoyée le 30 avril, à rapporter à The Sun qu’elle n’a pas reçu, de la part de ses patrons, les avertissements nécessaires pour pouvoir contrôler l’épidémie. Denise Stephenson, à raconteé, au micro de Don Peat, journalist de The SUN, « Je crois à 100 % en [l’OSPCA] et ce pour quoi il existe, mais je peux être leur bouc émissaire ». 

«Toutes les procédures et les protocoles suggérés par l’équipe et les vétérinaires ont été mis en place et nous avons travaillé très fort pour contenir cette épidémie», ajoute-t-elle.

Dans un communiqué de presse, Bob Hambley, le nouveau président de la Toronto Humane Society, accuse Macdonald d’avoir failli dans ses tâches et demande sa démission. Il ajoute que l’organisme a pris le chemin facile au lieu d’essayer de sauver ces animaux.

Une manifestation pour la survie d’animaux au siège social de l’OSPCA

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Par Félix Rousseau-Giguère

Une manifestation a eu lieu le mardi 11 février devant le siège social de la Société pour la prévention de la cruauté animale de l’Ontario (OSPCA), à Pleasantville, pour dénoncer l’euthanasie de 330 chats et chiens victimes d’une épidémie de teigne.

Environ 50 manifestants étaient présents sur place. Alors qu’ils entraient et quittaient les bureaux de l’OSPCA, plusieurs employés de l’organisme se sont fait traiter de « tueurs » par les contestataires.  

Une décision qui choque

Tuer en majorité ces animaux « n’est pas correct », a raconté une manifestante et résidente de la municipalité, Lynn McCue, en regardant un sanctuaire de fortune où avaient été déposés des animaux en peluche, des bouquets de fleurs et des croix. « Beaucoup de gens disent qu’ils auraient été prêts à accueillir un animal chez eux et à s’en occuper le temps qu’il faut, a-t-elle expliqué. Elle a ajouté que « s’ils avaient su contenir l’épidémie comme il faut, on n’en serait pas là. »

La teigne, qui cause des lésions circulaires rouges sur la peau, est très contagieuse et a infecté six employés de l’OSPCA. L’infection est traitable à l’aide de pommades et de médication. Le traitement peut durer de trois à huit semaines pour les animaux à poil long et un peu moins pour les humains.

Devant les bureaux de l’OSPCA mardi, la PDG Kate MacDonald, la directrice des soins animaliers Tanya Firmage et la directrice des communications Rosaline Ryan ont annoncé que les 350 animaux allaient être exécutés parce que leurs efforts de contenir l’épidémie dans l’immeuble ont échoué. Seulement deux tortues vont être épargnées.

Congédiée sans explications

Denise Stephenson, une ex-gestionnaire de l’OSPCA, a raconté au journal The Sun avoir été renvoyée le 30 avril sans préavis alors que le personnel tentait de contrôler l’épidémie qui se propageait rapidement. « Je crois à 100% en la SPCA de l’Ontario et ce qu’elle représente, mais je ne serai pas leur bouc émissaire, a-t-elle déclaré au journaliste Don Peat du Sun. « Les procédures et le protocole ont été mis sur pied et le personnel du refuge a travaillé très fort pour contenir l’épidémie », a-t-elle conclu.

Kate MacDonald a refusé de commenter le congédiement de Mme Stephenson pour cause de vie privée. « Malheureusement, nous avons déterminé que, dans cette situation, due à l’erreur humaine, les protocoles n’ont pas été respectés », a-t-elle dit, spécifiant que « ce n’était pas un choix délibéré selon eux ».