Relations Canada-États-Unis tendues: l’Europe reçoit un « wake up call »du Canada

18 février 2025 - Par - Catégorie : Politique

Conférence de presse sur son séjour en Europe : Mélanie Joly, la ministre des Affaires étrangères du Canada, fait le point sur les relations entre les États-Unis et le Canada et la sécurité de l’Europe, ce mardi matin, en direct de Bruxelles, en Belgique. 

Par Ariane Moreau

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, de passage en Europe (source: CBC)

La ministre des Affaires étrangères se déplace un peu partout en Europe, depuis quelques jours, pour parler de sécurité internationale avec ses homologues. Pendant son séjour à Munich, en Allemagne, pour le Sommet de la sécurité mondiale du G7, elle a parlé avec la délégation spéciale américaine, composée de sénateurs américains, aussi républicains que démocrates, et du chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio. Durant ces échanges, la question du 51e État a refait surface. Par contre, la ministre se dit préparée : « le Canada sera le meilleur voisin pour les États-Unis, mais nous ne serons jamais un État ou une colonie des États-Unis », a-t-elle répondu.

Le président américain, Donald Trump, n’est pas le seul à blaguer sur le sujet. Effectivement, de nombreux sénateurs continuent de dire que cela serait la meilleure solution. Mme Joly a déclaré que : « certains sénateurs américains n’ont pas conscience que les commentaires sur le 51e État ne passent plus au Canada. C’est offensant. » En réponse à cette déclaration, plusieurs sénateurs se sont dit déçus de la manière dont les choses se passent entre les deux pays et se sont excusés au nom de leur gouvernement. 

Le point de vue de l’Europe

Mais où sont les alliés du Canada face aux menaces des États-Unis? « Plusieurs de mes collègues européens n’ont pas conscience de ce qui se passe aux États-Unis et au Canada », a-t-elle avoué durant sa conférence de presse. Durant ses rencontres à Munich et à Bruxelles, la ministre Joly a dû faire le point sur la situation entre le Canada et les États-Unis avec les ministres des autres pays du G7. « Pour eux, ça eu un effet de déclic », a-t-on pu entendre. « Mon travail était de leur dire ce qui se passe et ce qui s’en vient réellement. » 

Négociations de paix entre la Russie et l’Ukraine

Lorsqu’interrogée sur les négociations de paix qui ont lieu en ce moment entre la Russie et les États-Unis en Arabie saoudite, la ministre Joly a une position claire sur la place de l’Ukraine à la table de négociation : « l’Ukraine doit être présente. Ils se battent pour leur liberté et la nôtre. Après l’Ukraine, ça peut être sur un territoire de l’OTAN. » Pour l’instant, l’Ukraine n’est pas invitée à se rendre en Arabie saoudite pour parler de sa liberté. Selon Mélanie Joly, si un accord de paix est signé sans l’Ukraine, il n’y a aucune garantie de sécurité durable pour le pays. Elle pense que s’il n’y a pas de garanties de sécurité, la Russie retournera sur le territoire ukrainien et frappera plus fort qu’avant. 

Les États-Unis et la Russie en pourparlers pour la paix en Ukraine, sans l’Ukraine (source: Financial Times)

La ministre des Affaires étrangères doit se rendre cette semaine à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour assister au Sommet du G20 sur la sécurité mondiale. 

Écrasement d’avion à Toronto : une évacuation médiatisée

18 février 2025 - Par - Catégorie : Justice Société

L’écrasement de l’avion de Delta Air Lines survenu à l’aéroport Pearson de Toronto lundi a fait au moins 18 blessés, dont trois graves parmi les 80 passagers. Retourné à l’atterrissage, l’événement a été documenté sur les réseaux sociaux par de nombreux passagers à bord.

Par Mélody Deveau

L’avion du vol 4819 de Delta Air Lines s’est écrasé vers 14h30 lundi, partant de Minneapolis. Malgré la spectacularité de l’événement, personne est mort sur les 80 passagers.18 blessés ont été recensés, dont trois graves qui ont été transportés par hélicoptère dans un centre hospitalier. Plusieurs passagers ont témoigné à travers les réseaux sociaux le déroulement de l’évacuation et leurs réactions une fois sorti de l’avion.

Des vies épargnées

Lors de l’écrasement, l’avion s’est complètement retourné à l’envers, laissant les passagers immobilisés dans cette inconfortable position. « Nous étions à l’envers, accrochés comme des chauves-souris », a raconté un passager, Pete Koukov, skieur, à la chaîne américaine CNN, dans un article par Agence France-Presse.

Sur son compte Instagram, le même passager s’est filmé à sa sortie de l’avion, aidé par une employé. Peu après, elle dicte aux passagers d’oublier leurs effets personnels : « Laissez tout tomber, laissez tout tomber, allez! », alors que les pompiers arrosaient l’appareil afin qu’il ne prenne feu. Sous la description de la vidéo, Koukov écrit « Ça semble vraiment cool d’être vivant aujourd’hui », après être sorti de l’avion sain et sauf.

Comme Pete Koukov, Ashley Zook, une autre passagère de l’avion, a témoigné sur son compte Snapchat à la suite de l’événement. Sur la vidéo, les passagers s’éloignent de l’avion sur le dos. Le paysage est encombré de rafales de neige et de vent. Elle prend conscience de ce qu’il vient de lui arriver : « J’étais dans un crash d’avion, mon Dieu ! »

Une enquête en cours

Malgré la possibilité de faute sur les conditions météorologiques, les causes certaines de l’écrasement restent inconnues à ce jour. « Le vent, qui serait contributif, n’est certainement pas la raison principale. C’est pour ça qu’il faut regarder pour voir si l’avion n’avait pas décidé de remettre les gaz et quelque chose s’est produit avec un moteur. Donc, il y a peut-être une combinaison ici mécanique, environnementale et phase de pilotage », souligne à LCN le pilote de ligne à la retraite et expert en aviation civile Jean Lapointe.

Le chef des pompiers de l’aéroport, Todd Aitken, a précisé en conférence de presse que « la piste était sèche et qu’il n’y avait pas de vent de côté. » Il rappelle l’importance de ne pas spéculer de fausses informations alors que l’enquête débute.

Les autorités ont déclaré qu’une enquête conjointe a été déclenchée par le Conseil national de la sécurité des transports des États-Unis et Transports Canada afin de comprendre la nature des causes de l’événement.

YouTube : 20 ans pour une pierre angulaire de la culture populaire

18 février 2025 - Par - Catégorie : culture

Crée en février 2005, YouTube fête ses 20 ans. Fondée par Steve Chen, Chad Hurley et Jawed Karim à San Bruno en Californie, la plateforme de diffusion vidéo est devenue l’une des plus puissantes du monde. Le réseau social est le deuxième site le plus visité après Google.

« Me at the zoo »

Malgré sa fondation le 14 février 2005, il a fallu attendre le 23 mars pour y voir la toute première vidéo téléchargée intitulée : « Me at the zoo » (en français : Moi au zoo). Cette vidéo de 19 secondes créée par Jawed Karim, l’un des fondateurs, avait simplement pour but de tester les fonctionnalités du site. On y retrouve Jawed devant l’enclos des éléphants du zoo de San Diego. Un peu moins de 20 ans plus tard, cette vidéo est connue comme un monument de l’histoire de la plateforme.

Plaque tournante de la culture

Avec les années, YouTube est devenu l’un des plus grands, si ce n’est le plus grand, vecteur de culture populaire et de références. Grâce à la facilité de publication, certaines vidéos ont fait le tour du monde. Que ce soit le phénomène de Gagnam Style, Baby Shark, Rick Roll ou encore Despacito, ces vidéos ont marqué toute une génération.

Il en va de même pour les créateurs de contenu qui, depuis 2007, peuvent gagner de l’argent en fonction de leur nombre de vues. Impossible de penser à YouTube sans penser à MrBeast. L’américain de 26 ans est le youtubeur avec le plus d’abonnés au monde, il en compte actuellement 364 millions.

Au Québec, ce sont surtout les Français qui ont marqué toute une génération. Des noms comme Cyprien (14,5 millions d’abonnés), Squeezie (19,4 millions d’abonnés) ou encore Michou (10,4 millions d’abonnés) pour ne mentionner que ceux-là ont eu des rôles d’envergures dans l’espace culturel francophone.

La concurrence

Alors que YouTube trônait seul au sommet des plateformes de diffusion de vidéo, la fin des années 2010 a marqué un tournant dans la façon d’écouter du contenu vidéo. Malgré les quelques plateformes comme Daily Motion ou Viméo, YouTube ne s’est jamais vraiment senti en danger, alors qu’à l’explosion en popularité de TikTok et le phénomène des vidéos de courte durée, la panique s’est fait ressentir.

La plateforme chinoise créée en 2016 a pris d’assaut le monde de la vidéo en offrant du contenu beaucoup plus court et percutant que son concurrent. Il n’a pas pris longtemps à YouTube, à Instragram ou même à Facebook d’emboiter le pas dans les vidéos courtes. Pour la plateforme californienne, cette apparition des « YouTube shorts » a contribué à de nombreuses critiques.

Une des vidéos les plus cultes du YouTube québécois

YouTube en 2025

Malgré la frayeur TikTok, la plateforme se porte bien. 2,5 milliards de personnes consomment du contenu YouTube par mois dans pas moins de 80 langues. Alors achetée par Google en 2026 pour la somme de 1,65 milliard de dollars américains, la plateforme a généré 31,5 milliards de dollars américains en revenu pendant l’année 2023.

Écrasement de l’avion de Delta Airlines : les vidéos circulent partout dans le monde

18 février 2025 - Par - Catégorie : Médias

Florence Lamoureux

Des vidéos qui montrent l’avion de Delta Airlines tenté d’atterrir sur la piste d’atterrissage à l’aéroport Pearson de Toronto font le tour du monde. On peut y voir l’avion toucher le sol et s’enflammer pour peu après glisser sur la piste avec des flammes qui s’y échappent.  

La nouvelle est également en une de plusieurs journaux mondiaux. Au lendemain de cet événement, beaucoup de craintes et de questions sont soulevées.

« Je vais utiliser le terme miracle, parce qu’avec toutes les images qu’on voit ce matin, c’est vraiment surprenant qu’il n’y ait aucune fatalité à bord de l’appareil parce que ça a été un atterrissage assez violent », a John Gradeck, directeur du programme de gestion de l’aviation à l’Université McGill en entrevue à l’émission Le Québec matin à TVA.

Selon lui, « c’est très rare qu’on voie un appareil survivre à une telle arrivée. »

« C’est un miracle qu’il n’y ait aucune fatalité à bord. »

Un drame évité de justesse

Rappel que c’est lundi après-midi, qu’un avion de Delta Airlines en provenance de Minneapolis s’est écrasé à l’aéroport Pearson de Toronto, se retrouvant renversé sur le toit. L’accident, survenu peu après 14h, a fait 21 blessés, selon les dernières informations de la compagnie aérienne Delta.

21 personnes avaient été transportées à l’hôpital lundi et 19 avait obtenu leur congé mardi matin.

En point de presse mardi midi, la présidente-directrice générale de Toronto Pearson, Déborah Flint, a mentionné aux médias qu’ils étaient sous contrôle de la situation.

Plusieurs réactions

La ministre des Transports du Canada, Anita Anand, suit la situation de près, alors que Montréal-Trudeau accueille plusieurs vols détournés.

Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford a également réagi sur son compte X mentionnant qu’il était soulagé qu’il n’y ait aucune victime que « les responsables provinciaux sont en contact avec l’aéroport et les autorités locales et fourniront toute l’aide nécessaire. »

Enquête en cours

Une enquête sur les causes de l’accident est en cours.

Selon plusieurs experts en aviation, il est possible que des problèmes liés au train d’atterrissage puissent être à l’origine de l’écrasement, mais il est encore trop tôt pour en établir la cause exacte.

« Je vois que l’appareil était en bonne condition pour faire l’atterrissage, mais c’est au moment où l’avion a touché au sol qu’il y a eu, je pense, un écrasement du train d’atterrissage et qu’on a vu l’arrière de l’appareil se faire traîner sur la piste, puis un feu a éclaté, ils ont perdu l’aile et ça a renversé l’appareil », explique Gradeck à TVA Nouvelles.

De plus, David Soucie, expert en sécurité aérienne a comparé à CNN l’incident de Toronto à un écrasement survenu en 1987 à Denver, où 28 passagers avaient péri. Grâce à une conception repensée, les ailes de l’avion de Delta se sont détachées avant d’éventrer le fuselage, évitant une catastrophe bien plus meurtrière.

Selon lui, les avancées technologiques ont fait la différence.

LHJMQ : Les Voltigeurs veulent poursuivre leur domination sur Québec

18 février 2025 - Par - Catégorie : Sports

Les Remparts de Québec accueilleront les Voltigeurs de Drummondville ce mardi soir au Centre Vidéotron.

La moyenne d’âge des hockeyeurs des derniers jours va drastiquement vieillir, puisque sur la glace, ce ne seront pas les meilleurs joueurs pee-wee du monde, mais bien deux clubs du circuit Courteau.

Deux équipes dans deux courses différentes

Un X figure déjà devant les Voltigeurs de Drummondville au classement général, confirmant leur place en séries. Cependant, ils accusent un retard de 12 points sur la première place détenue par les Wildcats de Moncton. L’entraîneur-chef Sylvain Favreau souhaite sans aucun doute pousser son équipe au sommet.

Du côté des Remparts, la situation est bien différente. L’équipe appartenant à Québecor occupe la 14e position de la LHJMQ et détient une avance de huit points sur les Olympiques de Gatineau, première formation exclue des séries à l’heure actuelle.

Des Remparts affaiblis

Il s’agira du quatrième duel entre ces deux équipes cette saison. Jusqu’ici, Drummondville a dominé Québec, remportant les trois affrontements précédents avec une impressionnante fiche de 17 buts pour et 7 buts contre.

L’équipe dirigée par Éric Veilleux a perdu plusieurs points précieux au classement en laissant filer des avances d’un ou deux buts. Ce fut encore le cas lors de leur dernier match contre les Tigres de Victoriaville, où ils ont laissé filer une avance de trois filets.

Malgré une saison difficile, Éric Veilleux garde une attitude positive. Comme l’a rapporté Mikaël Lalancette plus tôt ce mois-ci : «On était proche et on n’a même pas joué en première période, on n’a fait que se défendre, réfléchissait-il. On a déjà joué de bons matchs contre eux par le passé et ç’a souvent passé proche.», a-t-il expliqué après une défaite de 3 à 2 contre l’Océanic de Rimouski.

Tout baigne dans l’huile dans le berceau de la poutine

Les Voltigeurs comptent dans leurs rangs le meilleur buteur et passeur de la LHJMQ en Sam Olivier et Luke Woodworth. Devant le filet, l’entraîneur des gardiens Olivier Michaud peut être fier du travail de ses protégés. Le gardien partant, Riley Mercer, occupe le cinquième rang pour la moyenne de buts alloués et le troisième pour le pourcentage d’arrêts. Son substitut, Louis-Félix Charrois, se classe quant à lui quatrième dans ces deux catégories. 

Avec un effectif de cette qualité, il est facile de comprendre pourquoi les Voltigeurs font partie des favoris pour remporter les grands honneurs.

Par Massimo Verrecchia

L’euthanasie de plus de 300 animaux soulève l’indignation en Ontario

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Par Justine Bouchard-Girard

À la suite de l’annonce de l’euthanasie de plus de 300 chiens et chats, près de 50 manifestants se sont réunis, mardi matin, à Pleasantville, au siège social de la SPCA de l’Ontario. Ces amoureux des animaux s’opposent à cet abattement massif de bêtes poilues infectées par la teigne, une maladie contagieuse. 

L’OSPCA a fait de faux espoirs aux gens en sous-entendant que 20 animaux pourraient être épargnés de l’euthanasie. Néanmoins, ceci ne s’est pas avéré. Il y a donc 350 bêtes qui seront tuées au lieu de 330. 

Difficile d’avoir l’heure juste 

« Dire que 20 personnes pourraient être sauvées maintenant qu’ils ont tué tous les petits animaux contredit tout ce qu’ils ont dit hier », a affirmé Kristine Rieder, une dresseuse de chiens mécontente. 

« Toutes les procédures et tous les protocoles suggérés par la haute direction et le personnel vétérinaire ont été mis en œuvre et le personnel du refuge a travaillé très dur pour contenir l’épidémie », a mentionné Denise Stephenson, l’ancienne gestionnaire de l’OSPCA, renvoyée durant la crise. Elle affirme que l’équipe a travaillé fort pour freiner la contagion de la teigne. Cependant, ceci ne semble pas avoir été suffisant, sachant que six employés ont déjà été contaminés par cette maladie, provoquant des lésions rougeâtres circulaires. 

« Malheureusement, nous avons déterminé dans cette situation qu’en raison d’une erreur humaine, les protocoles n’ont pas été suivis », souligne Kate Macdonald, la présidente de l’OSPCA. Cette dernière ne croit toutefois pas que cette erreur soit délibérée. 

Tuer tous les animaux « n’est pas juste » 

Lynn McCue, une manifestante et résidente furieuse, ne trouve pas que c’est « juste » de tuer toutes ces bêtes poilues, considérant le fait que certaines personnes étaient prêtes à les adopter. Elle s’indigne également que des questions soient restées sans réponse. 

La manifestante Kristine Reider partage son avis. Elle croit également que les vétérinaires de la région auraient dû être au courant des euthanasies, afin d’être consultés avant que la tâche sinistre ne commence. 

La situation crée aussi de l’indignation chez Bob Hambley, le nouveau président de la Toronto Humane Society. Il a demandé à Mme MacDonald de démissionner, affirmant qu’elle avait failli à son devoir de protéger les animaux. 

Des manifestants frustrés après les abats des animaux 

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Constance Pomerleau

Colère, crie et outrage devant le siège social de la SPCA en Ontario ce mardi. Une épidémie de teigne chez les chiens et chats force les travailleurs à euthanasier les animaux infectés. Un évènement qui ne passe pas inaperçu pour les animal lovers

À l’avant de du bâtiment de l’Ontario Society for the Prevention of Cruelty to Animals (la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux d’Ontario), dans le stationnement, des manifestants contre la cruauté animale pleurent les 330 animaux tués à cause de l’épidémie de teigne. Ils amènent des croix en bois et des couronnes de fleurs pour les honorer. 

Les slogans et les manifestants changent au courant de la journée. Accompagnés du tambour autochtone de Katey Toksoy, ils exclament leurs colères.

Lynn McCue, une résidente, à qui un husky-berger allemand de presque trois ans a dû être euthanasié, affirme que tuer autant d’animaux « n’est pas acceptable ». 

Une épidémie qui fait des ravages 

La santé publique a été mise au courant de la situation et des tests pour trouver la souche de cette épidémie de teigne ont actuellement lieu. 

Kate MacDonald, directrice générale de la SPCA, affirme : « je ne connais pas la souche, mais c’est une souche grave. » 

20 chiens seraient épargnés. Ils sont en quarantaine pour vérifier l’état de leur peau à la suite de cette infection fongique. 

Cette infection très contagieuse aurait infecté 6 employés de la SPCA. Ces derniers sont en quarantaine depuis l’apparition de lésions rougeâtres sur leur peau. 

Le décès de 350 animaux a été annoncé hier lorsque Tanya Firmage, la directrice à la protection des soins aux animaux, a annoncé qu’ils avaient échoué d’empêcher la propagation de l’épidémie. Seules, 2 tortues vont s’en sont sortir. 

Kristine Rieder, une dresseuse de chiens, dit : « … même s’ils disent que 20 animaux peuvent être sauvés… ils ont tué tous les petits animaux… ils se contredisent. » 

Aujourd’hui, les responsables commenteront à 13 h. 

Une mauvaise gestion 

Kate MacDonald, la directrice générale, pense que l’épidémie a été déclenchée par l’erreur humaine.

« Les protocoles n’ont pas été suivis. Cependant, nous ne croyons pas que c’était délibéré. » 

Dans un communiqué de presse, Bob Hambley, le nouveau président de la Toronto Humane Society, demande le renvoi de Kate MacDonald. Elle ne respecte pas son devoir et « prend la solution facile plutôt que de travailler pour sauver les animaux. » 

Ontario: Une euthanasie de masse provoque une manifestion

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Maïka Thomson

Plusieurs manifestants étaient présents ce mardi au refuge principal de la Société ontarienne pour la prévention de la cruauté envers les animaux (OSPCA) pour protester contre l’euthanasie de 330 chiens et chats. L’organisation animale avait annoncé la procédure en réponse à une épidémie de teigne.

Déplorant la décision de l’OSPCA et la gestion de l’épidémie, autour de 50 manifestants étaient réunis devant le refuge de l’organisation ontarienne lundi et mardi. « Dire qu’ils vont sauver 20 animaux alors qu’ils ont tué tous les petits animaux, c’est contredire tout ce qu’ils ont dit hier, », a exprimé Kristine Rieder, une traineuse de chien. « Ils ont abattu tous les chats simplement parce qu’ils pourraient [avoir la teigne] », continue-t-elle.

Depuis son annonce, la situation a amené beaucoup d’indignation et de confusion chez les citoyens. Plusieurs ne comprennent pas que la situation ait dégénéré à ce point sous la supervision de l’organisation contre la cruauté animale. « S’ils avaient correctement contenu la maladie, nous n’en serions pas là. », a affirmé Lynn McCue, l’une des manifestantes présentes sur les lieux. Elle estime d’ailleurs que beaucoup de questions restent encore sans réponse, malgré la gravité des choses.

Une situation difficile pour l’OSPCA
La directrice des soins des animaux et la directrice des communications de l’organisme ont réitéré mardi l’euthanasie des 330 animaux. La décision a été prise après que des tentatives pour contenir l’épidémie de teigne dans le refuge aient échoué. Parmi les animaux, seulement deux tortues seraient épargnées. La teigne, une maladie contagieuse transmissible par contact direct et indirect, a déjà contaminé six employés. La CEO, Kate Macdonald, a confirmé qu’il s’agissait d’un cas sévère.

Des problèmes internes
L’épidémie s’est propagée très rapidement, laissant peu de marge de manœuvre aux employés. Selon Denise Stephenson, ancienne gérante à l’OSPCA ayant été congédiée dans la foulée de l’épidémie, toutes les procédures suggérées par les supérieurs et les vétérinaires ont été utilisées; « les employés du refuge ont travaillé très fort pour contenir l’épidémie », affirme-t-elle. Macdonald soutient tout de même que les protocoles n’ont pas été respectés, bien que non intentionnellement.

Malgré les critiques et spéculations entourant l’affaire, l’OSPCA continue les initiatives annoncées pour lutter contre l’épidémie. Pour l’instant, le sort des 300 animaux est donc toujours scellé.

Importante manifestation devant le siège social de la SPCA de l’Ontario 

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

Environ 50 personnes se sont réunies pour une deuxième journée consécutive devant le siège social de l’Ontario Society for the Prevention of Cruelty To Animals (OSPCA), l’équivalent ontarien de la SPCA, pour s’opposer à l’euthanasie de 350 animaux atteints d’une épidémie de teigne. 

Par Eve Bernier 

En guise de prévention, la directrice du centre Tanya Firmage a confirmé plus tôt aujourd’hui l’euthanasie de 350 animaux, puisque la propagation n’a pas pu être suffisamment restreinte dans le bâtiment. L’annonce ne fait pas l’unanimité au sein de la population et l’administration. 

L’infection fongique hautement contagieuse, qui engendre des décolorations de la peau aux endroits kératinisés du corps, a infecté 6 employés jusqu’à présent. Les autorités de la santé publique ont été avisées et des analyses en laboratoire sont en cours afin de déterminer le type de teigne dont il s’agit. 

Une gestion hautement critiquée   

Les manifestants dénoncent la manière dont l’OSPCA a géré la crise et le manque de transparence envers la communauté: « S’ils avaient limité la propagation avant, on en serait pas là », déplore Lynn McCue, une citoyenne et manifestante présente lors des évènements. « Il y a beaucoup de questions sans réponse, c’est pourquoi je ne critique pas les bénévoles », ajoute-t-elle.       

Dans un communiqué de presse émis lundi soir, le nouveau président de la Toronto Humane Society (THS), Bob Hambley, accuse sa collègue la PDG de l’OSPCA, Kate MacDonald, d’avoir « prit la voie facile plutôt que de mettre les efforts pour sauver la vie des animaux ». Les deux organismes ne forment qu’une seule entité. Il demande sa démission puisqu’il considère qu’elle a manqué à ses devoirs. 

L’OSPCA a perquisitionné le THS en novembre dernier et a accusé son ancien président et d’autres cadres supérieurs de cruauté envers les animaux. Leurs cas sont toujours devant les tribunaux.

Une employée renvoyée à la suite des évènements

« J’ai foi en l’OSPCA et ce que l’organisme défend, mais je refuse d’être leur bouc émissaire », affirme l’ancienne gérante Denise Stephenson dans une entrevue téléphonique.

Mme MacDonald a refusé de commenter la situation, sous prétexte de vouloir préserver la vie privée de l’employée.  

« Malheureusement, nous avons déterminé que les mesures protocolaires n’ont pas été respectées dans cette situation, faute d’erreur humaine », a-t-elle annoncé, « Nous croyons que ce n’était pas volontaire. » 

Un refuge ontarien prévoit euthanasier 330 animaux après une éclosion de dermatomycose

11 février 2025 - Par - Catégorie : Justice

La SPCA ontarienne a débuté l’euthanasie de 330 chats, chiens et lapins après une épidémie d’une maladie de la peau, une mesure contestée par plusieurs.

C’est ce qu’a annoncé lundi la directrice générale de la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux de l’Ontario (OSPCA), Kate MacDonald.

Les animaux du refuge de Pleasantville, au nord de Toronto, auraient contracté la dermatomycose, une maladie fongique hautement contagieuse qui entraîne l’apparition de lésions rougeâtres sur la peau. La dermatomycose peut être transmise à l’homme, et six employés du refuge ont été contaminés.

Des citoyens se mobilisent

Une cinquantaine de personnes s’opposant à l’euthanasie des 330 animaux se sont rassemblées devant les bureaux provinciaux de l’OSPCA mardi. 

« Honte à vous », « assassins » et « meurtriers », scandaient les manifestants, brandissant des pancartes et des croix de bois. Plusieurs ont déposé des couronnes, des bouquets de fleurs, des croix et des animaux en peluche non loin de l’édifice, en hommage aux animaux du refuge.

« Ça prend quelqu’un qui s’exprime, quelqu’un qui se fâche », explique la dresseuse de chiens Kristine Rieder, qui manifeste devant le bâtiment depuis hier.

Une gestion critiquée

Le président de la Toronto Humane Society Bob Hambley a accusé l’OSPCA « d’opter pour la solution facile plutôt que de tenter de sauver des vies animales » et a demandé la démission de sa directrice générale Kate MacDonald.

La manifestante Lynn McCue, elle, déplore la décision de l’OSPCA d’euthanasier les animaux. « Beaucoup de personnes se disent prêtes à ramener un animal chez elles et à lui administrer le traitement tant et aussi longtemps que c’est nécessaire », explique-t-elle, flanquée de son berger allemand Bandit.

Il est possible de traiter la maladie avec une crème et des médicaments, ce qui prend entre trois à huit semaines chez les animaux.

Selon une ancienne gestionnaire du refuge, Denise Stephenson, « toutes les procédures et les protocoles recommandés par la direction et les vétérinaires ont été mis en place, et les employés du refuge ont travaillé dur pour limiter la contagion ».

Kate MacDonald affirme ne pas connaître le type de dermatomycose en cause, mais qu’il est « sévère ». La santé publique a été contactée et tente présentement d’identifier la souche de la maladie. Les employés du refuge compléteront une nouvelle formation avant sa réouverture le 1er juin.